UNIVERSITE CHEIKH ANTA DIOP DE DAKAR
********
FACULTE DES SCIENCES
Année 1992
.. .. ETAT ET TENDANCES EVOLUTIVES DE. LA
FLORE ET DELA VEGETATION DELA RESERVE
§PEC!i\\LE ·BOt~IQUEDENQ~I4YE(:EmBgN'S
..........•. Dg'D.A.KÀR-SENEGAL),ELEMENTS.POtïR.tJN
.
. AMENAGEMENT .
.
.
THESE
Présentée et soutenue publiquement le 20 février 1992
pour l'obtention du DOCTORAT DE TROISIEME CYCLE
EN SCIENCES DE L'ENVIRONNEMENT
Par
Jean-Baptiste Marie Hubert ILBOUDO
MEMBRES DU JURY
PRÉSIDENT:
M.
Antoine NONGONIERMA, Professeur Titulaire,
Département de Biologie Végétale,
Université Cheikh Anta Diop de Dakar
RAPPORTEUR:
M.
Amadou Tidiane BA, Professeur Titulaire,
Département de Biologie Végétale,
Université Cheikh Anta Diop de Dakar
MEMBRES:
M.
Bienvenu SAMBOU, Assistant,
Institut des Sciences de l'Environnement,
Université Cheikh Anta Diop de Dakar
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M.
Oumar WANE, MaÎtre- Assistant,
\\!) CJ .J:.J
Institut des Sciences de l'Environnement, ~
Université Cheikh Anta Diop de Dakar
MEMBRE INVITÉ:
M.
Bocar SALL, Ingénieur des Eaux et Forêts
'.
Directeur des Eaux, Forêts, Chasses
et Conservation des Sols

Annexe 2
MODELE RESUME
- Titre de la thèse: Etat et tendances évolutives de la flore et de la végétation de la réserve
spéciale botanique de Noflaye (environs de Dakar-Sénégal), éléments pour un
aménagement
- Nom du candidat: ILBOUDO Jean-Baptiste Marie Hubert
- Nature de la thèse: thèse de doctorat de 3 ème cycle en Sciences de l'Environnement
- Composition du jury:
Président: M. Antoine NONGONIERMA, Professeur Titulaire,
Département de Biologie Végétale,
Université Cheikh Anta Diop de Dakar
Rapporteur: M. Amadou Tidiane BA, Professeur Titulaire,
Département de Biologie Végétale,
Université Cheikh Anta Diop de Dakar
Membres: M. Bienvenu SAMBOU, Assistant,
Institut des Sciences de l'Enviwnnement,
Université Cheikh Anta Diop de Dakar
M. Oumar WANE, Maître-As~iStant,
Institut des Sciences de l'Environnement,
Universi té Cheikh Anta Diop de Dakar
Membre invité: M. Bocar SALL, Ingenieur des Eaux et Forêts
Directeur des Eaux, Forêts, Chasses
et Conservation des Sols
- Date, heure et lieu de soutenance: 201 02 1 1992 à l'I.S.E. à 15h 30
• RESUME
Cette étude se situe dans le contexte général de la dégradation des ressources forestières au
Sénégal et la nécessité impérieuse de trouver à ce problème des solutions adéquates pour une
conservation durable de ces ressources.
Les objectifs spécifiques de ce travail sont d'une part, de connaître l'état de la flore et de la
végétation de la "réserve" spéciale botanique de Noflaye, sa dynamique et les principaux facteurs qui
l'influencent, et d'autre part de formuler, à partir des résultats obtenus, des propositions pour une
meilleure gestion de cet espace.
Les résultats consignés dans ce document ont été obtenus par une approche globale intégrant
une analyse des facteurs physiques, biologiques et humains. La flore de la "réserve" ainsi que
différents groupements végétaux dont la répartition est liée à la topographie et à la qualité des sols ont
été décrits. Quant à l'évolution de cet espace classé, elle se caractérise par une importante baisse de sa
biodiversité, principalement sous l'effet conjugué de la péjoration des conditions hydriques et de
l'action de l'homme.
Cette étude met en évidence l'importante dégradation de la "réserve" spéciale botanique et les
facteurs qui en sont responsables. Aussi, recommande t-elle qu'une conservation efficace de cette
"réserve" s'intègre dans un projet d'aménagement susceptible de contribuer à la sauvegarde de la
diversité génétique au Sénégal.

TABLE DES MATIERES
Pages
AV ANT-PROPOS
.1
INTRODUCTION
1
CHAPITRE I-DEMARCHEDE
L'ETUDE.
2
1-1. Justification de l'étude
;
2
1-2. Hypothèses de recherche
2
1-3. Objectifs spécifiques de l'étude
2
1-4.Approcheméthodologique
2
1-4.1. L'étude de la flore et de végétation
2
1-4.2. L'étude de la régénération naturelle
.3
1-4.3. L'étude du milieu physique
3
1-4.4. Les actions anthropiques
.4
CHAPITRE 11- PRESENTATION DE LA ZONE D'ETUDE.
5
11-1. Situation géographique
5
11-2. Les régions naturelles de la presqu'île du Cap-Vert..
6
11-2.1. Le cadre géologique
6
11-2.2. La géomorphologie et la pédologie
8
11-2.3.
L'hydrologie
13
11-3.
Le climat.
19
11-4. Le milieu humain
21
11-4.1. La population
21
11-4.2. Les activités économiques
21
CHAPITRE III- ErAT AcrUEL DE LA FLORE Er DE LA VEGErATION DE
RESERVE BOTANIQUE DE NOFLAYE
24
111-1. La flore actuelle de la "réserve" de Noflaye
24
111-1.1. La composition floristique
24
III -1.2. Proportions des arbres arbustes et herbacées dans la
"réserve" de Noflaye
_ 31
111-1.3. Les affinités phytogéographiques de la flore
.31
111-2. La végétation actuelle de la "réserve" de Noflaye
.32
111-2.1. Analyse de la végétation ligneuse
:
32
111-2.2. Analyse qualitative de la végétation herbacée
.34
111-2.3. Analyse quantitative de la végétation herbacée
36
III -3. Les princi paux types de végétation de la "réserve"
.38
111-3.1. La formation herbeuse des dunes
.39
111-3.2. La formation herbeuse boisée des chenaux asséchés
.39
111-3.3. Le fourré des zones de raccordement des dunes aux
chenaux asséchés
;
40
111-4. Conclusion sur l'état actuel de la flore et de la
végétation de la "réserve" de Noflaye
.41
CHAPITRE IV- EVOLUTION DE LA FLORE Er DE LA VEGErATiON DE LA
RESERVE DE NOFLAYE
42
IV-1. Evolution de la flore
42
IV-LI. Analyse qualitative des espèces non retrouvées
dans la "réserve" en 1991.
.42
IV-1.2. Analyse quantitative des espèces ligneuses
.43
IV -1.3. Etude de la régénération naturelle
53
IV-1.4. Les espèces recensées en 1991 et non signalées en 1957
58

l i
IV -2. Evolution de la végétation de la "réserve"
60
IV-3. Conclusion sur l'évolution de la "réserve"
62
CHAPITRE V- LES PRINCIPAUX FACTEURS QUI INFLUENCENT LA DYNAMIQUE
DE LA RESERVE
63
V-1. Le facteur hydrique
63
V-1.1.
Les
pluies
63
V-1.2. La nappe phréatique
66
V-2. Le facteur édaphique
66
V-3. Le facteur anthropique
67
V-3.1. Quelques problèmes liés à l'occupation de l'espace dans les niayes
67
V-3.2. Les rapports entre la "réserve" botanique de les populations environnantes
68
V-4. Statut et mode de gestion actuel de la "réserve" botanique
72
V-5. Conclusion sur les principaux facteurs qui influencent la
dynamique de la "réserve" de Noflaye
72
CHAPITRE VI- CONCLUSION GENERALE ET PROPOSITIONS
74
BI B LlO GR AP HIE
77
ANNEXES
82
Annexe 1- Exemplaire du questionnaire appliqué à Notlaye
82
Annexe 2- Description des profils FP3, FP4 et FP7
87
Annexe 3- Rore de la "réserve" de Noflaye décrite en 1957
90
Annexe 4- Phénologie de quelques espèces ligneuses
dans la "réserve" de Noflaye
98
Annexe 5- Décret de création de la "réserve" spéciale botanique de Noflaye
100
Annexe 6- Arrêté promulgant le décret du 1er mars 1957
102
Annexe 7- Les grandes lignes d'un projet de création d'un complexe
botanique national à Noflaye (Sénégal)
103
Annexe 8- Liste des titres des figures
106
Annexe 9- Liste des titres des tableaux
107

A V ANT-PROPOS
Le Sénégal, comme beaucoup d'autres pays, admet qu'il est souhaitable de conserver des
exemples de son patrimoine naturel, conscient que son développement durable passe par une gestion
rationnelle de ses ressources vivantes. Aussi, se préoccupe t - il du maintien des processus
écologiques essentiels, de la préservation de la diversité génétique et de l'utilisation durable des
ressources naturelles dont sont tributaires des millions de communautés rurales aussi bien que de
moyennes industries. Parmi ces préoccupations, la conservation et la gestion des ressources
forestières tiennent une place importante.
Le Sénégal s'est ainsi doté d'une législation qui définit et administre le domaine forestier, c'est
à dire les zones sur lesquelles l'état boisé doit être conservé ou reconstitué. Le classement de ces
zones a pour but essentiel de purger ces aires de tout ou d'une partie des droits d'usage que les
populations locales avaient sur elles. La dégradation des ressources forestières en effet, n'est souvent
pas due au seul facteur climatique, mais résulte à la fois de contraintes physiques, démographiques,
économiques, sociales et culturelles. C'est dire que ces ressources sont souvent à la base de conflits
d'intérêts difficiles à concilier. Leur conservation s'intègre ainsi dans la complexité d'une stratégie
globale de développement. C'est dans ce contexte que s'inscrit la présente étude sur la "réserve"
spéciale botanique de Noflaye.
Pour mener cette étude j'ai bénéficié du soutien et de la coopération d'institutions, de services
et de personnes à qui je suis redevable.
Les résultats obtenus l'ont été grâce au concours financier du CODESRIA (COuncil for the
Development of Economic and Social Research In Africa) et de l' U.I.C.N. (Union Internationale
pour la Conservation de la Nature et de ses ressources), à qui j'exprime ma profonde reconnaissance.
L'Institut Botanique de Aarhus ( Danemark) m'a permis d'y effectuer un voyage d'étude de 3
mois. Que cette institution veuille croire l'expression de ma profonde gratitude. L'occasion m'est
offerte de remercier l'ensemble du corps enseignant, le personnel administratif et technique de
l'Institut Botanique de Aarhus. Que Jonas Eric LA WESSON , Knud TYBIRK , Ivan NIELSEN,
Monsieur le Professeur Kai LARSEN, trouvent ici l'expression de ma profonde reconnaissance pour
leur précieux soutien.
Mes vifs remerciements s'adressent au Service des Eaux, Forêts, Chasses et de la
Conservation des Sols du Sénégal qui a autorisé cette étude dans la "réserve" botanique placée sous
sa gestion administrative.
Je suis tout aussi reconnaissant à l'égard du SENAGROSOLICounsult et de l'ISRA (Institut
Sénégalais de Recherches Appliquées) qui m'ont offert leurs services dans l'étude du milieu physique
ainsi que pour les précieuses informations qu'ils ont bien voulu mettre à ma disposition. Mes
remerciements vont en particulier à Messieurs Mamadou DAFFE (SENAGROSOLICounsult) et Jean
Pierre NDIAYE (ISRA).
En réalité, je dois cet inestimable appui à la réputation de l'Institut des Sciences de
l'Environnement (I.S.E.) de l'Université Ch. A. Diop de Dakar, qui jouit de la confiance de ces
institutions et services grâce à son dynamisme et à son sérieux dans la recherche. J'ai reçu de l'LS.E.
tout le. soutien possible dans la réalisation de ce travail. J'espère n'avoir pas déçu la confiance placée
en mOl.
Mes vifs remerciements s'adressent à Monsieur le Professeur Amadou Tidiane BA, Chef du
Département de Biologie Végétale de la Faculté des Sciences et Techniques de l'Université Ch. A.
Diop de Dakar, Directeur de l'LS.E., qui m'a confié ce sujet et dirigé les travaux avec beaucoup
d'abnégation et de compréhension. Qu'il veuille trouver en ces lignes, le témoignage de ma
reconnaissance sans fin.
A toutes les étapes de cette étude, j'ai bénéficié de la participation, de la rigueur, de la
disponibilité, de la simplicité et du soutien matériel et moral de mon co-directeur de thèse Monsieur
Assine Bienvenu SAMBOU, Assistant à l'Institut des Sciences de l'Environnement. Je lui renouvelle
ma profonde gratitude, toute mon amitié et ma fraternelle reconnaissance.
Que l'ensemble du corps enseignant de l'LS.E., Messieurs El Hadj Oumar WANE, Cheikh
Ibrahima NIANG, Abou THIAM, Henri Mathieu LO, Abdoulaye SENE, François MATTY, veuille
bien croire à l'expression de ma profonde reconnaissance pour m'avoir initié à une approche intégrée
des problèmes d'Environnement et de développement. Je n'oublie pas les inestimables sacrifices
qu'ils ont consentis pour la réalisation de ce travail. Qu'il me soit permis de remercier particulièrement

TV
Monsieur François MATT Y qui a usé de son temps, de ses moyens financiers et de ses relations
personnelles pour nous assurer l'étude pédologique.
J'exprime ma reconnaissance à Messieurs Ababacar Sedirkh CISSE (secrétaire à l'I.S.E.),
Ousseynou NDIAYE (bibliothécaire), Woula NDIAYE (technicien), M. KOTE (conducteur), et
Cathérine DIOUF (secrétaire), pour leur constante disponibilité.
Je ne puis manquer d'associer à mes remerciements Monsieur Mamadou SAMBA conducteur
à l'I.S.E. qui, même dans la retraite, ne se lasse pas de m'offrir ses services.
Ma reconnaissance filiale s'adresse à Monsieur le Professeur Antoine NONGONIERMA,
Chef du Département de Botanique de l'Institut Fondamental d'Afrique Noire (IFAN/Ch. A. Diop) et
Chef du Laboratoire de Biosystématique et d'Ecologie Végétales du Département de Biologie
Végétale. Malgré ses multiples occupations, il a accepté de me guider et de corriger mon manuscrit
avec la patience et la rigueur qu'on lui connaît. Je lui suis également reconnaissant pour tout le soutien
qu'il m'a apporté dans la réalisation de ce travail.
Mes vifs remerciements s'adressent à Monsieur GUINKO Sita, Maître de Conférences, Chef
du Département de Biologie Végétale de l'Université de Ouagadougou et Directeur du Service de
Planification du Rectorat de cette Université. Ses travaux de pionnier sur la flore et la végétation du
Burkina Faso ainsi que ses encouragements et ses conseils ont été pour moi une source d'inspiration
dans la réalisation de la présente étude.
Je dois beaucoup à Monsieur Abdoulaye SANOKHO, Technicien Supérieur de botanique au
Département de Biologie Végétale, pour son grand dévouement et sa précieuse collaboration dans les
différents travaux de terrain et la détermination des échantillons botaniques.
J'ai également bénéficié de la collaboration de Messieurs Alphousseyni BODIAN (Technicien
Supérieur de botanique au Centre de Suivi Ecologique) et Kaoussou SAMBOU (Technicien
Supérieur de botanique au laboratoire de biosystématique de l'IFAN/Ch. A. Diop) dans la
détermination des échantillons. Qu'ils en soient grandement remerciés.
. Mes remerciements s'adressent à Monsieur Bécaye GAYE au Département de Géologie de la
Faculté des Sciences et Techniques, pour ses conseils et pour la précieuse documentation.
Que Monsieur Malang DIATTA, Ingénieur du Génie Rural à la Direction du Génie Rural et
des Etudes Hydrauliques, responsable du Bureau Inventaire des Ressources Hydrauliques (B. I. R.
H.), trouve en ces lignes l'expression de ma profonde reconnaissance pour la précieuse
documentation qu'il a bien voulu mettre à ma disposition.
Je n'oublie pas Monsieur Assane GOUDIABY, chercheur à l'I.S.E., à qui je dois
l'illustration photographique de ce travail. Qu'il soit aussi remercié pour sa participation, ses
suggestions, sa constante disponibilité et son amitié. Ce travail est aussi le sien.
Que mes frères et amis Seydou OUATTARA et Amadou Abdoulaye SECK soient infiniment
remerciés pour l'aide multiforme.
Je suis redevable aux populations de Noflaye pour l'accueil, l'hospitalité, la disponibilité, la
compréhension et la coopération. Je ne puis manquer d'exprimer particulièrement ma profonde
gratitude à Messieurs Oumar DIOP (Chef du village), Tamsir DIALLO, Fulgence COLY, Jean-
Baptiste DIATTA, Inousse BADIANE, Abdoul BlAYE, et tous les amis de Noflaye.
Que tous ceux qui ont contribué de près ou de loin à la réalisation de ce travail, mais qui n'ont
pu être cités nommément, veuillent trouver ici l'expression de ma profonde reconnaissance.

" Si l'homme était complètement dépourvu de la faculté de rêver ainsi, s'il ne pouvait de temps à autre devancer
le présent pour contempler dans l'avenir l'image entièrement achevée de l'oeuvre qui s'ébauche à peine entre ses mains, je
ne saurais décidément me représenter quel mobile ferait entreprendre à l'homme de si vastes et fatiguants travaux dans
l'art, la science et la vie politique. "
Aux peuples sénégalais et burkinabè,
à mes parents et beaux-parents,
à ma mère, et ma belle-mère,
à mon père et mon beau-père in memoriam,
à Parcouda Justine,
à Zéphyrin Ilboudo,
à Seydou Ouattara,
à Assane Goudiaby,
à Bienvenu Sambou,
à Cathérine, Sandra et Diane Isabelle,
je dédie ce modeste travail.
" Le désaccord entre le rêve et la réali té n'a rien de nocif
si l'homme qui rêve croit sérieusement à son rêve
et travaille à la réalisation de ce rêve"

Vi
Par délibéfa~ion, la Faculté et l'Institut orit décidé que les opmIOns emlses dans les
dissertations qui leur sont présentées doivent être considérées comme propres à leurs auteurs et qu'ils
n'entendent leur donner aucune approbation ni improbation.

INTRODUCTION
Dans l'ensemble quelque peu déshérité des sables dunaires de la côte Nord sénégalaise, les
niayes tranchaient par la richesse du couvert végétal. Les palmiers à huile au port artistique, en files
ou en bouquets, les buissons et les arbres verdoyants indiquaient la présence d'une végétation
luxuriante dans une zone cependant sans pluie pendant huit mois de l'année.
Dans le but de protéger en partie cette végétation naturelle, une "réserve" botanique d'une
superficie de 15,90 hectares a été créée en 1957, à proximité du village de Nofiaye. Elle se situe à 40
km au Nord-Est de Dakar, entre Sangalkam et Bambilor. Cette "réserve" a fait l'objet d'un suivi et
d'une étude botanique (ADAM, J. G. 1957). L'auteur a dressé un inventaire qui indique que la
richesse fioristique justifie pleinement le statut de "réserve" botanique qui lui avait été conféré. La
création de cette "réserve" permet à la Région de Dakar de compter parmi son domaine classé,
seulement 0,2 % environ en superficie, de végétation naturelle. Dans ce contexte, la "réserve" de
Noflaye est d'un immense intérêt.
Malheureusement, force est de constater aujourd'hui que cette "réserve" ne bénéficie d'aucune
forme de suivi et présente un paysage abandonné en constante dégradation. De la clôture qui
l'entourait, il ne reste plus que quelques lambeaux rouillés et affaissés. Ainsi ouverte, il n'est pas
paradoxal de constater une activité humaine intense et désordonnée dans la "réserve" spéciale devenue
par endroits un véritable dépotoir. La mise en "réserve" de cet espace ne semble pas avoir atteint ses
objectifs. La conservation de ce dernier lambeau naturel de la Région de Dakar devient ainsi un
problème dont se préoccupe la présente étude.
La démarche générale de cette étude est présentée dans un premier chapitre, suivi de la
présentation de la zone d'étude dans le chapitre II. La flore et la végétation actuelles sont décrites dans
le chapitre III, et leur évolution dans la période de 1957 à 1991 est analysée dans le chapitre IV. Les
facteurs déterminants de cette évolution sont ensuite exposés dans un cinquième chapitre. Les
principales conclusions de l'étude ainsi que quelques propositions pour un aménagement et une
. meilleure gestion de cette réserve font l'objet du dernier chapitre.

2
CHAPITRE 1 - DEMARCHE DE L'ETUDE
1.1- Justification de l'étude
L'intérêt que représente cette "réserve" ou du moins cet espace est né d'une série de constats
parmi lesquels:
10 _ le fait que beaucoup d'espèces végétales ont disparu ou sont en voie de disparition au
Sénégal sous l'effet de la sécheresse persistante et ses conséquences sur la flore et la végétation;
20 - l'inexistence au Sénégal de jardins botaniques appropriés, de zones ou espaces de
conservation et de protection des espèces en voie de disparition;
30 _ la disparition dans la région de Dakar des biotopes appropriés pour l'infonnation des
élèves, des étudiants et du public sur la flore et la végétation du pays.
Ces constats expliquent que l'étude de cette "réserve" ait été envisagée afin de lui trouver une
vocation plus adéquate qui tiennent mieux compte de son environnement socio-culturel et écologique.
1.2- Hypothèses de recherche
Trois principales hypothèses ont guidé ce travail.
10 _ La "réserve" de Noflaye connaît une dégradation du couvert végétal et des problèmes de
régénération naturelle.
20 - Cette dégradation est essentiellement liée à des modifications du milieu et aux actions
anthropiques.
30 - Les objectifs visés par fa mise en "réserve" de la niaye de Noflaye ne sont pas atteints du fait
essentiellement de l'absence d'une politique de gestion clairement définie pour cette
"réserve", de l'absence de suivi administratif et scientifique ainsi que de l'absence d'une
prise en compte des intérêts des populations riveraines.
1.3- Objectifs spécifiques de l'étude
Ce travail a pour objectifs spécifiques de connaître:
10 - l'état actuel de la flore et de la végétation de la "réserve" de Noflaye;
2°-les tendances évolutives du couvert végétal;
30 _ les facteurs qui déterminent cette évol ution.
1.4- App'roche méthodolo&ique
Pour atteindre ces objectifs, il a été réalisé une étude floristique et une étude de la régénération
naturelle, en rapport avec le milieu physique, biologique et sociologique.
1.4.1- L'étude de la flore et de la végétation
L'étude de la flore et de la végétation a été abordée par un inventaire floristique et une étude
des groupements végétaux.
1.4.1.2 - L'étude floristique
Elle a essentiellement été réalisée à partir d'un inventaire floristique.
1.4.1.2.1 - L'inventaire floristique
Une liste floristique de la "réserve" a été établie après un recensement systématique de toutes
les espèces observées. Les principaux ouvrages consultés pour l'identification, la nomenclature et la
définition de l'affinité phytogéographique des espèces sont ceux de BERHAUT, J. (1967, 1971,
1974,
1975a,
1975b,
1976,
1979,
1988L HUTCHINSON, J.
et DALZIEL,
J.
M.
(1954,1963,1968); AUBREVILLE, A. (1936, 1950); WILLlS, J. C. (1966); WHITE F.(1986);
SCHNELL, R. (1979) et LEBRUN, J.-P. (1979).

3
1.4.1.2.2 - L'étude des groupements végétaux
350 unités d'échantillonnage de 400 m2 chacune ont été mises en place. Ces unités, ou
relevés, sont de forme carrée et couvrent 14 ha, soit 88% de la superficie de la "réserve". Dans
chaque relevé, les espèces ont été recensées et le nombre de chaque espèce ligneuse a été compté. Ces
dernières ont également fait l'objet d'un suivi phénologique. Des données quantitatives sur les
herbacées ont été recueillies dans 176 placettes de 1 m2 .
Les données d'inventaire ont été saisies sur logiciel Excel et l'analyse des groupements
floristiques a été faite à l'aide du programme TWINSPAN (Two-Way INdicator SPecies ANalysis)
de HILL, M. O. (1979).
1.4.2 - L'étude de la régénération naturelle
Elle a été réalisée par une estimation des jeunes pousses des différentes espèces ligneuses, une
évaluation du stock de graines au sol et par des observations sur la multiplication végétative chez
certaines espèces ligneuses.
1.4.2.1 - L'estimation des jeunes pousses des différentes essences ligneuses
Cette estimation a été faite par comptage des jeunes plants de chaque espèce ligneuse, dans
chacune des 350 unités d'échantillonnage.
1.4.2.2 - L'estimation du stock de semences au sol
Il s'agit d'un sondage qui vise à obtenir des données qualitatives et quantitatives sur les
graines disponibles au sol et censées reproduire les espèces dès la bonne saison. C'est pourquoi cette
évaluation a été faite en fin de saison sèche (début juin).
Le matériel utilisé est un cadre carré en fer de 20 cm de côté et 7 cm de hauteur. La base de ce
cadre a été laminée de façon à faciliter sa pénétration dans le sol, sous de légers coups de marteau.
Les 400 cm2 de sol contenu dans ce dispositif sont prélevés à l'aide d'une binette jusqu'à 5 cm de
profondeur sur sols sableux meubles, et 3 cm sur sols relativement compacts. Le sol prélevé est mis
dans des sachets en matière plastique portant le numéro de l'échantillon et celui de la parcelle dans
laquelle le prélèvement a été effectué. Au total 142 prélèvements ont été réalisés dont 41 sur dunes, 70
dans les bas-fonds et 31 sur zones de raccordement des dunes aux bas-fonds.
Chaque échantillon a été tamisé à l'analysette FRITSH pendant 30 mn. Les différents tamis
utilisés sont ceux de 10 mm de diamètre de maille, 5 mm, 2 mm, 1 mm, 0.5 mm, 0.2 mm, 0.1 mm et
0.02 mm. Chacune des fractions est séparément recueillie et numérotée.
Pour chacune de ces fractions, les graines ont été triées et recueillies dans des flacons de verre
préparés à cette fin. La majeure partie a été identifiée par comparaison, sous loupe binoculaire, avec
des graines préalablement récoltées sur des individus sur pieds lors du suivi phénologique. Pour
quelques unes d'entre elles, l'identification et le comptage n'ont pu être faits qu'après une mise en '
germination et la croissance jusqu'à la floraison. Le trie s'étant avéré également peu évident pour les
fractions 0.1 mm et 0.02 mm, ces fractions ont été directement placées dans des conditions de façon
à obtenir la germination des graines viables éventuelles qu'elles contiendraient.
1.4.3 - L'étude du milieu physique
1.4.3.1 - Le climat
Les facteurs climatiques ont été analysés à partir de relevés effectués par le Service de la
Météorologie Nationale.
1.4.3.2 - L'hydrologie
La recherche bibliographique constitue la principale source de connaissance des eaux de
surface et de la nappe phréatique. Un sondage a cependant été effectué dans la "réserve" à l'aide
d'une tarière, de façon a avoir une idée sur les fluctuations de la nappe et la qualité de ses eaux. L'eau

4
de quelques puits des environs a aussi fait l'objet d'une analyse chimique et le témoignage des
populations locales a été pris en considération.
1.4.3.3 - la géomorphologie et la pédologie
Outre les données bibliographiques, sept profils pédologiques ont été mis en place. Ces
profils sont répartis dans différentes unités topographiques de la "réserve". Une description physique
de ces profils a été réalisée et trois d'entre eux ont été retenus pour une analyse pédologique à l'ISRA.
1.4.4 - Les actions anthropiques
Elles ont été identifiées par des observations, des enquêtes et des entretiens.
1.4.4.1 - L'observation
Une observation participante a été réalisée pendant les séjours sur le terrain. Elle a consisté à
vivre au sein de la communauté humaine de Noflaye, à participer à la vie du village, à apprendre et à
nous faire connaître ainsi que nos préoccupations, à susciter la confiance des populations locales. Le
but visé est d'obtenir leur indispensable coopération pour mieux comprendre ce que nous observons,
ce qui est dit, et même de saisir dans la mesure du possible les non-dits, ces choses qui sont cachées
aux forestiers essentiellement perçus comme des étrangers payés pour réprimer les utilisateurs de la
forêt.
Grâce aux relations d'amitié tissées avec les jeunes du village, il a été possible de bénéficier de
leur participation observante.
1.4.4.2 - Les enquêtes
Sur la base des différents problèmes et préoccupations recensés par l'observation, il a été
réalisé un questionnaire qui touche l'ensemble des problèmes liés à la "réserve". Un exemplaire de ce
questionnaire figure en annexe 1. Le principal objectif visé est de connaître les relations
qu'entretiennent les populations riveraines avec la forêt, de recueillir leur avis sur les facteurs
responsables de la dynamique de cet écosystème et surtout leur point de vue sur les actions à
entreprendre pour une meilleure gestion et une conservation durable de ce milieu.
La population visée est celle du village de Noflaye ainsi que ·les utilisateurs rencontrés à
l'oeuvre dans la forêt. Toutes les concessions du village ont fait l'objet d'enquêtes et l'attention a été
portée sur les pères et mères de famille. Un intérêt particulier a été accordé aux personnes âgées,
témoins de la dynamique de cette forêt et douées d'une grande connaissance des plantes, mais aussi
aux jeunes garçons et filles qui sont les "mains" par lesquelles la population agi t quotidiennement
dans la "réserve".
1.4.4.3 - Les entretiens
Nous avons eu des entretiens avec l'administration forestière, les notables du village de
Noflaye, des personnes impliquées dans l'éducation nationale et la recherche scientifique, ainsi que
des élèves et étudiants sur les préoccupations de la présente étude. Ces entretiens ont pour but de
compléter nos enquêtes.

5
CHAPITRE II - PRESENTATION DE LA ZONE D'ETUDE
ILl - Situation I:é0l:raphique
La "réserve" de Noflaye est située dans la Région de Dakar à 17°20' de longitude Ouest et
14°48' de latitude Nord. Elle est localisée à 40 km au Nord-Est de Dakar, dans le Département de
Rufisque et fait partie de la communauté rurale de Sangalkam (figure 1).
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Figure la - Localisation de la zone des niayes
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botanique de Noflaye
D'après la pirection du Cadc~~!~e_~

6
Il.2 - Les ré2ions naturelles de la presqu'Île du Cap-Vert
Il.2.1 - Le cadre géologique
La presqu'rIe du Cap-Vert constitue la partie la plus occidentale du bassin sénégalo-
mauritanien qui s'étend sur 500 000 km2 ( MARTIN, A. 1970). La stratigraphie de la presqu'île est
connue grâce aux forages pétroliers et hydrauliques dont les plus profonds ont pennis d'identifier le
Jurassique supérieur et le Crétacé.
11.2.1.1 - Le substratum anté-quatemaire
Selon MARTIN, A. (1970), on trouve au Secondaire et au Tertiaire les fonnations suivantes
de bas en haut (figure 2).
Figure 2- Stratigraphie de la presqu'Île du Cap-Vert
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20 Km
1
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D'après MARTIN, A. 1970
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7
Le Maestrichtien, étage terminal du Crétacé, en est la seule partie connue à l'affleurement,
sur l'ensemble du massif de Ndiass. Il représente l'extrémité occidentale du gigantesque réservoir de
la nappe maestrichtienne. Ce puissant réservoir régional est cependant difficilement exploitable du fait
de sa profondeur (300 à 400 m) et de sa minéralisation qui varie de 2,5 à 5 g/l de sel. Il est formé de
sables et de grés sur lesquels reposent les calcaires zoogènes du Paléocène.
Le Paléocène inférieur est surtout constitué de calcaires gréseux à la base. Il est marneux au
sommet et joue le rôle de drain de la nappe maestrichtienne. Les calcaires affleurent à Popinguine et
surtout sur le flanc Ouest du Horst de Ndiass.
L'Eocène inférieur ou Yprésien, essentiellement constitué de marnes plus ou moins feuilletées
de teinte claire (marnes yprésiennes), débute par un niveau glauconieux et phosphaté et se termine par
des calcaires et marno-calcaires qui constituent l'horizon de N'Gazobii. Il affleure largement sur le
pourtour du massif de Ndiass et sur le plateau de Thiès.
L'Eocène moyen ou Lutétien inférieur est représenté à l'Est par des marnes et des calcaires
coquilliers, et à l'Ouest par une alternance de bancs de calcaires et de niveaux marneux. Il comprend
les marnes de Lam-Lam et les marno-calcaires de Bargny.
Le Lutétien moyen est composé d'un ensemble argileux.
Le Lutétien supérieur. représenté par les calcaires à grandes nummulites, forme au Nord de
TaYba, à l'Est de la route Thiès-Saint-Louis et au Nord de Pire-Goureye, le substratum des sables
quaternai res.
L'ensemble de ces formations est recouvert par des sables du Continental Terminal, produits
de l'érosion de la fin Tertiaire et du Quaternaire. Pouvant atteindre 80 m d'épaisseur, ces sables
représentent le réservoir le plus intéressant pour l'alimentation en eau potable et les cultures
maraîchères.
11.2.1.2 - Les formations quaternaires
Elles SQnt surtout sableuses. Dans la zone des niayes, ces formations sont constituées par les
dunes intérieures et les dunes littorales.
Les dunes intérieures forment un grand erg dans l'Ouest du Sénégal. Ces dunes se seraient
mises en place au cours de l'importante phase éolienne correspondant à la régression pré-Ouldienne.
Parmi les dunes littorales, on distingue les dunes jaunes ou roses semi-fixées qui se seraient mises en
place au Dunkerquien, et les dunes blanches vives correspondant à des dunes actuelles formées de
sables très coquilliers.
PUTALLAZ, J. (1962) résume l'origine et l'évolution des niayes en rapport avec l'évolution
climatique du pays depuis la formation des dunes rouges jusqu'à la transgression Flandrienne
(tableau 1).
A l'Ogolien (20 ()()() - 18 ()()() B.P.), un climat aride provoque l'extension du désert au Sud de
la Mauritanie et au Nord et à l'Ouest du Sénégal. Des dunes hautes de direction NE-SW se forment et
recouvrent un ancien relief modelé au cours du Tertiaire supérieur et du Quaternaire ancien. La mer
est en régression et son niveau baisse probablement de plus de 50 m. A cette période suit un climat
plus humide et une transgression marine. C'est le début de l'Ouldien. Les sables se rubéfient, l'eau
entaille les terrains meubles et forme un réseau hydrographique de direction perpendiculaire à la mer.
Vers la fin de l'Ouldien, la transgression atteint son maximum (+6 à +8 m). Elle laisse des dépôts
coquilliers, essentiellement des arches (d'où le nom de plages à Archa ). Cette transgression et ses
dépôts ont été définis à Nouakchott; c'est le Nouakchottien (5 000 B.P.). Le climat devient plus sec,
et la mer se retire à nouveau vers la fin du pré-Flandrien. Des dunes de direction NW-SE se forment
et comblent la base du réseau hydrographique. A l'intérieur, certaines dunes rouges se ravivent,
provoquant la naissance de nouvelles dunes et l'ensablement partiel du réseau hydrographique. Au
début du Flandrien, le climat redevient plus humide. Une légère rubéfaction se produit, et la mer
transgresse à nouveau. Le processus va se développer au maximum de la transgression (fin
Flandrien). Le climat est plus sec et jusqu'à nos jours, les dunes vives se développent, les dunes
jaunes se ravivent et le processus de comblement du réseau hydrographique se poursuit, laissant des
témoins que sont les niayes. En 1955, MICHEL, P. avait déjà conclu que les plus importantes de ces
niayes étaient les vestiges d'un ancien réseau hydrographique.

8
Tableau 1 - Evolution du quaternaire récent dans la zone des niayes d'après
PUTALLAZ, J. (1962)
Etages
Climat
Dépôt - modelé
Niveau marin
Actuel
Actuel
Formation de dunes Niveau actuel
Sub actuel
littorales, remaniement
des
d u n e s
0
dunkerquiennes,
comblement
des
niayes
Fin
Un peu plus sec
Dépôt de coquillages Maximum
de
la
manns
transgression + 1 à
1,5 m
Flandrien----
Début
Plus humide
Rubéfaction partielle
Transgression
Aride
Dunes
jaunes
en
retrait de la mer
bordure du rivage -
remaniement
des
Pré-Flandrien
dunes
r 0 u g es,
régression
comblement du réseau
hydrographique,
formation des niayes
Fin
De moins en mOInS Dépôts de coquillages Maximum
humide
et plages marines
transgression +6 à +8
Ouldien
Début
De
pl us
en
p i u s Rubéfaction
des
humide
dunes,
érosion,
formation d'un réseau
hydrographique,
Transgression
parfois repnse d'un
ancien réseau pré-
Ogolien
Pré-Ouldien
Aride
Dunes rouges
Régression
(Ogolien)
- SOm?
II.2.2 - La géomorphologie et la pédologie
II.2.2.1 - Généralités sur la géomorphologie et la pédologie des Niayes
La géomorphologie des niayes est étroitement déterminée par le relief du grand erg des sables
quaternaires. La presqu'île du Cap-Vert présente une tête rocheuse reliée au continent par un
pédoncule sableux que constitue l'isthme de Thiaroye. La falaise de Thiès en est la limite orientale
(figure 3).

Figure 3- Géomorphologie et pédologie
de la presqu'île du Cap-Vert
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D'aprè.. MARTIN, A. 1970
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Entre le môle de'la tête de la presqu'île à l'Ouest, et le môle du massif de Ndiass à l'Est,
s'étend une zone dunaire déprimée que constitue les sables quaternaires. Cette zone a un relief en
général plat. L'altitude moyenne y est de 20 à 30 m. Elle atteint cependant 50 à 60 m vers le Sud-Est.
Sur les dunes rouges dominent des sols ferrugineux tropicaux appelés sols "diors". Ces sols
ont été étudiés par FAURE J. (1954). Les véritables sols "diors" seraient des sols ferrugineux
tropicaux peu lessivés, légèrement acides (pH voisin de 6). Ils contiennent peu de fer (0,2 à 0,6 %)
dont la quasi totalité est sous forme de fer libre. Leur teneur en argile est également faible et ils se
caractérisent par une carence en phosphore. Ces sols comportent peu de matières organiques et
peuvent être vite dégradés.
Sur les flancs des dunes apparaissent des sols ferrugineux tropicaux lessivés. Ils se
caractérisent par des horizons supérieurs pauvres en matières organiques, très quartzeux, qui reposent
parfois sur un pseudo-gley à taches de rouille ou nodules carbonatés. Ces sols ne sont pas plus riches
que les précédents. Le potassium ainsi que le phosphore font défaut. Le pH voisin de 6 dans
l'horizon supérieur, s'abaisse généralement en profondeur.
Vers les bordures des dépressions, se développent des sols humifères pl us ou moins
marécageux dits "diors noirs" ou "bambo". Leur hydromorphie tient à l'interférence des nappes de
profondeur et des nappes de surface (CHARREAU, C. et FAUCK, R. 1965). Sous un horizon
humifère épais de 20 à 40 cm, la structure devient franchement sableuse et on ne rencontre alors que
des sables blancs lessivés.
Dans les dépressions interdunaires, on rencontre des sols hydromorphes gris-bruns ou
noirâtres à engorgement temporaire ou permanent Leur teneur en argile est faible dans les horizons
supérieurs et s'accroît en profondeur. Le pH de ces sols est voisin de 5, et le pourcentage de matières
organiques varie de 2 à 9 % (MORIN, S. 1975).
Il est important de noter que dans les interdunes, la nappe phréatique est généralement peu
profonde et définit une succession de dépressions plus ou moins humides. La présence de cette nappe
relativement superficielle a permis le développement et la survivance d'une végétation forestière qui a
fait l'objet de nombreuses études, notamment par ADAM, J. G. (1953; 1957;1961;1962... ) et
TROCHAIN, J. (1939). Les espèces guinéennes y étaient nombreuses avec une abondance de Elaeis
guineensis
(palmier à huile) qui donnait aux niayes une structure floristique caractéristique. C'est

10
pourquoi TROCHAIN, J. (1939) et RAYNAL, A. (1961) définissent les niayes comme des
"boqueteaux de palmiers à huile qui entourent les étangs littoraux plus ou moins colmatés et qui
s'étendent depuis la presqu'île du Cap- Vert jusqu'à mi-chemin entre MAKA et GANDI OLE".
Cependant, le facteur le plus important étant la présence de la nappe phréatique permanente
plus ou moins affleurante, MICHEL, P. (1955) définit les niayes comme des dépressions plus ou
moins inondées qui s'étendent derrière le cordon de dunes littorales depuis Dakar jusqu'à
l'embouchure du fleuve Sénégal. Cette définition est la plus généralement admise et BARRETO, P.
S. (1%2) l'adopte sous la formulation suivante: "les niayes sont des dépressions interdunaires plus
ou moins inondées par les pluies et surtout par la nappe phréatique des sables quaternaires, et qui
s'étendent derrière le cordon de dunes littorales depuis Dakar jusqu'à l'embouchure du Sénégal". Il
nous semble cependant que le terme "Niayes" désigne cet espace socio-culturel caractérisé par des
conditions naturelles favorables à une intense activité agricole dont le trait essentiel est le maraîchage.
11.2.2.2 - Les sols et la végétation de la "réserve" de Noflaye
Le relief joue un rôle important dans la distribution des sols et des plantes dans la "réserve".
La figure 4 montre la géomorphologie et la microtopographie de la "réserve" ainsi que l'emplacement
des profils qui ont permis les études de reconnaissance pédologique.
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Figure 4- Géomorphologie et microtopographie de la Il réserve Il de Noflaye
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Piste
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Ancien ruisseau de Diack Sao
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Dunes arasées
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Versants
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D'après la photographie aenenne nO 50
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Bas-fond~
80 SEN-66, 200, 1980 I.G.N.

12
La synthèse des descriptions faites au niveau de chaque profil a permis de retenir trois d'entre
eux pour l'analyse pédologique. Ce sont les profils FP3, FP4 et FP7 dont la description figure en
annexe 2 et dont l'analyse a donné les résultats consignés dans le tableau 2.
Tableau 2 - Résultats de l'analyse des sols de la "réserve" de Noflaye
Profil
Hori- pH
1/2.5
C.E Hu-
Aro- Car- M.
Ba-
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Gra- nu-
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et N°
zons
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Ca
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+
+
+ lfin
gros.
lim.
3 0-
6,8
5,9 P,025 0,14 0,63 -
-
0,90
0,52
209
ND
ND
5
158,55 99,05
45/5~
FP3 4
45/55 5,5
4,2 p,013 0,12 0,28 -
-
0,89
0,52
1,5
ND
ND
7,5 151,15 47.20
- 95
5
95 -
5,5
4,2
P,008 0,08 ND
ND
ND
0,87
0,76
2,0
ND
ND
'i
153,05 45,55
117
6
0-20
5,0
3,8 P,055 1,94 0,14 1,4
1,81
1,89
1,08
Il,9 p,009 0,018 17,5 146,10 34,00
FP47
20-78 4,5
3,3
P,046 l,58 1,12 0,6
0,78 l,50
0,84
9,5
-
0,047 17,5 ~6,10 35,70
8 78 -
3,9
3,3
P,197 2,05 ND
ND
ND
0.96
0,32
11,9 -
0,013 20
~7,60 40,30
150
11
0-22 6,3
5,8 p,152 0.47 0,63 0,75 0,98 0,78
0,40
4,5
0,01 0,025 5
~3,25 151,90
FP7
22-
5,6
4,5
P,017 0,19 0,21 -
-
0,80
0,40
2,3
-
0,036 2,5
43,25 153,00
12
60/75
13
60/75 4,9
4,1
p,Oll 0,02 ND
ND
ND
0,40
0,37
1,8
-
0,010 2,5
46,80 151,25
- 150
ND : Non Déterminé
Analyses réalisées par l.S.R.A. FLEUVE - Laboratoire de chimie
On peut distinguer dans la "réserve" différents types de sols pour la plupart sableux. Au
sommet des dunes jaunes arasées, on rencontre des sols minéraux bruts. Ils sont caractérisés par un
processus de pédogenèse fortement entravé par la reprise éolienne du matériau sableux fin. Les
conditions pédogénétiques difficiles expliquent en partie leur structure particulaire. Ces sols
supportent une végétation très clairsemée à Parinari macrophylla.
Sur les pentes de dunes, les sols sont peu évolués, hydromorphes, à drainage assez bon. La
fraction des sables fins est prédominante à tous les horizons et dépasse généralement 40 %. Ces sols
présentent une épaisse couche humifère assez structurée jusqu'à environ 1 m de profondeur, avec une
richesse chimique bonne en bases (Ca++, Mg++) et en azote. Neutres en surface et faiblement acides
en profondeur, ces sols sont favorables au maintien d'une végétation quelquefois très dense à Acacia
ataxacantha , Dichrostachys cinerea et Grewia bicolor.
Dans les zones de dépressions, trois principaux types de sols ont été décrits. Ce sont des sols
ferrugineux tropicaux peu lessivés hydromorphes sur matériaux sableux dunaire, des sols
hydromorphes minéraux à pseudo-gley sur colluvions sableuses et des sols complexes. Les sols
ferrugineux tropicaux peu lessivés sont sableux, situés sur terrasse basse subissant l'influence des
eaux d'épandage de l'ancien ruisseau de Diack Sao. 11 sont le support d'une végétation arborée assez
dense, ce qui explique qu'ils soient recouverts d'une abondante litière. On y note des traces de
fluctuation importante de la nappe phréatique qui atteignait les horizons de surface. Si ces horizons
sont meubles et humifères, ceux de profondeur montrent une tendance au compactage favorisé non
seulement par le dessèchement mais encore par une cimentation du matériau par les oxydes de fer mis
en évidence par les nombreuses tâches d'oxydo-réduction faiblement indurées des profils FPl et
FP2. Ce sont des sols faiblement acides, riches en azote total (2,1 % ) et en bases (Ca++, Mg++).
Les sols hydromorphes minéraux à pseudo-gley situés aux abords du lit mineur asséché (FP4)
sont assez structurés et détiennent une bonne teneur en matière organique évoluée (1,8 %) distribuée
dans un matériau sablo-argileux. L'ensemble repose sur un sable blanc bariolé de traînées rougeâtres

13
d'oxydes de fer. Ces sols sont riches en azote total (l,4 % ) avec une bonne capacité d'échange
cationique variant de 9,5 à Il,9 méq/100 g et une richesse notable en ions Ca++ et Mg++.
Le talweg est le domaine de sols complexes à tendance vertique reposant sur un ancien sol
érodé très compact. On y note la présence d'un horizon induré entre 40 et 50 cm de profondeur. Ces
sols sont le support d'une végétation herbeuse à Pennisetum violaceum, Penniselum pedicellalum et
Echinochloa colona avec une végétation arbustive composée de Combrelum paniculalum et Lanlana
camara.
11.2.3 - L'hydrologie
Les ressources en eau des niayes sont essentiellement constituées par la nappe phréatique des
sables quaternaires dont le mur est en grande partie constitué par les marnes yprésiennes et
lutétiennes. Cette zone a été divisée en quatre grands bassins versants dont la surface totale est
estimée à 315,8 km2 (O.M.S., 1972). Il s'agit (figure 5) du bassin versant du lac M'Beubeusse, du
bassin versant de la niaye du marigot de M'Bao, du bassin versant du lac Retba et celui du marigot de
Maligor.
Figure 5- Hydrologie de la presqu'Île du Cap-Vert
_
Bassin versant du 1er ordre
~ Limite des sables
Source : Rappo,t O.M.S
(1972) modifié
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1.2.3.1 - Les lacs et les cours d'eau
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Tout le long de la côte nord, en arrière plan du cordon littoral, se trouve une série de làcs ont
l'altitude est voisine de zéro m. Seul le lac Retba se situe à une altitude de 2,5 ffi. Le lac M'Baouane
est à eaux douces, le lac Youi à eaux saumâtres, tandis que les lacs M'Beubeusse et Retba sont
respectivement salé (49 g / 1) et sursalé (92 g / 1) (SO.N.E.E.S., 1986).
Malgré une apparente désorganisation de l'hydrographie, quelques cours d'eau se hasardent à
travers l'erg de Pikine. Le faible relief ainsi que le matériau sableux filtrant et évaporant ne favorise
pas la présence de source ni d'écoulement pérennes. La proximité de la nappe phréatique ne donne
donc que des bas-fonds humides, et les marigots ne fonctionnent qu'en hivernage lors des averses
(MORIN S. 1975). Parmi les plus importants marigots figurent ceux de Bambilor, Maligor et
Sangalkam. Le marigot de Bambilor ou Nayégui est long de 6,5 km avec un bassin versant de 41,6
km2. Celui de Maligor s'écoule sur 7,2 km, avec un bassin versant de 42 km2. Quant au marigot de
Sangalkam, sa longueur est de 9 km et son bassin versant couvre 54 km2. Il s'écoule du plateau de
Bargny vers le Lac Retba au Nord. C'est le plus important de l'Ouest de la presqu'île, même si la
totalité de son lit n'est pas toujours en eau. De Kounoune à la ferme d'élevage de Sangalkam, ce

15
II. 2.3.2.1 - Piézométrie de la nappe
La carte piézométrique de la nappe (figure 7) a été tirée du rapport de l'O.M.S., 1972. Elle a
été complétée avec les données d'octobre 1974 de la Direction des Etudes Hydrauliques (D.E.H.) du
Sénégal.
Cette carte montre que dans sa partie est, la nappe s'écoule du Sud vers le Nord, à partir d'une
crête piézométrique de cote supérieure à 20 m et située dans sa limite sud. Aux environs de
Sangalkam et Noflaye, la cote piézométrique se situe entre 10 et 15 m, et l'écoulement s'effectue
également du Sud vers le Nord.

Figure 7· Carte piézométrique de la nappe des sables quaternaires
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CP.4MP 1 CAPTANT
DE
BERR T1AlANE
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CHAMP CAPTANT
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NAPPE DES SABLES
LEGENDE
QUATERNAIRES DE LA
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1972
piezométriQ~erelevée sur le terrain en
PRESQU'ILE DU
CAP VERT
Limite de l'affleurerhent des marnes
Limites de la nappe ouest et est
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CARTE PIEZOMETRrOUE
ANNEE 1972
Cotes piézomètriQu~ 1984
d'après GEOHYDRAULIQUE 1972
I/IOOOOü
MARS 1986
Forage ex istant
+

17
I1.2.3.2.2 - La salinité de la nappe
La nappe du massif dunaire renferme dans son ensemble des eaux douces. Elle est cependant
affectée d'intrusions salées au Sud, dans la zone de Thiaroye-sur-mer où la salinité atteint 2500 mg/l,
et au Nord, au niveau des lacs et lagunes saumâtres, salés ou sursalés. La carte des courbes d'égales
teneurs en chlore (D.E.H., 1984), montre que dans la zone de Sangalkam et Noflaye la salinité varie
de 80 à 300 mg/l (figure 8).
II.2.3.2.3 - L'exploitation de la nappe
La nappe des sables quaternaires est surtout exploitée au niveau du bassin de Thiaroye pour
l'alimentation en eau de Dakar et près de Berr Tialane principalement pour l'irrigation. Dans le bassin
de Thiaroye, l'exploitation a commencé en 1952 avec des débits moyens de 15000 m3/jour jusqu'en
1959. En octobre 1959, l'exploitation est pratiquement stoppée à cause d'une situation estimée
critique de la piézométrie et des risques de contamination par les eaux marines. Elle est reprise deux
ans après avec des débits de Il 000 à 12000 m3/jour. Entre 1981 et 1985, l'exploitation journalière
moyenne est de 10289 m3/jour dans le bassin de T4iaroye, et de 8 206 m3/jour à Berr Tialane
(D.E.H., 1984).
La nappe est également exploitée par quelques puits à usage agricole et pour l'alimentation en
eau des populations locales. Ces divers prélèvements sont estimés à 20 000 m3/jour (O.M.S., 1972).

Figure 8- Carte des courbes d'égales teneurs en chlore
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NAPPE DES SABL ES
LEGENDE
QUATERNAIRES DE LA
PRESQU'ILE DU
- 8 0 -
Courbe d'égale teneur en chlore (mg//)
CAP VERT
limite de l'affleurement des marnes
CHIMIE DES EAUX DE
limites de la nappe ouest et est
TYT
LA NAPPE
ANNEE 1984
d'après note d'information DE H octobre 1984
Forage existant
+

19
II.3 - Le climat
Située en bordure du littoral océanique, la zone des niayes bénéficie d'un climat particulier
différent du reste du Sénégal à la même latitude. Il s'agit du climat subcanarien de HUBERT, H.
(1917), climat d'alizé maritime ou climat côte-sénégalaise d'AUBREVILLE, A. (1949).
Les données pluviométriques recueillies dans la station de Bambilor (3 km au Nord-Est de
Nof1aye), révèle que cette zone ne reçoit pas de pluie durant 7 mois, de novembre à mai. La majeure
partie de l'eau reçue tombe durant les mois de juillet, août et septembre. Les moyennes mensuelles
des précipitations calculées pour la décennie 1982-1991 (tableau 3) révèlent que le mois d'août est le
plus pluvieux avec en moyenne 159 mm d'eau.
Tableau 3 - Pluviométrie en mm à Bambilor de 1982 à 1991
Mois J
F
M
A
M
J
JI
Ao
S
0
N
D
Total
1982
91,S
196
53,8
60
401,3
1983
5
155,2 53,9
214,1
1984
13,3
45,8
85,3
130
274,4
1985
25
87,3
177,6 53,9
4,4
348,2
1986
42,1
121,5 277,5 10,5
451,6
1987
2,9
60
156,5 234,7
454,1
1988
17,2
8
297,7 177,8
500,7
1989
41,3
157
272,8 76,S
547,7
1990
39,8
82,3
107,5
229,6
1991
45,4
123,1 97,7
266,2
Moy.
9,9
53,6
159
128,8 17,2
368,5
,
,
D'apres les releves du Centre d'ExpanslOn Rural de BambIlor
La figure 9 révèle une irrégularité inter-annuelle des précipitations dans la zone. Les années
1983, 1984, 1990 et 1991 ont reçu moins de 300 mm d'eau. La plus faible hauteur d'eau (214 mm)
au cours de la dernière décennie a été recueillie en 1983, tandis que 1989 en a été la plus pluvieuse
avec 547 mm. Après cette année, on note une chute brutale de la pluviométrie au cours des années
1990 et 1991. La hauteur moyenne des précipitations reçues dans la zone est de 368,5 mm / an pour
la décennie 1982-1991.

20
Figure 9 - Pluviométrie enregistrée à Bambilor de 1982 à 1991
Pluviométrie en mm
~~
600
~\\
500
~
/
LlOO
\\
300 \\
V
. /
\\
\\
' /
/
\\ V-
200
100
....
o
Années
....
1982
1983
198Ll
1985
1986
1987
1988
1989
1990
1991
D'après les données du Centre d'Expansion Rural de Bambilor
_. En saison sèche, les alizés (vents frais et humides) souft1ent le long de la côte, provoquant un
abaissement de la température et atténuant le déficit hygrométrique (figure lm. Ils empêchent
l'harmattan, vent sec et chaud de secteur nord et nord-est de se faire sentir. Dès que ceux-ci tombent,
il souft1e violemment et soulève des vents de sable. Il en résulte une augmentation brutale de la
température et du déficit d'hygrométrie.
Figure 10 - Cmrbes des températures et des humidités relatives moyennes
mensuelles à Dak.3r-Yoff pour la période 1980-1989
OC et r.
1
90
Humidités relatives Cr.)
80
_ _.A-_.A--,.A--..~~.A.........
& _ _.A
~&
60 .
70 ~-
- .........
..
~
50
LlO
Températures CO C)
30
----O--O-O--O-~_O
~n-o-o-o---o
Mois
J
F
1'1
A
Mai
J
JI
Ao
S
o
N
D
D'après les données de la Météorologie Nationale du Sénégal
Pendant la saison des pluies c'est la mousson qui domine comme dans tout le reste du pays.

21
II.4 - Le milieu humain
II.4.1 - La population
Selon les données de la Direction de la Prévision et de la Statistique (édition de 1988), la
Région de Dakar, qui ne représente que 0,3 % du territoire national, compte 1.4900450 résidants, soit
21,6 % de la population du pays. La densité de la population y est de 2.710 habitants / km2, pour
une moyenne nationale estimée à 35 habitants / km2. Cette Région absorbe la plus grande partie de la
migration interne et internationale. Elle regroupe 80 % de la population urbaine sénégalaise et se
caractérise par sa jeunesse. Plus de 43 % de cette population a moins de 15 ans, ce qui explique une
Proportion d'Enfants à Charge (P.E.c.) importante (79,6 %), ainsi qu'un Coefficient de Dépendance
Economique (C.D.E.) élevé (83,8 %).
Dans le cas particulier de la communauté rurale de Sangalkam, la population de moins de 15
ans représente près de 50 % de la population totale qui s'élève à 24.000 habitants en 1988, d'après le
plan de développement de cette communauté rurale (publication de 1989). Dans cette zone, les
Wolofs et les Pulaars sont les plus représentés avec respectivement 60 % et 30 % de la population.
Selon le recensement administratif de 1987, le village de Noflaye compterait 470 habitants dont 276
de sexe féminin.
II.4.2 - Les activités économiques
Les niayes du Cap-Vert occupent une place importante dans la production et la
commercialisation des fruits, légumes, viandes, lait et oeufs. Cett,f. place privilégiée s'explique
essentiellement par des conditions naturelles favorables, par l'existence d'infrastructures de
conditionnement et de transport, et aussi par la proximité et le dynamisme d'un important marché de
consommation. Dans la communauté rurale de Sangalkam, l'agriculture et l'élevage sont les
principales activités économiques. Ils occupent 80 % de sa population d'après la publication de 1989
du c.E.R. de Bambilor.
lIA.2.1 - L'agriculture
Les cultures sous pluie occupent 687 ha (pour une superficie totale de 19.500 ha) dont plus de
57 % sont consacrés à l'arachide. Les principales autres spécialités sont: sorgho, maïs, manioc,
pastèque, gombo et bissap.
Quant aux cultures maraîchères, elles couvrent environ 740 ha soit 30 % des superficies
aménagées. La valeur de la production maraîchère est estimée entre 1,5 et 2 milliards de francs
C.F.A. par an pour la communauté rurale.
Une grande part des superficies cultivables dans la zone est consacrée aux cultures fruitières.
Elles occupent 1.955 ha dont plus de 81 % représente des plantations de manguiers, et environ 18 %
des plantations d'agrumes et de divers autres arbres fruitiers. D'après les données du plan de
développement de cette communauté rurale, les cultures fruitières rapporteraient annuellement à cette
communauté rurale près de 900.000.000 FCFA.
11.4.2.2 - L'élevage
Du point de vue des revenus engendrés, il constitue le deuxième secteur d'activité après
l'agriculture. L'élevage traditionnel et moderne cohexistent dans la zone. Le tableau 4 montre une
évolution du cheptel dans la communauté rurale de Sangalkam de 1976 à 1987.

22
Tableau 4 - Evolution du nombre de bovins, ovins et caprins dans la
Communauté Rurale de Sangalkam de 1976 à 1987.
1976
1977
1978
1979
1980
1981
1982
1983
1984-
1985
1986
1987
Bovins
4685 4136 2828 3035 3182 3037 3320 3463 3280 3112
2696
3744
Ovins
4300 3500 2900 2950 3000
2900 3000 2820 3000 3000 3800 4000
Caprins
3500 2000
1800
1900 2500
2100
1500 2100 2200
1500 2000
1900
,
,
,
,
D'apres les donnees du plan de developpement de la Communauté Rurale
de Sangalkam (plublication de 1989).
Ces données montrent une chute des effectifs de 1976 à 1978 (figure Il). Cette chute serait
principalement due à la sécheresse qui a sévi au cours de ces années (C.E.R. Bambilor 1989).
L'importance du cheptel est ainsi restée à son niveau le plus faible, évoluant en dents de scie jusqu'en
1986, avant d'amorcer une hausse au cours de l'année 1987. La campagne de vaccination en 1990 a
permis de recenser 4 031 bovins dans la communauté rurale, dont 135 à Ndiakhirate, 183 à
Sangalkam, 41 à Noflaye et 117 à Bambilor. Les phénomènes de transhumance ainsi que les
difficultés de recensement rendent difficile l'appréciation de l'élevage traditionnel. Néanmoins, les
effectifs demeurent importants vue l'exiguité de la zone, de sorte que le parcourt du bétail pose des
problèmes dans cette communauté rurale.
Figure Il - Evolution du cheptel dans la communauté rurale de
Nombre
Sangalkam de 1976 à 1987
5000
4500
4000
i~r~ -
2000·
"".
~.----+
- - + - - - +
~
.-.,-
~
"
~.---+
1500
+ .
1000
500
o+---+---+---+---t---+---t-----ir-----t-----t-----ir--- • Année~
1976
1977
1978
1979
1980
1981
1982
1983
1984
1985
1986
1987
1-- Bovins
0- Ovins
-•. Cappons 1
L'exploitation de l'élevage traditionnel se fait essentiellement par le lait. Les abattages sont peu
importants. Par contre, l'élevage moderne est essentiellement constitué par l'embouche bovine et
l'aviculture pratiquées en grande partie par des non-résidants. Le coût élevé des aliments ainsi que les
difficultés d'écoulement sont cependant des facteurs qui limitent le développement de ce type
d'élevage.
...
. -
1
,
_ .
1

23
11.4.2.3 - Les forêts classées et la faune
Le taux de classement de la communauté rurale est de 7,7 %. Elle compte deux forêts classées
dont celle de Retba, d'une superficie de 1.500 ha correspondant à une plantation de Casuarina
equisetijoiia
pour la fixation des dunes, et la "réserve" botanique de Nof1aye.
La faune est essentiellement constituée de lièvres, de genettes, d'écureuils, de rats palmistes,
de singes et de francolins, tous observés dans la "réserve".

24
CHAPITRE III - ETAT ACTUEL DE LA FLORE ET DE LA VEGETATION
DE LA "RESERVE" BOTANIQUE DE NOFLAYE
III. 1 - La flore actuelle de la "réserve"
de Noflaye
III. 1.1 - La composition f10ristique
L'inventaire réalisé en 1990 a permis de recenser 192 espèces dans la "réserve". Ces espèces
se répartissent en 144 genres et 56 familles. Les abréviations utilisées pour indiquer l'affinité
phytogéographique des espèces recensées sont les suivantes.
gu
= guinéenne
gu so = guinéo-soudanienne
sa
= sahélienne
sa sin = saharo-sindienne
sa sa = sahélo-soudanienne
so
= soudanienne
so gu = soudano-guinéenne
so sa = soudano-sahélienne
La liste floristique se présente comme suit, par ordre alphabétique des noms de familles et
espèces qu'elles renferment.
Acanthaceae Juss.
Blepharis linariifolia Pers.
sa so
Blepharis maderaspatensis (Linn.) Hyene ex Roth
so gu
Justicia kotschyi (Hochst.) Dandy
so
Monechma ciliatum (Jacq.) Milne-Redhead
so
Agavaceae J. G. Agardh.
Sansevieria senegambica Bak.
gu so
Amaranthaceae Juss.
Achyranthes argentea Lam.
so sa
Amaranthus spinosus Linn.
so
Celosa trigyna Linn.
so gu
Amaryllaceae Jaune st -Hil
Scadoxus multiflorus (Martyn) Rafin
su
Ampelidaceae Planch. = Vitidaceae Juss.
Ampelocissus multistriata (Bak.) Planch.
so gu
Anacardiaceae R. Br.
Anacardium occidentale Linn.
so gu
Lannea humilis (Oli v.) Engl.
so
Lannea nigritana (Sc.-Elliot) Keay
so
Mangifera indica Linn.
gu so
Apocynaceae
Juss.
Carissa edulis Vahl
so gu
Holarrhenajloribunda (G. Don.) Dur. et Schinz
so gu
Landolphia heudelotii A. De.
so
Saba senegalensis (A. De.) Pichon
gu so
Strophanthus sarmentosus OC.
so
Araceae Juss.
Amorphophallus flavorirens N. E. Br.
so
Arecaceae Schultz-Schultzenst. = Palmae Juss.

25
Borassus aethiopum Mart.
sa
Elaeis guineensis Jacq.
gu
Phoenix reclinata Jacq.
sa gu
Asclepiadaceae R. Br.
Leptadenia hastata (Pers.) Decne.
sa
Pergularia daemia (Forsk.) Chiov.
sa
Secamone ajzelii (Schuites) K. Schum.
gu sa
Stapelia variegata Linn.
sa
Asparagaceae (-gi-)
Asparagus flagellaris (Kunth) Baker
sa
Asteraceae Oum. = Compositae Gaertn.
Blainvillea gayana Casso
sa
Blumea aurita (Linn.) Oc.
sa
Bignoniaceae Juss.
Kigelia aJricana (Lam.) Benth.
gu sa
Bombacaceae Kunth
Adansonia digitata Linn.
sa
Burseraceae Kunth
Commiphora aJricana (A. Rich.) Engl.
sa
Caesalpiniaceae R. Br. =Leguminosae-Caesalpinoïdeae Kunth
Cassia absus Linn.
sa
Cassia mimosoides Linn.
sa
Cassia occidentalis Linn.
sa
Cassia tora Linn.
sa
Mezoneurum benthamianum Baill.
gu sa
Piliostigma reticulatum (OC.) Hochst.
sa sa
Tamarindus indica Linn.
sa sa
Daniellia oliveri (RoIfe) Hutch. et Oalz.
sa gu
Detarium senegalense J.F. Gme!.
gu sa
Dialium guineense Willd.
gu sa
Capparidaceae Juss.
Boscia angustifolia A.Rich.
sa sa
Boscia senegalensis (Pers.) Lam. ex Pair.
sa sa
Cadaba farinosa Forsk.
sa sa
Capparis tomentosa Lam.
sa
Crataeva religiosa Forsk. f.
sa
Gynandropsis gynandra (Linn.) Briq.
sa sa
Caryophyllaceae Juss.
Polycarpea eriantha Hochst.
sa sa
Casuarinaceae
R. Br.
Casuarina equisetifolia Forst.
gu sa
Celastraceae
R. Br.
Loeseneriella aJricana (Willd.) R. Wilczeck
sa
Maytenus senegalensis (Lam.) Excell
sa
Combretaceae
R. Br.
Combretum aculeatum Vent.
sa sa
Combretum micranthum G. Don.
sa
Combretum paniculatum Vent.
sa gu

26
Commelinaceae R.Br.
Commelina capitata Benth.
so gu
Commelina jorskalaei Vah]
so sa
Convolvulaceae
Juss.
Ipomoea asarifolia (Desr.) Roem. et Sehult.
so gu
Ipomoea kotschyana Hochst. ex Choisy
so
Jacquemontia tamnijolia (Linn.) Griseb.
so sa
Merremia aegyptiaca (Linn.) Urban
so sa
Merremia tridentata subsp. angustifolia (Jacq.) Ooststr.
so sa
Cucurbitaceae
Juss.
Coccinia grandis (Linn.) J.O. Voigt.
so gu
Cucumis melo Linn. var. agrestis Naud.
so sa
Cyperaceae
Juss.
Bulbostylis barbata (Rottb.) C.RCl.
so
Bulbostylis hispidula subsp. senegalensis (Cherm.) Napper
so sa
Cyperus amabilis Valhl
so
Cyperus dives Del.
gu so
Cyperus esculentus Linn.
so
Cyperus haspan Linn.
gu sa
Cyperus rotundus Linn.
so
Kyllinga erecta Seh. et Thonn.
gu so
Mariscus alternijolius Vahl
gu so
Mariscus ligularis (Linn.) Urban
so gu
Ebenaceae Vent.
Diospyros jerrea (Willd.) Bak.
so gu
Euphorbiaceae Juss.
Acalypha ciliata Forsk
so sa
Alchornea cordijolia (Sehum. et Thonn.) Müll. Arg.
gu
Chrozophora brocchiana Vis.
sa so
Chrozophora senegalensis (Lam.) A. Juss. ex Spreng.
sa so
Croton lobatus Linn.
so
Erythrococca aJricana (Baill.) Prain.
gu so
Euphorbia balsamifera Ait.
sa
Jatropha curcas Linn.
so sa
Micrococca mercurialis (Linn.) Benth.
gu
Phyllanthus niruri Linn.
so sa
Phyllanthus reticulatus Poir.
so gu
Ricinus communis Linn.
so
Securinega virosa (Roxb. ex Willd.) Baill.
gu so
Fabaceae Lindl. =Papilionaceae Giseke =Leguminosae-
Papilionoïdeae DC.
Alysicarpus ovalijolius (Sehum. et Thonn.) J. Léon
so
Crotalaria perrot1etii De.
so sa
Crotalaria retusa Linn.
so gu
Indigojera astragalina De.
so
Indigojera berhautiana Gillett.
so sa
Indigojera diphylla Vent.
so sa
Indigojera pilosa Poir.
so sa

27
Indigojera secundiflora Poir.
so sa
LoncllOcarpus sericeus (Poir.) H.B. et K.
gu so
Rhynchosia minima (Linn.) OC.
so
Rhynchosia picnostachya (OC.) Meikle
gu
Tephrosia bracteolata Guill. et Perr.
so
Tephrosia Unearis (Willd.) Pers.
gu so
Tephrosia lupinijolia OC.
so sa
Tephrosia purpurea (Linn.) Pers.
sa sm
Zornia glochidiata Sm.
so
Ficoidaceae Juss. = Aizoaceae 1. G. Agardh.
Trianthema portuiacastrum Linn.
sa so
Flacourtiaceae
OC.
Flacourtia flavescens Willd.
so
Labiateae Juss. = Lamiaceae Lind!.
Hoslundia opposita Valh
gu so
Lauraceae Juss.
Cassytha jiUjormis Linn.
so
Loranthaceae
Juss.
Tapinanthus bangwensis (Engl. et Krause) Danzer
so
Lythraceae Jaume St - Hil
Ammannia senegalensis Lam.
so gu
Malvaceae
Juss.
Abutilon pannosum (Fürst.) Schl.
so
Hibiscus asper Hook.
so
Hibiscus physaloides Guill. et Perr.
so
Sida alba Linn.
gu so
Sida rhombijoUa Linn.
so
Sida urens Linn.
gu so
Urena lobata Linn.
gu so
Meliaceae
Juss.
Azadirachta indica A. Juss.
sa so
Ekebergia senegalensis A. Juss.
gu so
Khaya senegalensis (Desv.) A. Juss.
so
Mellispermaceae
Juss.
Cissampelos mucronata A.Rich.
so
Mimos{ac}eae
R. Br. = Leguminosae-Mimosoïdae Kunth
Acacia adansonii Guill. et Perr.
sa so
Acacia albida Del.
so sa
Acacia ataxacantha OC.
so
Acacia macrostachya Reichenb. ex Benth.
so
Acacia polyacantha Willd. subsp. campylacantha (Hochst. ex Rich.) Brenan
so
Dichrostachys cinerea (L.) Wight et Am.
so
Prosopis africana (Guill. et Perr.) Taub.
so
Moraceae Link
Antiaris africana Engl.
gu so
Ficus capensis Thunb.
gu so
Ficus congensis Engl.
so gu
Ficus dekdekena (Miq.) A. Rich.
so
Ficus ovata Vah!
gu so

28
Ficus polita Vahl
gu
Ficus scott-elliotii Mildbr. et Burret
gu so
Ficus sycomorus Linn.
so gu
Ficus vogelii (Miq.) Miq.
gu so
Morus mesozygia Stapf
gu so
Nyctaginaceae
Juss.
Boerhaavia repens Linn.
so sa
Opiliaceae Valeton
Opilia celtidifolia (Guill. et Perr.) End!. ex Walp.
so
Orobanchaceae
Vent.
Cistanche Phelipaea (Linn.) Cout.
so sa
Pedaliaceae
R. Br.
Ceratotheca sesamoides End!.
sa so
Plumbaginaceae
Juss.
Plumbago zeyTanica Linn.
so sa
Poaceae Barnhart = Gramineae Juss.
Andropogon gayanus var. bisquamulatus (Hochst.) Hack.
so
Aristida stipoides Lam.
sa so
Brachiaria disticophylla (Trin.) Stapf.
so
Cenchrus biflorus Roxb.
sa so
Chloris pilosa Schumach.
so
Cynodon dactylon (Linn.) Pers.
so
Dactyloctenium aegyptium (Linn.) P.Beauv.
so
digitaria horizontalis Willd.
so
Digitaria perrottetii (Kunth) Stapf
so
Diheteropogon amplectens var. catangensis (Chiov.) W.D. Clayton
so
Echinochloa colona (Linn.) Link
gu so
Eleusine indica (Linn.) Gaertn.
so gu
Eragrostis ciliaris (Linn.) R. Br.
so
Eragrostis ciliaris var. laxa Berh.
so
Eragrostis tremula Hochst. ex Steud.
so
Imperata cylindrica (Linn.) P. Beauv.
so gu
Oplismenus burmannii (Retz.) P. Beauv.
gu
Orysa saliva Linn.
gu so
Paspalum scrobiculatum Linn.
gu so
Pennisetum pedicellatum Trin.
so
Pennisetum violaceum (Lam.) L. Rich.
so gu
Setaria megaphylla (Steud.) Dur. et Schinz.
so gu
RhalU1laCeae Juss.
7iziphus mucronata Willd.
so gu
Rosaceae
Juss.
ChrysobaTanus orbicularis Schum.
so gu
Parinari macrophylla Sabine
so gu
Rubiaceae
Juss.
Borreria stachydea (De.) Hutch. et Dalz.
so
Kohaulia grandiflora De.
so
Macrosphyra longistyla (De.) Hiem.
so gu
Mitracarpus scaber Zucc.
so
Nauclea Tatifolia Sm.
so

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
29
Pavetta oblongijolia (Hiern) Bremek.
gu
Rutaceae J uss.
Fagara xanthoxyloides Lam.
so
Sapindaceae
Juss.
Allophyllus africanus P. Beauv.
gu so
Aphania senegalensis (Juss. ex Pair.) Radlk.
so
PaU/linia pinnata Linn.
gu so
Sapotaceae Juss.
Malacantha alnifolia (Bak.) Pierre
sa gu
Simaroubaceae
OC.
Balanites aegyptiaca (Linn.) Del.
sa so
Solanaceae
Juss.
Datura metel (Linn.)
sa so
Physalis angulata Linn.
gu so
Sterculiaceae Vent
Waltheria indica Linn.
sa sa
Tiliaceae Juss.
Corehorus olitorius Linn.
gu so
Corehorus tridens Linn.
so
Grewia bieolor Juss.
sa so
Grewia flaveseens Juss.
so
Triwnfetta pentandra A. Rich.
sa sa
Verbenaceae Jaume st - Hil
Clerodendrum eapitatwn (Willd.) Schum. et Thann.
gu so
Lantana eamara Linn.
sa gu
Vitex doniana Sweet
sa gu
La liste des familles avec le nombre de genres et d'espèces qu'elles renferment sont donnés
dans le tableau 5. On constate que les Poaeeae sont les plus représentées dans la "réserve" avec 22
espèces, suivies des Fabaceae (16 espèces) et des Euphorbiaceae (13 espèces). On note également
que 50% des familles ne sont représentées que par une seule espèce dans la "réserve" botanique.
Tableau 5 - Liste des familles avec le nombre de genres et d'espèces
qu'elles renferment
Familles
Nombre de genres
N"ombre d'espèces
Aeanthaceae Juss.
3
4
Agavaceae 1. G. Agardh.
1
1
Amaranthaceae Juss.
3
3
Amaryllidaceae Jaume St - Hil
1
1
Ampelidaceae Planch.
1
1
Anacardiaceae R. Br.
3
4
Apoeynaceae Juss.
5
5
Araceae Juss.
1
1
Arecaceae Schultz-Schuktzenst.
3
3
Asclepiadaceae R. Br.
4
4
Asparagaceae Juss.
1
1
Asteraceae Oum
2
2

30
Familles
Nombre de genres Nombr.d'espèces
Bignoniaceae Juss.
1
1
Bombacaceae Kunth
1
1
Burseraceae Kunth
1
1
Ceasalpiniaceae R. Br.
7
10
Capparidaceae Juss.
5
6
Caryophyllaceae Juss.
1
1
Casuarinaceae R. Br.
1
1
Celastraceae R. Br.
2
2
Combretaceae R. Br.
1
3
Commelinaceae R. Br.
1
2
Convolvulaceae Juss.
3
5
Cucurbitaceae Juss.
2
2
Cyperaceae Juss.
4
10
Ebenaceae Vent.
1
1
Euphorbiaceae Juss.
11
13
Fabaceae Lindl.
7
16
Ficoidaceae Juss.
1
1
Flacourtiaceae OC.
1
1
Labiateae Juss.
1
1
Lauraceae Juss.
1
1
.Loranthaceae Juss.
1
1
Lythraceae Jaume St - Hil
1
1
Malvaceae Juss.
4
7
Meliaceae Juss.
3
3
Menispermaceae Juss.
1
1
Mimosaceae R. Br.
3
7
Moraceae Link
3
10
Nyctaginaceae Juss.
1
1
Opiliaceae Valeton
1
1
Orobanchaceae Vent.
1
1
Pedaliaceae R. Br.
1
1
Plumbaginaceae Juss.
l
1
Poaceae Barnhart
18
22
Rhamnaceae Juss.
1
l
Rosaceae Juss.
2
2
Rubiaceae Juss.
6
6
Rutaceae Juss.
1
1
Sapindaceae Juss.
3
3
Sapotaceae Juss.
1
1
Simarubaceae De.
1
1
Solanaceae Juss.
2
2
Sterculiaceae Vent
1
1
Tiliaceae Juss.
3
5
Verbenaceae Jaume St- Hil
3
3
Total
144
192

31
III -1.2- Proportions des arbres, arbustes et herbacées dans la "réserve" de Noflaye
Ces proportions sont données dans le tableau 6, en rapport avec l'affinité phytogéographique
des plantes.
Tableau 6 - Proportion des arbres, arbustes et herbacées dans la "réserve"
Herbacées
Herbacées
Affinité
Nombre
Arbres
Arbustes
Parasites
non
graminéennes
graminéennes
gu
7
3
1
0
2
1
gu sa
36
13
7
0
9
7
sa
')
"-
0
2
0
0
0
sa SIO
1
0
0
0
1
0
sa sa
15
3
5
0
5
2
sa
74
7
19
2
30
16
sa gu
30
5
12
0
8
5
sa sa
27
2
3
1
20
1
Total
192
33
49
3
75
32
La "réserve" de Noflaye est ainsi caractérisée par une prédominance des espèces herbacées.
Elles représentent plus de 55 % de la flore, dont 39 % se composent d'herbacées non graminéennes.
Les arbustes représentent environ 25 % de cette flore et les arbres 17 %.
III -1.3- Les affinités phytogéographiques de la flore
Les données du tableau 6 montrent que la majeure partie de la flore est composée d'espèces
soudaniennes (38,5 % de la flore) parmi lesquelles on compte 7 espèces arborescentes, 19 espèces
arbustives et 46 espèces herbacées. Les plus communes sont Acacia ataxacantha, Adansonia digitata,
Aphania senegalensis, Capparis tomentosa, Crataeva religiosa; Dichrostachys cinerea, Fagara

zanthoxyloides, May tenus senegalellsis, Nauclea latijolia, Strophanthus sarmentosus, ainsi que les
herbacées telles Alysicarpus ovalifolius, Borreria stachydea, Dactyloctenium aegyptium, Digitaria
horizontalis, Diheteropogon amplectens
var. catangensis, Pennisetum pedicellatun et Zornia
glochidiata.
Les espèces soudano-sahéliennes représentent 14 % de cette flore et sont essentiellement
constituées de plantes herbacées non graminéennes. Parmi elles, on note seulement 2 espèces
arborescentes (Acacia albida, Tamarindus indica ) et 3 espèces arbustives que sont Boscia
senegalensis, Jatropha curcas
et Piliostigma reticulatum.
Les espèces à affinité saharo-sindienne et sahélienne sont très peu représentées dans la
"réserve". Tephrosia purpurea est la seule saharo-sindienne, et les sahéliennes sont Commiphora
africana et Euphorbia balsamijera .
L'importance des espèces à tendance guinéenne est notable avec 30 espèces soudano-
guinéennes, 36 espèces guinéo-soudaniennes et 7 espèces guinéennes qui représentent respectivement
15,6 %, 18,7 % et 3,6 % de la flore de cette "réserve". Les plus fréquemment rencontrées sont
LoncJwcarpus sericeus, Parinari macrophylla, Phoenix reclinata, Ziziphus mucronata, Chrysobalanus
orbicu/aris, Combretum paniculatum ainsi que les Moraceae telles Antiaris africana, Ficus capensis,
Ficus vogelii, Ficus scott-elliotii
et Morus mesozygia. Les 6 espèces guinéennes de la "réserve" sont
Alchomea cordijolia, Elaeis guineensis, Ficus polita, Pavetta oblongijolia, Oplismenus burmanii et
Rhynchosia pycnostachya .
Si l'on considère les trois types d'affinités phytogéographiques majeurs que l'on peut
admettre dans la "réserve", on retient que 18 espèces sont sahéliennes, 131 espèces sont
soudaniennes et 43 espèces sont guinéennes (figure 12).

32
Figure 12 - Comparaison du nombre d'espèces par affinité
Nombre d'espèces
phytogéographique
140
----'-""""'-J.
_
~
120 +-----V"h 09'...+--------------------------
100 + - - - - - f : ' 0 0 1 - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
8 0 + - - - -
60 + - - - - - Y / / . o 9 ' . A - - - - - - - - - - - - . , 4 , . . . . , 3 - - - - - - - - - - - - - -
4 0 + - - - -
18
2 0 + - - - -
0 + - - - - -
Soudanienne
Guinéenne
Sahélienne
Ainsi, le fond dominant de cette flore est soud<mien avec une tendance guinéenne remarquable.
Notons cependant que la majeure partie des espèces à affinité guinéenne sont rares, souvent en
individus isolés, et influencent très peu la physionomie de la végétation de la "réserve".
111- 2 • La vé2étation actuelle de la "réserve" de Noflaye
L'analyse des groupements floristiques a été faite en considérant distinctement la flore
ligneuse et la flore herbacée. S'il a été possible en effet de dénombrer les arbres et arbustes dans
chaque parcelle au moment de l'inventaire, cette opération a été impossible pour les herbacées a cause
de leur très grand nombre. Ainsi, l'analyse de la végétation ligneuse à l'échelle de la parcelle est
qualitative et quantitative, tandis que celle des herbacées est uniquement qualitative. L'analyse
quantitative des herbacées a été faite à plus petite échelle, dans des placettes de 1 m2. Ceci explique
que ces données soient traitées séparément.
III· 2.1- Analyse de la végétation ligneuse
Le tableau 7 obtenu avec le logiciel TWINSPAN montre une classification des relevés et des
espèces ligneuses. Les chiffres indiquent les classes d'abondance dans lesquelles la densité des
espèces est exprimée dans le tableau. Les cinq classes d'abondance utilisées pour cette analyse sont
les suivantes:
1 = nombre de pieds compris entre 0 et 2;
2 = nombre de pieds compris entre 3 et 5;
3 =nombre de pieds compris entre 6 et 10;
4 = nombre de pieds compris entre Il et 20;
5 =nombre de pieds supérieur à 20.

33
Tableau 7 • ~nalyse de la végétation ligneuse de la Il réserve Il de Noflaye
1 11
1
11111
1 111
347042675381336869965136
77 ~~~~455679~~;4~;;; 1244 566 78889~~~~g;;;;;~~~g ~~~~~~~~
1112222344 566 79999~~~g~~;;;;;~~~~~~~~~!;
4414 993 639075 7774 4 59084 0
891218434123136590687002362551267234596712582568 0445 9059 036892 6914 580095 06 7268937103782 304 7836824 629'
4 Acae albi
----1-------1----
_
----4 ----1- - ----2 --2 -1- ------- ----- - - - - --4 -- --1- -
-2 1-
-1-
---1-1-1--
--113 c
26 Cler eapi
-------2--------
_ ------4414--13--2- 2- ------ -2- 2----- - - - -1-- --- - --- -
-
-
- - - - ---1-13- --------1-------
i
28 Comb aeul
-----2-------------
_ ------------1----------43------------------
----------------------------------------------i
36 Dich 'I1om
--2141-11-----------
_
-------11--1-1-1---1-112-2--212-3-12211252 -12 32 -2 22 2 212-1-4 -1414 --3--2 24 -- -121-53-4 34 4 34 322-2----4 42'
34 Oeta JDier
------------------1----- ----------------------------------1-----------
i
40 Erhy afri
-------2--------------__
62 Lann nigr
-1- -2 --- -1-- -
_
64 Lept hast
1-1111212233323221211111
==================================================================;=============================1===1
21-222-1-1--1---- - ----121-1--- ----21211- --- - ---- 2 21-- - - -- - - ----1----2 -_ ---111-1----11-1---- - __ -----1;
74 Pari JDaer
3-112332213-12------
_
-21---23232322221121--211-121211------22--2--23-2 -2321--1-1----112 -1-1-2---1-----1--1-----1-21---1--'
5 Aeac atax
----- 3-111-112 --2 322----
--2----2-1--122222212-2212124333-4311334 3 333-4-13-333222 3-2 --32 2 211--3 313313-24--3222-2--2314 2 241_32'
25 Chry orbi
54---------------------_
----------------------------- ---- - -- - - --- - - - ---- 4 - 3-- - -- - - -------- 3----- -1-------- - ---1- 31- -----5---:
79 Pi l i reti
-------------1----------- -------------------1------------1---1- -------3--3------3----1--12--------
1____
.
7 Acae JDaer
------------------------ ------2----------------------
1
17 BaIa aegy
---------------------------------------------------------3----------------
J
27 Coce gran
------------------------------------------------------------------------l-
J
35 Dial guin
--- ----- - --- - - ---- - - --- - ---- -- - - - --- - - - - - - --- -- - - - - -- - - - -1- - -- - - - - - --- - -.:. -
1
43 Fieu cong
- - ---------- ----- - -- -- - --- - - - - - - --1- ---- - - -- -- -- - - --- - - __ - - -
-
-
:
44 Fieu gnap
----------------------------------------------------------------------------------------------------4
46 F1.eu otto
-- ----- --- - - ------ ----- - --- - -- - - - --- - -- -- - - --- - - - - --- - - - - - ---- --- -- --- - -- - -- - --------- -- -1-------- --{
59 Kige airi
82 Saba sene
--------------------- --------- - --- - - - ---- - - -- - - --- -- - - ---1- --- - ----- ------ ---------------- ----------,
33 Dani oliv
-------- ----------------------- - - --- --- -- - - - --1- - - - ---111- ------- --------- -- - -- ----
4 --,
8 Acae nilo
----------------------------------------------------------------------------------------------------1
67 Mala a1ni
--- ------------------------- -- - - -- - - - --- ----- - - -- - - -- - - - --- ----- - ---- - - --- --------------------------'1:
76 Pave oblo
----------------------------------------------------------------------------------------------------f
84 Seca afze
--------------------------------------1-----------------------------------
i
88 vite doni
80 Pr08 airi
---- ---22---1--------1------1--------- ------1-----1------1--------1---1---
.
;
86 Suo sarm
- - -- ·--12 -----------------1- - - - - ------ -- - - - - -- - -11-1---2 -2 - - - - - - ----- ------ -_ -- -
-- 2 - __ - - --- - - -11--;
55 Hola flor
83 Sane sene
.----------------------------------------------------------------------------------------2-------:
29 Comb JDier
-------------------------------------------2------------------2--------------
1_3
1 __ 3_',
54 Hipp sfri
------2 --- --1- ------ - --- -1- 3 -- - -1-- --- 2 -- ---- - - ---- -- 2 -- -- - ----- - - __ -- --2 2 -- -------2 --- - --1----1--2-;
________________________________________________________ 1
3 ,
56 Hoa1 oPPc
J
89 Zi.zy muer
- ----------------- ---1------ - - - -- - - - - -- - -1-- - 2 -- -- -1-- --1-1- - 2 --------- --- -1- - - - ------11-1- -1--11-1-,
60 Land heud
--------1- ----------- -1-- - -11-- ----- - - - -1-1- - -- - -- -11-- - - - - - - -- 3 --- --- --1- 2 ---
-- ----- -- ---- -1---:
61 Lann humi
- ------ ------ - ---- - -- --- - ----- - --- - - --- - - - --1- - -- - ---1- - - -- - --1- - 3 3---11-- -----2 2- - - --112------ --- 2--;
69 Mayt sene
3555434--1-2252-------54----2-1---4 ----1--2-------- 3----- 35555-34 215555155 554 55--324552 25332554 53555l'
21 Cada fari
------------------------------------------------4---------------------
3'
32 Crat reli
- ------------- ------------ ---- - - --- --- - - - ---- - - -- - --- - - - -- - - --- - - ---- -- -- ------15---- -- -- - ---- --2 2 2 - 4'
50 Fieu thon
58 Khay sene
----------- --------- ----- - -- -- - ----- - - - -- - - - - -- - - -1·- - ---- - - -- -- - --- - ------ - ---
-------- --- - -- --- --.
72 Saùe lati
- - - --------- ---- - - - --1- - -- -- - - -1-- - - -- - - - --- -1- - - - -- - - - - -- 4 - - ~ 34 - - 3-- 3 - -- - -- -------1- ----- ---- - - -----
73 Dpil eelt
------.--------------------------------------------------------1-----------------------------------2:
9 Adan digi
--------------------2----------------------1-1-----------2------------------------------------------.
22 Capp tome
------------------1----- -------11--11-----11-111-1-2222---1---1-3-1212--21------122122-2-12-2-311-123---21-22----2--1--1----i
31 Comm afri.
- - -11-2-- - 3-11--11--1--- -- -1- --1- ----- - - - ---1- - -- - - -- - - - - - - 3 --1- --1--- 2 - 3- - - ----2 -----1--- - --1- -1- --:
42 Fi.eu cape
------------ -----------1- - - ---- - ---- - -- - - - ----1- - - - ---1-- - 2 - -1---- - - --- - -- - - --- -- - - ---- - - - ----- - ----1
47 Fieu ovat
------------ -- - -- -- -2- ----- -- 2 - --- - . -- - - - ----- - --11-21- - -1-- - - - ---- ---1-1--2 -- -1--11-1- - ---:i - - 2 ----,
49 Fieu scot
53 Gre", bleo
====================ll==l===;=l=i=====;===l========l=l===;;==11;;;=;;;=;;1=====1====1=====;1=;;===;;}
57 Jatr cure
---------- - ------------ ---- - - - - -. -- - - -- - - - - - --- - - - - - - - -- - - - - -- -- - --- - - - - - - - --- - - - 4 ------ ------ - -----:
66 Mach loner
---------1- 2 -- -- - -- --- 22 ---- - - --- - - - - - 3- - - -- -2 -- -- - - - - -- -- - - - -- ---- ----- --
- --_
-----_,
78 Phyl reti
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - _o. - - _._ - 3 -- 3- - - 2 ---- ---1
----- - 2- - -1-- ------ -li
14 Apha sene:
----
2
·__ ---
_ --1---221--1-3-1-22-211-11----1--- ---12 -1--11------------1412 22213332- - 22 3_ 3--32 21--2 ------12---1-13-{
20 Bosc 8ene
-------1--1-------11----
------2--1-12-------5522-4235-4--- 3 32532 2 -53434-5-2 -1221-4 -2 -2 33- 32-- 332 31--524 212 33251--4 4 -31122-52;
1 :ra a xaut
-----1---
--------1---------------1-112--------- -------------1- 1------------2-1--
- __ -----
'
13 Anti afri
---------------------1--- ----
---- ----1--------------3---2------------
----- ----1 ----:
15 Aspa paul
--------------------------------1-------------------------------------------------------------------~
16 Azad lndi.
----------------------------------------------------------------------------------------------------~
23 Cari. edul
39 Elae gain
- -- - --- - - -- -- -- - - ----- - ---- - - - - -- -- - - - - - - - ---- - - - - - - - - - - - - -- - - - ---2 - - -- - -- - -----2 ~ - - - ---- - - ---- - ----.
52 Flac flav
----------------------------------------------------------------------------------------------------j
65 Lone seri
-- --------- -"---- -- ----- -- -- - - 2 -- -- - - - - -- - -- - - - - - -- - - --- - - - - - 1-2 - - - - -- - --1
---
- 2 - 2 --2 - ---- --- - --;
68 Maug indi
71 Horu meso
-- ------------ -- ----- - ----- -- -- - - - - - -- - - -- -- - - - --- - -- - - - -1- - - - - - - - - - - - - - -- -1-----1- - - - ---- - - ----- - - --
75 Paul pinn
---------------- ---- - --- - -- -- - ------ - - - - -- -- --- -- - --- - - --- - - - - - - - - - - --- - - - - --------- - - - ---- - ------ - - - ï
87 Tama indi
----- ----- --- - - - - ----1-- - - - --- - -- - - --- - - - ---- - - - - - - - - -- -- - -- - - -- -- -- - -- - - - -- - - - - - - - ----- -- ------ - ----:,
2 Abut pann
3 Acae Adan
6 Aeae camp
--------------------------------------------------------1--------------------------------------------
10 Alch cord
I l Amer cons
- - - --- -- ---- - - - ---- - ---- -- - - --- -- - -- -- - - - --- - - -- -- - - - - - - - -- - - - - - - - -- - - - - -- ----- - ---- -- - - - --- - -- ---- - -!.
18 Bora. aeth
24 Ca8U equi
30 Comb pann
-- ------------ --- ----- ----- - -- -- -- ---- - - -- - ----- - -- - - - -- - - - - ----- - -- - - - --- --- -- ----- -- - --1--- - -------.
37 Dios fere
38 Ekeb sene
45 Fieu ithe
48 Fieu poli
51 Fieu 'voge
------ --- -- -- - - --------- -- -- -- - - - - - --- - -- -- - - -- - - - - -- - - - ------ - - -- - - --- --- -- -- - ---- -- - - ----- - - - - -- - --!
77 Phoe recl
---
----- - - - --- ---- --- - -- - - - - - - - - - - - - - --1- - - - -- -- -- - -- - - -- - 2 - ----- - - - - -- - --- ------ - - --- -- --- -------
81 Riel eorran
63 Lant cama
_______ --
-
------1
----__ -- ------- - -------- - -- - - ---- - - - - 2 - - - -- -- - - - - - - - - - - - - ---- -1- - --- --- - - -- --- -- -- -- - - -- ---- - - - ---
12 Anac ocei
0000000000000000000000000 0000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000~
0000000000000000000000000 11111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111l
0011111111111111111111111 0000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000_
00000001111111111111111 0000000000000000000011111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111U
00011110000000000011111 0000001111111111111100000000000000000000 00000000 000000 000 00 00 00000 00000 000 0000000000000000000000000001
0000000111100001 1111110000000001111100000000000000000000000000000000 0 0 0 0 0 11111111111111111111111111111111111111111111:
1
II

34
Ce tableau permet de distinguer 3 groupes d'espèces classées du haut vers le bas. Ces groupes
sont désignés dans cet ordre par les lettres A,B et C. On remarque par ailleurs que ces différents
groupements floristiques sont classés approximativement suivant une diagonale qui passe du haut à
gauche (occupé par le groupement A), vers le bas à droite du tableau (occupé par le groupement C).
Ces groupements caractérisent trois principaux types de relevés ordonnés de la gauche vers la droite
du tableau. Les observations faites sur le terrain permettent de constater que ces groupes de relevés (l,
II et III) correspondent en grande partie à trois milieux caractéristiques de la "réserve" que sont les
dunes (groupe 1), les chenaux asséchés (groupe III) et les zones de raccordement de ces chenaux aux
dunes (groupe II). Ainsi, l'exploitation du tableau d'analyse permet de décrire trois principaux
groupements floristiques ligneux correspondant aux trois milieux caractéristiques de la "réserve".
III- 2.1.1- Le groupement floristigue li gneux des dunes
Leptadenia hastata et Parinari macrophylla sont les espèces indicatrices de ce groupement.
Elles y sont associées à des espèces moins abondantes et moins fréquentes mais préférentes de ce
milieu. Ce sont Acacia albida , Clerodendron capitatum , Combretum aculeatum , Erythrococca
ajricana et Lannea nigritana . On y rencontre souvent Dichrostachys cinerea , Acacia ataxacantha ,
Maytenus senegalensis , Capparis tomentosa , Commiphora ajricana , Aphania senegalensis et Boscia
senegalensis
qui ne sont cependant pas caractéristiques du milieu en raison de leur meilleure
répartition et leur abondance, notamment dans les zones de versants.
III- 2.1.2- Le groupement floristigue ligneux des zones de raccordement
des dunes aux chenaux asséchés
Ce groupement se caractérise par une importante diversité floristique. Les espèces indicatrices
sont Acacia ataxacantha , Dichrostachys cinerea , Aphania senegalensis , Grewia bicolor , Maytenus
senegalensis et Boscia senegalensis .
On peut noter parmi le cortège floristique de ce groupement, des espèces telles Crataeva
reUgiosa, Loeseneriella ajricana, Nauclea latifoUa, Fagara zanthoxyloides, Strophanthus
sarmentosus, Landolphia heudelotii, Opilia celtidifoUa
ainsi que Ficus vogelii, Ficus capensis,
Adansonia digitata et Khaya senegalensis. Le groupement floristique des versants se présente
souvent sous la forme d'un fourré dominé par Acacia ataxacantha et qui longe de part et d'autre le
ruisseau asséché qu'il recouvre par endroits.
III -2.1.3- Le groupement floristigue li gneux des chenaux asséchés
Le nombre d'essencesJigneuses rencontrées dans cette zone est relativement important. On
constate cependant que ces espèces sont souvent rares et peu abondantes, à l'exception de Lantana
camara, Phoenix reclinata
et Lonchocarpus sericeus qui en sont les espèces indicatrices. Combretum
paniculatum, Azadirachta indica et Acacia nilotica var. adansonii sont des préférentes de ce milieu.
Ces espèces sont souvent en association avec d'autres plantes plus communes dans les
versants. Ce sont par exemple Acacia ataxacantha et surtout Maytenus senegalensis, Capparis
tomentosa, Crataeva religiosa, Aphania senegalensis
et Boscia senegalensis qui y sont fréquentes et
abondantes sous forme de jeunes pieds.
111- 2.2- Analyse qualitative de la végétation herbacée
Le tableau 8 montre une classification des relevés et des espèces herbacées. Seul le critère de
présence ou d'absence des espèces dans les relevés a été ici analysé. Dans le tableau, le chiffre" l "
indique la présence de l'espèce, et le tiret signifie que l'espèce n'a pas été recensée dans la parcelle.
A partir de ce critère purement qualitatif, les relevés ont été classés en trois groupes principaux
(1, II,III) de la gauche en haut du tableau, vers la droite en bas du tableau. La distinction est faite entre
les relevés situés dans les chenaux asséchés (1), ceux localisés sur les dunes (II) et ceux de la zone de
raccordement des dunes aux bas-fonds asséchés (III). A ces différents milieux correspondent
respectivement les groupements floristiques A, B et C.

35
Tableau 8 . Analyse qualitative de la végétati~n herbac
22
1111111112
1112
11111222
111111111111222
Il 1111122
1111222
11111111
Il
24445555667889900012378841220252
322799133 33445677779999013 112333401 056780324666233801229223991 2334444345677805 1256677i
886712677 84 3901 02 9050001582 684 812452 8996855 7 87812 9 32 37845790467143136114 74 7 6 64 04 3 0 152 37 8303 77594342 189678999346905296042312 i
4 Achy arge
---111---1---- -1-- ----- ---------11- - --- - -111--1-- ---- -- __ -----1- --1-----
------------------111--111 1-1-1111----11-1-1-------
26 chl0 pilo
--111-1-1111-11-11-1-1--11111111-1---
1
1
--------1-------
11--1- - --- -- - -1---1------- _ -----1--- -1---
J
40 Cype dive
- --- -1111-11--11-111--11-1--1---11-1111---- - ---
_
------------------1------- ------------------------i
----1-----
.
72 Mari
aIt
11111-11111111111111-1111-----1---
1__ 1_1
1
----1-----------1-
8 Amor cons
----------------------------------------------1-----------------
-1-----
_
_
-------------1------------ ------------------------f
43 Cype rotu
47 Oigi perr

--1-- -- --1- --111-11-1111--1---1---- - -----1-- -11-1---- - -- - - --1-- -- -1-----1 ------111-111--1--11111111 111111111-------1-1-1---i
48 Dihe ampl
-1111-11111---11---1111-1111111-1111111111-1111111111111111111-111111111
1-1111111111111111111111-- 111111111111-11111111111:
50 Eleu iDdi
---- - -1- -111- ---------------- ----- - - -- -----
-
_
51 Erag cili
1---1- -11-11--1---1--1-1--- - -- --- ----- ------ -
- - ---
_
11--11-111--11--1--------- 1-----1-----------------:
58 Bibi phya
- - -- --- - - --- --- ------------1- -1-1- - --------- -1-- - -- - - -- --111-1-- --1- - --1
------------------11------
;
66 Ipom asar
---- -- ------ - ---------------- ---111- - -- --- --
--
_
--------------------------------------------------'
81 Penn pedi
-1111111111111111111-111-1-1111----111111111 __ 11111
----1111---11-11--
----1-11111-1----------11- 1----1--1-111----------'
86 Plum zeyl
-- --- --- - -1-- - -11------11--- ---- - ------- - - ------1---1-----1-1-----------
-----------1-1------------ 1---------------1-------;
89 Pupa lapa
--------------------------------1----1-----1-------
----1--1----------
--------1------------1--1-
i
,
90 Rhyn mini
----------------------1---------------1--------------
_ --------------------------------------------------
94 Sida rhom
----------1-------1--------------------------------- __ -------1----------
1--------- -----
_
5 Alys oval
-------------------------1 ----- --------------------------------1----
11-1-111111-1111-11111111-11-1111--1111111-1-111~
6 Amar spiD
-----------------------l--------------------------r
7 Amma sene
- -- ----- - - - -- --- -- - - ------ ------ - - - --- --- - - - - -----[
11 Aapa paul
-------------------1------
,
13 Blep lina
-1-- -- -- - - - - --- - - - - ------- _ -----
--- ----1-,
14 Blep Dlade
16 Boer repe

-----------------------1------------
_
17 Borr stac
-1-1--111--1-1111-1-1-1-1111-----1----1-----1-------- ---------111-111-11
111111111-1111111111111111111111111111-1111111111~
25 Cera sesa
-------1- ----- - ----------- - -- ---- -- --- - - - - -1-1--1-'
36 Crot retu
----- ---- - -- - -- - -- -- ------ ----1-- - - - - - --- --- --- ---,
45 Oatu mete
55 Gyna gyna
57 Hibi aspe
--- - -- ----1-- - - - -- ----------------- - --- -- ---- - - ---- -- - - - -------1---- -1--
11111-11111-11-1-1-111111111111111111-11111111111~
61 Indi astr
- - - - --- --- -- - - - ------ ------ -- ---- - - - -- - - ---- - - - - - ---- - - - - ------1- -1-1---
1------1-111--111----111-1111-1111-1---1-1--1----1
67 Ipom erio
--------- --------- ----1--- ----------- -1-----------,
69 Just ineu
---------------------------1----------------------
70 Xoha gran
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - ---- ---- -1-- -- -- - - - - ----.
73 Merr aegy
---------------------------1-------- -----------------------------------1 -11-------1-----------1-11111-11-1111--1
11
:
74 Merr trid
1111----111-1-1-------1-11_11_11_11111 __ 1:111_111i
87 Poly cory
88 P01y erya

-----1-1111-1-11-1---11-11--11---111111,1-11-11111:
91 Rhyn pien
-----------------------------------------1--------;
92 Seta mega
---------------------1------------1--------------------------------
_ ------------------111-------1--1-----------1------
95 Sida uren
-1----------------
1
97 Teph brac
- - - - - --- - - -- - - -- - --------- --------- - --- - - - --- - - - - -- ----- - - - - - ------1- - --
-------1--1---11----11-1-------1111-111---1111-1-~
98 Teph Une
- -- - -- --- ---- -- - ------------- --------- - - - - --- - -- - - - - - - -- - ---- - - - - -11-- --
1--1111-111-1-11111-11-1111111111111-1-11-111-__ 11,
99 Teph lupi
------------------------------------111---1---111~
100 Teph purp
------------------------------------------------1----------------------- 11111--111111-1-1111111111111_1111111_111_111111111
102 Uren loba
- - - - - -- - --- - - - - - ---------- - - -1- ---1- - ---- - -- -------- -- - - - -1---- - - -- -- ---
-------1---------1-11-11--1-1 __ 11111111111_1_111_ti
103 "alt indi
- - - -- - -- --- -- - - -- - -----1----- - ----- - ---- - - - -- ---- - - - - - - - - - ----- - - - -- ----
104
Zorn lati
ï~ï==~=ïïïïï=ïïï==ï=ï~ïïïï==ï=ïïïï==ïïïï==ï=ï=ïïïj
10 Aris etip
11- -1- - - - - -1-1-1--- - -- ------- - -- - - - - -- -- - - -- - - - - - - - - -- -- - - -- - ---- -------
---11-1-11111111-1---1-1111_1 __ 1
11111
1_1_1~
19 Bulb barb
-1- --1-- - - --1- _----11- -- --------- --- -- - - ----- - - - -- - --- ------ - - - - --------
---------.--------11---1111-11-11-1---------1----~
24 Cenc bifl
-11-11111-1--- )_---1-11-11111-11-----------------------------------------
11-11-1111111111111111111111111-11111111111111111~
64 Indi pilo
- - - - - --- - - - - - - - --------11--1----- - - ----- - - - - - - ----- - -- - - - - -- - -- - --- - ----
-11-1-111111--1111--111--1-111-111111-111111111111
76 Mitr sc ab
21 Caes mimo
----------------------------------------------------------1-------------- --1-------- ---------1-- --- ------1--------1--1-1---:
32 Conun fore
1111---111-1-1111-1-1--11-1-1-1--1111--1111111111·
37 Crot loba
-----------------1----------~111-1----------------l
68 Ipom kots
1111---111111111--1----1111-1-11-1-111--1111111111·
75 Hier merc
---------------------------- ----------1-- 1-----~
12 Biai gaya
-------------------------------------------- -- -1.--------- ----1--1- -1- --1----- -- -------1-1111
-1--1-1111111-- 1-111-4
18 Brac dist
--111-1-11--1---1-11111--11-111-1111111--111--,111--11-11-1-11111111-1-1- 1--11---111---1---11-11111---1111-1-111--1-------4
20 CaSB absu
1-----1--1-------------111--1-1-1-1-1--1--1-11111~
44 Oact aegy
--1111111-111111--1-111111111--------------------------------11111111---1 111---111-1111-11-11-1111111111111-11111111-11111~
46 Oigi hori
1-111111111-1111111111111111111-111-111--1111111111111111-11-111111111111 11111-1---11111111111111111111111-111-1111-111-1-.
49 Echy e010
--11--1--1-11-1----1--1--11-11--1--1-11111111-1-1111-1-111111-111111---1- ----1-------------1-------------------------------:
53 Erag trem
- - - - - -1--- -----------1-- --- - - ------ -- - - -- - - ---- - - - - - -- - - - - --------1- - ---- 1111111---1---1-111------- 1------1---1------1-----'
60 Indi aepe
---------------------------------------------------------------1--------- -------1-1- ------1-------- -------1----------------·
82 Penn viol
--1111111111111111-11-111111-11-111111111111111-1111111111111111111111111 11-11-11111111----1111111-111-1111111111111-1111-1,
83 perg deam
- - ------- -1- - - - - - -- -- -- -------- --1- --- -11111111- - -- - - --- -1---11------ - --- --------1-------1-1---111-1---11-----1--111-------1
wn aur.1.
22 Cass tora
------------------1-----------1---1------1-------~
33 Core olit
- - -
- -- - -----
- -- - -- - ---- --1-- - - - - - - - -- - - ------ - - -- ---- - - - -------1----------------1------------1-----------~
35 Crot perr
- - -- - - - --- -- --- - -- - - - - ------ ---1- - - - --- - - - - -------- - - - - - --- -- - - - - - -- - -- -- --111---11-----1----1-1-111-11-1---------11111111i
38 Cucu melo
-------11------1----------1-----1-11-1-11111-----------------1--1-111---
--------1---------11-1-----1--11-111-1--1-1-1----~
41 Cype eecU
-1- - -- - - ---- - --- -- ---- - - - ------- ----- - - - - - ---- - - -- -- - - - - - - - - - - - - --- - - ----
------1-------------------------------------------
54 Fimb exil
-1-- -
-- -- - - - - -1- - - -------- - - - - -- - - - - ------ - - - - - - - - - - - - -1-- --- -1- -1-- 1-1-11-----11--1-1-1----1---11-11----------11----~
__________________________________________________ f
59 Impe cyli
-1----------------------------------------------------------------------
63 Indi diph
1--11-1---11---1--1-----11-1---1----1-----1----1--1
---------------------------1---------------------------------------1----
65 Indi Becu
---1---------------------------------------------~
78 Ori2 J5ati
-1-----------------------------------------------------------------------
3 Acal e i l i
---1------------------------------------------1------1-----------------1
1------------------------------------------------.
9 Andr gaya
23 celo trig
==================================================i
30 Colo cyli
-------------------------1---------------------------------------------- ---------------------1----------------------------~
31 Conun capi
-----1------------1---11------------------------------------11---------- ---------------------------------------------------
34 Corc trid
----------1------------1----------------1-----------------1--1---------- --------------------1-----------------------------~
39 cyno dact
-- - -- - - - - -- - - -- - --- --1------ - - - - - - - - - - - ---- - - - - - - - -- --- ---- - - - - -- - - - ---- --- - - - - - - - --- ------- - ------ --- ---- - - ------ --- - -----
52 Erag ci l i
-1---1---11-----11--1-----------------------------~
62 Indi berh
- - - - - - - - - - - - - - -------- --- -- -- ------- - ---- -- - -- - --- - - - -- --1- - - -- - - - - - - --- ----1-----1-------------------------1----1-------1~
27 Chro eene
--1--1----------1---------------------------------.
28 Cies mucr
--------------------------------------------------~
29 Cocc gran
42 Cype haap
56 He.em mult
ïïï=========ï========================ï================================== -==================================================i
71 )Cyll erec
- -- - - --- --- - - - - - - --1- -- ---------- -- - -- - - ---- - -- -- - - - - - -- - -- -- - - - - - ------
79 Paep ecro
- - - - - - - -- - ----- ------- ------ - - - - - - - ------- - - - - - - - - - -- --- --- --- - - -1---1-1 - --- - --- -- -- -- - --- - ------ - - --- ---- ----------- - - - --_:
--------------------------
1
,
80 Paul pinn
84 Phyl ninu

--------------------1-----------------------------~
85 Phye angu
--------------------------------------------------~
0000000000000000000000000000000000000000000000000000 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOt'
000000000000000000000000000000000000000000000000000 00 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 111111111111111111111111111111111111111111111111111i
000000000000000000000000000000001111111111111111111111111111111111111111 00000000000000000000000000000000001111111111111111U
00000000000000000000000001111111 00000000000000000000 000 000000 01111111111 000000000000000000011111111111111100000000000000000:
0011111111111111111111111
000000000000111111111111111111
000000011111111111100111111111111100000000011111111i
Il
1

36
III-2.2.1- Le groupement herbacée de la zone de raccordement des dunes
aux chenaux asséchés
Cette zone se caractérise par une importante diversité floristique avec cependant très peu
d'espèces qui lui soient réellement inféodées. En effet, on y rencontre plus fréquemment des espèces
en provenance des dunes et du lit asséché. C'est le cas de Pennisetum violaceum, Digitaria
horizontalis, Dactyloctenium aegyptiwn, Echinochloa colona, Brachiaria distichophylla, Commelina

forskalaei, Urena lobata. Crotalaria perrottetii et Cucumus melo. On y distingue cependant quelques
espèces indicatrices que sont Colocynthis cylindrica, Cissampelos mucronata. Paullinia pinnata,
Pergularia daemia
et Indigofera berhautiana. Pour la plupart, il s'agit de plantes grimpantes qui
trouvent dans cette zone, la plus boisée de la "réserve", le support nécessaire pour leur
développement. On y rencontre également Kyllinga erecta et Cyperus haspan qui forment des
peuplements denses sous l'ombre des arbres et arbustes.
111-2.2.2- Le groupement herbacé des dunes
Ce groupement est bien individualisé au milieu du tableau d'analyse. Les espèces indicatrices
de cette zone sont toutes non graminéennes. Elles y sont presque exclusives et se composent de
Tephrosia purpurea, Merremia pinnata, Alysicarpus ovalifoiius, Merremia tridentata, Zornia
glochidiata, Borreria stachydea, Cassia absus, Hibiscus asper, Ipomoea kotschyana et Indigofera
pilosa. Les graminées préférentes de cette zone sont Aristida stipoides, Cenchrus biflorus, Eragrostis
tremula et Dactyloctenium aegyptium outre Diheteropogon amplectens var. catangensis, Pennisetum
pedicellatum, Pennisetumviolacewn, Digitaria horizontalis qui sont plus fréquentes dans les chenaux
asséchés.
nest important de noter que du point de vue de la composition floristique des herbacées, la
zone des dunes se rapproche de celle des chenaux asséchés où l'on rencontre fréquemment Borreria
stachydea, Cenchrus biflorus
et Aristida stipoides, beaucoup plus inféodées aux dunes. Cela
explique que le groupement des dunes et celui des bas-fonds asséchés soient juxtaposés dans le
tableau d'analyse,
III- 2.2.3- Le groupement herbacé des chenaux asséchés
Les espèces caractéristiques de ce milieu sont Chloris prieuri, Cyperus dives, Mariscus
umbellatus et Dactyloctenium aegyptium. En fait Pennisetum violacewn, Diheteropogon amplectens
var. catangensis, Pennisetwn pedicellatum, Digitaria horizontalis, Echinochloa colona et Brachiaria
di'Stichophylla sont les espèces les plus fréquentes dans celte zone et lui donnent sa physionomie
dominante. Ceci révèle non seulement la complexité de l'analyse qualitative des formations herbeuses
mais aussi et surtout l'insuffisance d'une telle analyse dans la caractérisation de ces formations. Tout
au plus, elle renseigne sur la dispersion des herbes sur l'ensemble de l'aire d'étude. Aussi, leur
analyse quantitative s'avère t-elle indispensable.
111- 2.3- Analyse quantitative de la végétation herbacée
Les données quantitatives ont été recueillies dans 227 placettes de 1 m2 chacune dont 105 sur
dunes, 82 dans les chenaux asséchés et 40 dans la zone de raccordement des dunes aux chenaux
asséchés. Ces placettes sont numérotées dans cet ordre. Dans chacune d'elles, les herbes ont été
identifiées, arrachées une à une et le nombre d'individus de chaque espèce a été compté. L'échelle
d'abondance exprimée dans le tableau d'analyse est la suivante:
1 = nombre d'individus compris entre 1 et 10
2 =nombre d'individus compris entre Il et 20
3 = nombre d'individus compris entre 21 et 30
4 = nombre d'individus compris entre 31 et 50
5 = nombre d'individus compris entre 51 et 100
6 = nombre d'individus supérieur à 100.
Le tableau 9 met en évidence deux principaux groupements herbacées dans la "réserve".

3J
Tableau 9 - Analyse quantitative de la végétation herbacée de la "réserve"
12221111111111111111112222222221111111111111111111111222222 1111111111111111111111111111111111111111111111122222
8122223344566778889567011112222011123 334 5567778888999000 1124 011111112 222 22 23 3 33 34 4 4 4 4 4 455555666 66 77778 8 9999 00 002
79351578381151428960055135624678156312475633690135135 0 6704 86902 34 789024 67890 3569012 45692 34 8924 67 902 784 624 782389
345~
28 Cype eseu
---------------------------------------------------------------------2------------------------------------------
55 Penn viol
--------11-1-1-1------1--------242222-2312---2111111-1-11-111111--121---241-21--2-222112--1---1321-----11-1111-1
33 Eehl eolo
---------11----2------1--------1252-211-1--1-1-11--------11-11--1-31---1-21----22----1-1------1---2--1-1----
_
60 Sead flav
------------------------------1---------------------------------------------------------------------
_
58 Plum zeyl
--1-------------------------1-1------------1-------------------------------------------------------------
---1
54 Penn pedi
---122221-111121111- ---11-1-111---- -1--1------------- ------------1-------------1------ --1--1--11- -1-1----------- ----~
52 Oriz sati
1-----------------------------------------
----------------------
_ ___.J
51 Opli bUrIa
-----------------------1----------------------------------------------------------------------------
_
48 Hari nmbe
---1- - - - -1-- - - -- - -- 34 4 6 5- 4 4 2 -4 3-- - - - - - - - - --- ------ - - - - -- ---------- - - - - - --- - - -- --- - -- __ - - - - - --2
- --
_
47 Ityll ereo
-------------------------1-----------------------------2--------------------------------------------
_
40 Impe cyl!
2--2------------------------------------------------------1---------------------------------------------
----
39 Bibi phy.
-------1--------------------------------1-------------11----------------1--1-----------1--------1----
----
36 Fimb exil
-111-- - - - - - - ---- - - - - -1--- - 212 -1- - -- -- - -1- - - -- - - ---1----- -1-- -- -------- -- ------- - - --1- - - - - - ----- - ----- --
- --- ---
34 Eraq cili
------------1--------1----------------------------------1------------------------1-------1--------------1-------
32 Oihe ampl
-------121-1-2-11-1---1--1-1---1141113121---2---1-1-11-1----22----2111-2112--12-1--11-21-11-1-221112-1--1--1-11- ---1'
31 Oiqi perr
------5----1------2---1----------------1-1--1------11-------------1---1----1---1-----1-------------------------- 4-12
27 Cype hasp
-1-----------------------------------------------------------------------------------2----------------2---------
26 cype dive
----------1--------------------------------------------------1-------------------------------------------1------
11 Bulb barb
-1--------------2--------1-----------------------------------------------2--------------------------------------
8 Blum auri
1-11----1-------------------------------------------------------------------------------------------------------
3 Achy arqe
---- - -- - -4 - - - -- - - - -1- - -- -- - - - - -_ - - - - - - - - - --2 - -- - -12 - - - -- - -- 2 2---- - - - - -- - __ 1- - --1---- - - - --- -- - - - - - - -- -- -- - -- -- - --
2 Acal cili
---------2-------3----------------------------------------------------------------------------------------------
35 Eraq trem
--1------------------------1-----------------------------------------1------------------------------------------
30 Oiqi. horJ.
-----1-----1-13----2--31-1------122----------------------1153444535556523554666563555544544526222331235231323323
2 g Oact aegy
--------1----------2----2-------115---1---2---------1------2-------22--22-2--1---1------1--------------1--11----
16 ChIo prie
------------------------1----1------------------------1-----1----1-1----------------·-1------------11-----------
10 Brac di.st
----------------------------1--1-----22--11-1-21---------111-1-------------2-----1---1-----------------------1--
67 Uren loba
--------------------------------------------------1-------------------------------------------------------2-----
62 sida rhom
:,--1
------------------------------------------1-----------1---------------------------------------------------------
61 $eta mega
-----------------------------------~------------------ ----------------------------------------------------------
56 Perg daem
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------1-
53 pasp sero
-------------------------------------1--------1---------------------1--1----------------------------------------
4g Herr aegy
-------------------
1---------------------------------------------
_
21 Core trid
-----------------------------------------1----------------------------------------------------------------------
6 Elai gava
---5
--------------------------------- ------
--------2------------------------------------------------------ ---
64 Teph line
--1------------------- ------- -
-------
-
-----------1-----
-----1-----
_.--------------- 1
-------1---1--
43 Indi diph
--2------------------------------------------------------------------1---------------------------------
----
38 Bibi aspe
--------------------------1--------------------------------1----------------------------------------
----
14 Cene bif l
---------------------1----1--------1---------------1-1-----1-----------------------------1-------1--------------
6g ZOJ;"n gloc
--------------------------------------------------3--------3----------------------------------------
1---
68 walt indi
66 'reph purp
----------------------------------------------------------------------2-----------------------------
---- 11-"
65 'reph 1upi
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------- ---~
63 Teph brac
Sg Poly eria
::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::ï::: :::1
57 Phyl niru
50 Herr trid
-1-":
4.6 Ipom kots
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45 Indi seou
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2
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44
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42 Indi berh
41 Indi a1!!ltr
------------------------------------------------------------------------------1--------------------------------- ---i
37 Gyna gyna
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------- ---i
25 Cyuo dact
24 Cucu melo

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23 Crot loba
22 Crot perr

::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::
:::~ :::~
20 Core olit
19 Conun fors
18 colo cyl!
17 chro sene
15 Cera
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13 Cass miJno
12 CaSB ahsu

g Barr stac
---------1---------------_1-1---1---------1-------1-1-----------212---4--2-3--2--2-------------------------1---1
7 Blep lina
5 Aris stip
---------------------------------------------------1----1--1~--------1------------------
1-1----
----
-----2---------1-----1--------------------------------
_
4. AlYB oval
0000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000
oo(
000000000000000000000000000 0000 111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111
111:
0000111111111111111111111111111000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000 1111
000000000000000111111111111000 00 0000000000000000000000011111111111111111111111111111111111111111111111111111
OOC,
1

38
Le premier groupement, essentiellement confiné en haut à gauche du tableau, a pour espèces
indicatrices Pennisetum violaceum, Echinochloa colona, Pennisetum pedicellatum, Diheteropogon
amplectans var. catangensis et Mariscus umbellatus qui y apparaît par plages relativement denses et
très irrégulièrement disséminées. Ce groupement dont les espèces indicatrices sont toutes
graminéennes se distingue d'un second qui occupe la partie droite en bas du tableau et dont les
espèces indicatrices sont en grande partie non graminéennes. Il s'agit de Borreria stachydea, Ipomoea
kotschyana, Tephrosia purpurea, Merremia tridentata, Alysicarpus ovaliJolius, IndigoJera pilosa,

Commelina Jorskalaei et Cenchrus biflorus. Ce groupement est très riche en espèces parmi lesquelles
on compte comme espèces caractéristiques, Cassia absus, Polycarpea eriantha, Zornia glochidiata et
Tephrosia linearis.
L'analyse met en évidence un certain nombre d'espèces communes aux deux groupements. Ce
sont Digitaria horizontalis (plus fréquente et plus abondante dans le premier groupement),
Dactyloctenium aegyptium et Brachiaria distichophylla.
Le groupement herbacé non graminéen caractérise surtout les relevés effectués sur la levée
sableuse (placettes de 1 à 105), tandis que le groupement à herbacées graminéennes caractérise
essentiellement les relevés de la vallée fossile. La zone de raccordement de ces deux milieux ne
possède donc pas un groupement floristique herbacé caractéristique. Les relevés qui y ont été
effectués possèdent les caractéristiques de l'un ou l'autre groupement selon la fréquence et surtout
l'abondance des espèces qu'on y trouve. Ainsi, pour ceux où le développement herbacé graminéen
est prédominant, les espèces qui les caractérisent sont Mariscus umbellatus, Diheteropogon
amplectans
var. catangensis et Digitaria horizontalis. Ils constituent l'essentiel des relevés de la zone
de versants. Quelques uns seulement d'entre eux se particularisent par une présence notable
d'herbacées non graminéennes surtout Borreria stachydea, Indigofera pilosa, Zornia glochydiata et
Cenchrus biflorus.
III- 3- Les principaux types de vé2étation de la "réserve"
La terminologie utilisée pour la description des types de formations végétales se réfère à la
classification donnée par White, F. 1986. Cette classification, relativement récente, découle des
précédentes y compris celle dite "de Yangambi" (CCTA/ CSA, 1956; Trochain, 1. 1957; Boughey,
A. S. 1957; Monod, Th. 1963; Aubreville, A. 1965; Beard, J. S. 1967; Guillaumet, J. L. et
Koechlin, J. 1971; Descoings, B. 1973).
Le reproche fondamental fait à cette dernière concerne l'emploi des termes "savane" et
"steppe" (d'origine non africaine), et la délimitation qu'on leur donne. Cette discussion a été détaillée
par White in Chapman, J. D. et White, F. (1970), ainsi que Descoings,B. (1973; 1978). White, F.
(1986) rapporte que le seul écologiste, Walter, H. (1939; 1943; 1962; 1964), qui a effectué une étude
approfondie des formations herbeuses de l'Europe de l'Est et de celles de l'Afrique subtropicale
conteste l'utilisation du mot "steppe" en Afrique tropicale. Notons que Trochain, J. (1951) avait
également proposé pour les "steppes" tropicales le terme de "pseudo steppes" qui n'a pas été retenu
par le Colloque de Yangambi. Quant au terme "savane", il a reçu des définitions si différentes qu'il
devient difficile de l'utiliser avec un sens précis dans une classification.
Selon la terminologie de White, F. (1986), trois principaux types de formations peuvent être
décrits dans la "réserve" de Noflaye. On y distingue une formation herbeuse sur dune, une
formation herbeuse boisée dans les chenaux asséchés et un fourré dans la zone de raccordement
des dunes aux chenaux asséchés. Selon White, F. (1986 p..50), la formation herbeuse est un "terrain
couvert de graminées et d'autres herbes, soit dépourvu de plantes ligneuses, soit avec un
recouvrement de ces dernières n'excédant pas 10 %". La formation herbeuse boisée est un " terrain
couvert de graminées et d'autres herbes, avec un recouvrement de plantes ligneuses compris entre 10
et 40 %". Le fourré est un "peuplement fermé de buissons et de plantes grimpantes, de hauteur
comprise généralement entre 3 et 7 m".

39
III-3.1- La formation herbeuse des dunes (photo n° 1)
Les dunes sont dominées par une formation herbeuse ouverte à Borreria slachydea , Tephrosia
purpurea, Cenclzrus biflorus, Aristida stipoides et Dactyloclenium aegyplium. Les herbacées non
graminéennes, d'environ 30 cm de haut, dominent cette formation dont le groupement floristique
comporte également Merremia pinnala, Alysicarpus ovalijolius, Merremia lridentala subsp.
anguslifoiia, Zornia glochidiata, Indigojera pilosa, Cassia absus et Polycarpaea erianLha .
La strate ligneuse, généralement disséminée, est caractérisée par Lepladenia haslala et Parinari
macroplzylla. On y rencontre également Acacia alaxacanlha, Maylenus senegalensis, Commip/wra
ajricana
et Acacia albida.
Photo n° 1 - Formation herbeuse sur dunes
1II-3.2- La formation herbeuse boisée des chenaux asséchés (photo n02)
Cette formation se caractérise par une strate graminéenne supérieure continue et haute,
atteignant parfois 2 m. Elle se compose de Penniselum violaceum, Penniselum pedicellalum et
Diheleropogon ampleclens var. calangensis. Elle influence une strate inférieure essentiellement
constituée de Digitaria /wriZOnlalis et Echùwchloa colona.
Les plantes ligneuses, ordinairement disséminées, sont principalement représentées par
Lanlana camara, Phoenix reclinala et Lonc/wcarpus sericeus. On y observe aussi Ficus vogelii,
Acacia alaxacanlha, Acacia nilotica
var. adansonii, Acacia polyacanLha var. campylacanlha et
Combrelum paniculalum, ainsi qu'une abondante régénération de Boscia senegalensis, Aphania
senegalensis, Cralaeva religiosa, Capparis tomentosa et Maytenus senegalensis.

40
Photo N° 2 - Formation herbeuse boisée des chenaux asséchés
iII- 3.3- Le fourré des zones de raccordement des dunes aux chenaux
asséchés (photo n03)
La formation végétale dominante des zones de versants est un peuplement fermé d'arbustes,
de buissons et de plantes grimpantes de hauteur comprise généralement entre 3 et 6 m. Peu
pénétrable, surtout dans la partie sud de la "réserve", ce fourré est souvent morcelé, permettant le
développement d'un tapis herbacé discontinu.
Le groupement floristique ligneux caractéristique de cette zone se compose de Acacia
ataxacantha, Di.chrostachys cinerea, Aphania senegalensis, Grewia bicolor, Boscia senegalensis, et
Maytenus senegalensis. Les espèces également indicatrices de ce fourré sont Crataeva religiosa,
Loeseneriella aJricana, Ziziphus mucronata, Fagara wnthoxyloides, Capparis tomentosa, Nauclea
lati/olia
et Strophanthus sarmentosus. Des arbres assez grands (l0 à 15 m) émergent parfois de la
formation, soit localisés par groupes, soit par individus largement espacés. Ce sont Ficus vogelii,
Ficus capensis, Adansonia digitata, Khaya senegalensis, Antiaris aJricana et Lonchocarpus sericeus.
Ces arbres, relativement nombreux, surtout dans la partie sud de la "réserve", forment une strate
distincte mais ouverte, de sorte que ce fourré prend par endroit l'aspect d'une forêt broussailleuse
(White, F. 1986).
Les espèces herbacées sont constituées de Cissampelos mucronata, Paullinia pinnata,
Indigo/era berhautiana, Pergularia daemia, ainsi que Kyllinga erecta, Cyperus haspan, Fimbristylis
hispidula subsp. senegalensis. Lorsque le fourré présente des trouées, on observe un tapis
graminéen à Pennisetum violaceum, Diheteropogon amplectens var. catangensis, Echinochloa colona,
Digitaria Iwrizontalis et Dactyloctenium aegyptium.

41
Photo N°3 - Fourré des zones de raccordement des dunes aux chenaux
asséchés
111-4 - Conclusion sur l'état actuel de la flore et de la
véi:étation de la "réserve" de Noflaye
La "réserve" de Noflaye compte 192 espèces, selon notre inventaire. Elles se répartissent en
144 genres et 56 familles dont les plus importantes en nombre d'espèces sont ks Poaceae, les
Fabaceae et les Euphorbiaceae. L'affinité phytogéographique dominante de cette flore est la tendance
soudanienne qui en représente 68,2 % dont 38,5 % d'espèces typiquement soudaniennes. On y note
une importante tendance guinéenne (22,4 % des espèces) alors que les saharo-sindiennes, les
sahéliennes et les sahélo-soudaniennes n'en constituent que 9,4 %.
Dans la "réserve", on peut distinguer trois principaux types de formations végétales
correspondant à trois milieux caractéristiques. Sur les dunes, on observe une formation herbeuse
ouverte à herbacées non graminéennes dominantes. Les chenaux asséchés sont le domaine d'une
formation herbeuse boisée caractérisée par une strate graminéenne supérieure continue et haute ainsi
que des plantes ligneuses disséminées. Dans les zones de raccordement des dunes aux chenaux
asséchés se développe un peuplement fermé d'arbustes et de plantes grimpantes de hauteur ne
dépassant généralement pas 7 m. Quelques arbres plus hauts forment par endroit une strate ouverte
qui offre au fourré de cette zone l'aspect d'une forêt broussailleuse. C'est cette formation qui imprime
à la "réserve" sa physionomie actuelle dominante. Cette situation semble en réalité nouvelle et
résulterait d'une évolution subie par la flore et la végétation de cette "réserve".

Photo N°S - Vestiges de la galerie forestière à Elaeis guineensis
Le cOIT.ptage des souches de palmiers à huile morts encorE. observables (1952 souches) révèle
R.ue cette espèce fut jadis dominante, en peuplement presque pur dans la zone de bas-fonds et assez
réguhèrement disséminée dans la zone de raccordement des bas-fonds aux dunes. Cette plante aux
~sages multiples a disparu de la "réserve" avec bien d'autres, très caractéristiques des galeries
forestières. Il s'agit notamment de Morinda geminata, Voacanga africana, Ritchiea capparoides,
Pouchetia africana, Nelsonia canescens ainsi que des herbacées telles Hibiscus furcatus, Launaea
raraxacifolia, Dicliptera villosior, Lepistemon owariense, Trium!etta cordifolia
et toutes les espèces
1u genre Desmodium. La formation herbeuse boisée des chenaux asséchés est donc en réalité un
groupement de substitution de l'ancienne galerie forestière. On y note un développement considérable
j'espèces plus inféodées à la zone de raccordement des dunes aux bas-fonds. C'est le cas de Acacia
Itaxacantha
, Aphania senegalensis , Acacia polyacantha subsp. campylacantha , Acacia nilotica var.
Idansonii ainsi que Boscia senegalensis , Crataeva religiosa , Capparis tomentosa et Maytenus
,enegalensis qui y régénèrent abondamment
En bordure des chenaux, la végétation avait été caractérisée d'intermédiaire du fait que
luelques espèces seulement y étaient considérées par ADAM, 1. G. (1957) comme autochtones, et de
lombreuses autres en provenance des dunes et du couvert de la galerie à Elaeis guineensis. Ainsi
~tait-il difficlle d'y décrire un groupement caractéristique relativement homogène. La composition
loristique de cette zone demeure certes très diversifiée. Plusieurs espèces y sont maintenant très
lbondantes, formant un fourré qui prend par endroits l'aspect d'une forêt broussailleuse. Le cortège
loristique caractéristique de cette formation se compose principalement d'essences soudaniennes
elles Acacia ataxacant/ta, Dichrostachys cinerea, Aphania senegalensis, Maytenus senegalensis,
]rewia bicolor et Crataeva religiosa. C'est cette formation qui offre actuellement à la "réserve" de
--Ioflaye sa physionomie caractéristique dominante. Par ailleurs, l'étude de la régénération naturelle a
nontré que ce groupement Ooristique s'étend aisément sur les dunes et a tendance à coloniser les bas-
"onds asséchés. Il se comporte ainsi comme une formation qui tend à se substituer à l'ancienne galerie
"orestière. Il est alors difficile de considérer le groupement Ooristique de la zone de raccordement des
lunes aux chenaux asséchés comme une formation intermédiaire. Bien au contraire, elle est la
ormation dominante qui tend à s'imposer à toute la "réserve".

43
Pistia stratiotes Linn.
gu sa
Stylochiton hypogaeus Lepr.
sa
Arecaceae Schul tz-Schul tzenst
CalanlUS deerratus Mann et Wendl.
gu
Asclepiadaceae R. Br.
Cryptolepis sanguÏ1wlenta (Lindl.) Schltr.
sa gu
Gymnema sylvestre (Retz.) Schultes
gu sa
Asteraceae Du m.
Vernonia colorata (Willd.) Drake
sa gu
Acanthospermum hispidum De.
sa
Ageratum conysoides Linn.
gu sa
Aspilia kotschyi (Sch. Bip.) Oliv.
sa gu
Blumea guineensis De.
sa
Centaurea perrottetii De.
sa sa
Eclipta prostrata Linn.
gu sa
Ethulia conyzoides Linn. f.
gu sa
Grangea maderaspatana (Linn.) Pair.
sa
Launaea taraxacifolia (Willd.) Amin
sa gu
Sphaeranthus senegalensis De.
sa
Struchium sparganophora (Linn.) O. Ktze
gu sa
Tridax procumbens Linn.
sa
Vernonia bambilorensis Berhaut
sa
Vernonia cinerea (Linn.) Less.
gu sa
Vernonia paucijlora (Willd.) Less.
sa sa
Bombacaceae Kunth
Ceiba pentandra (Linn.) Gaertn.
sa gu
Boraginaceae
Juss.
Heliotropium bacciferum Forsk.
sa sm
Heliotropium indicum Linn.
gu sa
Heliotropium ovalifolium Forsk.
sa
Caesalpùziaceae
R. Br.
Aftelia ajricana Sm.
sa gu
Campanulaceae
Juss.
Cephalostigma perrottetii A. De.
gu sa
Sphenoclea zeylanica Gaertn.
sa gu
Walhenbergia riparia A. De.
gu sa
Capparidaceae Juss.
Capparis polymorpha Guill. et Perr.
sa
Ritchiea capparoides (Andr.) Britten
gu
Caricaceae Dum.
Carica papaya Linn.
gu sa
Caryophyllaceae Juss.
Polycarpaea linearifolia OC.
sa sa
Celastraceae
R. Br.
Reissantia indica (WiIld.) N. HaIlé var.loeseneriana (Hutch. et Moss.) N. HaIlé sa
Combretaceae R. Br.
Tenninalia catappa Linn.
gu sa
Commelinaceae
R. Br.
Commelina aspera Benth.
sa gu
Commelina benghalensis Linn.
sa
Commelina diffusa Burm. f.
sa gu
Commelina erecta subsp. livingstonii (e. B. Cl.) J. K. Morton
sa

44
COllvolvulaceae
Juss.
Aniseia martinicensis (Jacq.) Choisy
gu so
Evolvulus alsinoides (Linn.) Linn.
so
Hewittia sublobata (Linn. L) O. Ktze
gu
lpomoea batatas (Linn.) lam.
gu so
lpomoea cairica (Linn.) Sweet
gu
lpomoea involucrata P. Beauv.
gu so
lpomoea muricata (Linn.) Jacq.
gu so
lpomoea ochracea (Lindl.) O.Don.
gu so
lpomoea vagans BaIe
so sa
Lepistemon owariense (P. Beauv.) Hallier. L
gu
Merremia pinnata (Hochst. ex Choisy) Hallier.
gu so
Cucurbitaceae
Juss.
Adenopus breviflorus Benth.
gu
Kedrostis foetidissima (Jacq.) Cogn.
so
Momordica balsamina Linn.
so sa
Cyperaceae
Juss.
Cyperus articulatus Linn.
sa
Cyperus difformis Linn.
gu so
Cyperus digitatus subsp.auricomus (Spreng.) Kük var. auricomus
gu so
Cyperus distans Linn. L
gu so
Cyperus nudicaulis Poir.
gu so
Cyperus tenuiculmis Boeck.
gu so
Eleocharis decoriglumis Berhaut
so gu
Fimbrisrylis dichotoma (Linn.) Vahl
so gu
Fuirena ciliaris (Linn.) Roxb.
gu so
Fuirena umbellara Roottb.
gu so
Lipocarpha chinensis (Osb.) Kem
gu so
Pycreus mundtii Nees
gu so
Pycreus polystachyos (Rottb.) P.Beauv.
so
Pycreus polystachyos var. laxiflorus (Benth.) C. B. Cl.
so
Rhynchospora corymbosa (Linn.) Britt.
gu so
SeZeria achtenii De Willd.
gu so
Scleria racemosa Poiret subsp. depressa (c. B. Clarke)
gu
Scleria foliosa Hochst. ex A. Rich.
gu so
Scleria globonux C. B. Cl.
gu so
Dillelliaceae Salisb.
Tetracera alnifolia Willd.
gu so
Ebenaceae Vent.
Diospyros heudelotii Hiem
gu
Euphorbiaceae
Juss.
Bridelia micrantha (Hochst.) Baill.
gu so
Euphorbia convolvuloides Hochst. ex Benth.
so
Euphorbia hirta Linn.
so
Phyllanthus pentandrus Schum. et Thonn.
so sa
Fabaceae Lind!.
Abrus precatorius Linn.
so gu
Abrus pulchellus Wall. ex Thw.
gu so
Aeschynomene sensitiva Sw.
so gu
Canavalia ensiformis (Linn.) OC.
so gu
Crotalaria atrorubens Hochst. ex Benth.
so sa
Crotalaria goreensis Ouill. et Perr.
so

45
Crotalaria lathyroides Guill. et Perr.
sa
Crotalaria podocarpa De.
sa sa
Desmodium adscendens (Sw.) De.
sa gu
Desmodium gangeticum (Linn.) De.
gu sa
Desmodium tortuosum (S w.) De.
gu sa
Desmodium velutinum (Willd.) De.
gu sa
Erythrina senegalensis De.
sa
Indigojera macrophylla Sehum.
gu sa
Indigojera pulchra Willd.
sa
Indigojera senegalensis Lam.
sa sa
Psophocarpus palustris Desv.
gu
Rothia hirsuta (Guill. et Perr.) Bak.
sa
Sesbania pachycarpa De.
sa
Sesbania sericea (Willd.) Link.
sa
Stylosanthes erecta P. Beauv.
sa
Tephrosia obcordata (Lam. ex Pair.) Bak.
sa sa
Vigna anguiculata (Linn.) Walp. var. dekindtiana (Harrns) Verde.
sa
Vigna gracilis (Guill. et Perr.) Hook. f.
sa gu
Hypoxidaceae
R. Br.
Curculigo pi/osa (Sehum. et Thann.) Engl.
sa gu
Labiatae Juss.
Hyptis suaveolens Poit.
sa
Leonotis nepetaejolia var. africana (P. Beauv.) J. K. Morton
sa gu
Lemnaceae S. F. Gray
Spirodela polyrrhiza (Linn.) Sehleiden
so
Liliaceae Juss.
Dipcadi longifolium (Lindl.) Baek.
sa sa
Gloriosa simplex Linn.
sa
Lythraceae Jaume St-Hil
Ammannia baccifera Linn.
gu sa
Nesaea radicans Guill. et Perr.
gu sa
Malvaceae
Juss
Gossypium hirsutum Linn.
sa gu
Abutilon angulatum (Guill. et Perr.) Mast.
sa
Hibiscus Jurcatus Roxb.
gu sa
Hibiscus surattensis Linn.
gu sa
Marsileaceae
R. Br.
Marsilea diffusa Lepr.
gu so
Melastomataceae Juss.
Dissotis senegambiensis (Guill. et Perr.) Tri.
gu sa
Mimosaceae
R. Br.
Albizzia zygia (De.) J. F. Maebr.
gu sa
Entada ajricana Guil. et Perr.
sa
Mimosa pigra Linn.
so
Neptunia oleracea Lour.
gu sa
Molluginaceae Whight
Gisekia pharnacioides Linn.
sa sa
Limeum diffusum (Gay) Sehinz
sa sa
Limeum viscosum (Gay) Fenzl
sa sa
Mollugo cerviana (Linn.) Seringe
sa sa
Mollugo nudicaulis Lam.
sa sa
Musaceae
Juss.
Ensete gilletii (De Willd.) E. E. Cheesman
gu

46
Myrtaceae
Juss.
Psidium gllajava Linn.
gu so
Nyctagillaceae
Juss.
Boerhaavia d~tf"sa Linn.
sa
Boerlzaavia graminicola Berhaut
sa
NYlllphaeaceae
Salisb.
Nymphaea lotus Linn.
gu so
Ollagraceae
Juss.
lussiaea erecta Linn.
gu so
lussiaea repem var. diffusa (Forsk.) Brenan
gu sa
Parkeraceae
Hook.
Ceratopteris cornuta (Beauv.) Lepr.
gu
Passifloraceae
Juss.
Adenia lobata (Jacg.) Engl.
gu
Passif/ora Joetida Linn.
gu so
Pedaliaceae R. Br.
Sesamum alatum Thonning
sa sa
Poaceae Barnhart
Acroceras zizanioides (Kunth) Dandy
gu
Andropogon auriculatus Stapf
sa gu
Andropogon pinguipes Stapf
so
Aristida adscensionis Linn.
sa so
Arislida sieberana Trin.
sa so
Beckeropsis uniseta (Nees) K. Schum.
gu
Bothriochloa bladhii (Retz.) S. T. Blake
so sa
Brachiaria deflexa (Schumach.) C. E. Hubbard ex Robyns
sa
Brachiaria /ata (Schumach.) C. E. Hubbard.
so
Brachiaria mlltica (Forsk.) Stapf
gu so
Brachiaria xantholellca (Hack. ex Schinz) Stapf
so
Ctenium elegans Kunth
so sa
DigiTaria gayana (Kunth) Stapf ex A. Chev
sa
Digitaria longif/ora (Retz.) Pers.
so sa
Eclzinochloa pyramidalis (Lam.) Hitchc.
gu so
Eragrostis sqllamata (Lam.) Steud.
so
Eragrostis tene/la (Linn.) P. Beauv. ex Roem. et Schult.
so
Hyperthelia dissolllta (Nees ex Steud.) W. D. Clayton
so
Leersia hexandra Sw.
gu so
Panicum sllbalbidllrn Kunth
gu so
Pennisetum polystaclzioll (Linn.) Schult.
so gu
Perotis indica (Linn.) O. Ktze.
so sa
Phragmites australis (Cav.) Trin. ex Steud.
so
SporobolllS robuStllS Kunth
so
Vetiveria nigritana (Benth.) Stapf
so
Polypodiaceae
S. F. Gray
CyclOSllruS goggiloidus (Schk.) Link.
gu
Rlza11l11aCeae
Juss.
Ziziphus mauritiana Lam.
so
Rubiaceae
Juss.
Morinda geminata Oc.
gu so
Ceplzaelis peduncularis Sali sb.
gu
Pouchetia aJricana A. Rich. ex oc.
gu
Rytigynia gracilipetiolata (De Willd.) Robyns
gu
Borreria radiata Oc.
so

47
Borreria verticillata (Linn.) G. F. W. Mey.
so
Diodia scandens Sw.
gu so
Gardenia temiJolia Schum. et Thonn.
so
Oldenlandia goreensis (OC.) Summerh.
gu so
Pentodon pentandrus (Schum. et Thonn.) Vatke
gu so
Sapilldaceae
Juss.
Cardiospennum h.alicacabul11 Linn.
so gu
Scrophillariaceae Juss.
Bacopa crenata (P. Beauv.) Hepper
gu so
Lindernia senega/ensis (Benth.) Skan
gu so
Scoparia dulds Linn.
so
Solallaceae Juss.
Schwenkia american.a Linn.
gu so
Stercilliaceae Vent.
Melochia corchoriJolia Linn.
gu so
Taccaceae Oum.
Tacca involucrata Shum. et Thonn.
so gu
Tiliaceae
Juss.
Corclwrus aestuans Linn.
so
Triul11Jetta cordifolia A. Rich.
gu
TriumJetta rhomboidea Jacq.
so
TllrlleraCea
OC.
Wormskioldia pilOSCi (Willd.) Schweinf. ex Urb.
so sa
Typhaceae
Juss.
Typha australis Schum. et Thonn.
so
Ulmaceae
Mirb.
Celtis brownii Rendle
gu so
Celtis integrijolia Lam.
so
Trema orientalis (Linn.) Blume
gu
Umbelliferae
Juss.
Centella asiatica (Linn.) Urb.
su gu
Urticaceae Juss.
Fleurya aestuans (Linn.) Gaud. ex Miq.
gu so
Verbellaceae Jaume St- Hil
Lippia chevalieri Mold.
so
Vitidaceae
Juss.
Cissus aralioides (Welw. ex Bak.) Planch.
so
Zygophyllaceae
R. Br.
Tribulus terrestis Linn.
sa so
La plupart des espèces disparues appartient au groupe des hydrophytes et hygrophytes panni
lesquelles on peut citer Nymphaea lotus, Pistia stratiotes, Neptunia oleracea, Leersea hexandra,
Panicum subalbidum, Jussiaea erecta, Jussiaea repens
var. diffusa, Ceratopteris cornuta, Pycreus
polystachyos var. laxiflorus.
Le tableau 10 compare le nombre de familles, genres et espèces representées dans la "réserve"
en 1957 et en 1991.
Tableau 10 - Comparaison du nombre de familles, genres et espèces
présentes dans la "réserve" en 1957 et en 1991
Années
Nombre de familles
Nombre de genres
Nombre d'espèces
1957
80
258
372
1991
56
144
192

48
Ces données montrent que la "réserve" s'est appauvrie de 30 % des familles, 42 % des genres
et 51,6 % des espèces. Si on omet de la liste de 1991 les 31 espèces non signalées en 1957, on se
rend compte que la diversité floristique de la "réserve" s'est réduite de près de 57 %.
Les plantes herbacées constituent la plus grande part de ces espèces disparues (83 %), dont
61 % se composent d'herbacées non graminéennes (tableau Il). Les arbres et les arbustes en
représentent respectivement 7 % et 9 %.
Tableau 11 - Caractéristiques des espèces disparues
Affinités
Todtal
Arbres
Arbustes
Palmiers
Parasites
Herbacées Herbacées
graminéen- non graml-
nes
néennes
gu
23
')
"-
4
1
0
3
13
gu so
72
8
6
0
0
17
41
sa
1
0
0
0
0
L
0
sa sm
1
0
0
0
0
0
1
sa so
3
0
0
0
0
2
1
so
64
3
8
0
0
14
39
so gu
26
2
2
0
0
4
18
so sa
22
0
0
0
0
4
18
Total
212
15
20
l
0
15
131
La figure 12 tracée à partir des données du tableau 12 révèlent que les espèces à affinité
sahélienne et saharo-sindienne ne représentent que 2,5% des essences disparues, cependant que les
soudaniennes en constituent 40,5 %. Le pl us grand pourcentage (57 %) intéresse les espèces à
affinité guinéo-soudanienne (33,9 %), soudano-guinéenne (12,2 %) et guinéenne (10,8 %). On note
ainsi une tendance à l'élimination des espèces à tendance guinéenne. Cette tendance peut être
également perçue à travers les données quantitatives sur les différentes espèces ligneuses de la
"réserve".
Flgure 12 -
Comparaison du nombre d"espèces par affinité
Nombre (espèces
phytogéographiQue
140 +----~"'-'-------------------------
12 0 +-----w.
1 0 0 + - - - -
8 0 + - - - -
6 0 + - - - -
43
40 + - - - - -
18
2 0 + - - - -
0 + - - - -
Soudanienne
Guinéenne
Sahélienne

49
IV-1.2- Analyse quantitative des espèces ligneuses
Cette analyse a été faite en rapport avec l'affinité phytogéographique des espèces, dans le but
d'avoir une idée de leur influence sur la physionomie de la végétation de la "réserve". Le résultat de
cette étude se présente ainsi qu'il suit (tableau 12).
Tableau 12 - Résultat de l'analyse quantitative des espèces ligneuses
Espèces
Affnités
Nombre
fréq.
Abond./
fréquence
AlcJwrnea cordifoiia
gu
1
1
X / 1
Pavetta oblongifolia
gu
1
1
X / 1
Ficus polUa
gu
2
2
X / 1
Elaeis guineensis (souches)
gu
1952
215
5/5
Casuanna equisetifoiia
gu so
1
1
X / 1
Diaiium guineense
gu so
1
1
X / 1
SecurÎlzega virosa
gu so
1
1
X / 1
Ekebergia selzegalensis
gu so
2
2
X / 1
Mangifera indica
gu so
2
1
X / 1
Saba senegalensis
gu so
2
2
X / 1
Secamone ajzelii
gu so
2
2
X / 1
Ficus ovata
gu so
3
3
X / 1
Kigelia africana
gu so
3
2
X / 1
Detarium senegalense
gu so
4
4
X / 1
Mezoneurum benthamianum
gu so
9
2
1/1
Ficus scott-elliotii
gu so
11
10
2/ 1
Erythrococca africana
gu so
17
16
2/ 1
Antiaris ajricana
gu so
42
39
2/2
Morus mesozygia
gu so
52
15
3/ 1
Hoslundia opposUa
gu so
79
17
3/1
Ficus capensis
gu so
102
38
4/2
Ficus vogelii
gu so
107
66
4/3
LoncJwcarpus sericeus
gu so
121
67
4/3
Euplwrbia balsamifera
sa
3
1
X7T
CommipJwra ajricana
sa
162
87
4/3
Boscia angustifoiia
sa so
2
2
X / 1
Balanites aegyptiaca
sa so
5
1
X / 1
Azadirachla indica
sa so
19
13
2/ 1
Acacia nilotica var. adansonii
sa so
23
16
2/1
Combretum aCllleatum
sa so
45
10
2/ 1
Cadaba jarinosa
sa so
115
45
4/2
Grewia bicolor
sa so
266
119
4/4
Borasslls aethiopum
so
1
1
X /1
Grewia flavescens
so
1
1
X / 1
Ricinlls communis
so
1
1
X / 1
Flacourtia flavescens
so
2
2
X / 1
Ficus dekdekena
so
3
3
X / 1
Acacia polyacantha subsp. campylacantha
so
8
5
1/1
Acacia macrostachya
so
9
5
1/1
Prosopis africana
so
19
16
2/1

50
Espèces
Affinités
Nombre
Fréq.
Abond.l
fréquence
Klzaya sellegalensis
so
20
14
21 1
wmzea nigritana
so
26
16
2/1
AdaJlSonia digitata
so
29
26
2/2
Landolphia lzeudelotii
so
31
23
2/2
Opilia celtidifolia
so
44
28
2/2
LaJlnea acfda
so
60
27
3/2
Strophanthus sarmentosus
so
69
41
3/2
Fagara xanllwxyloides
so
111
71
4/3
Leptadenia hastata
so
142
82
4/3
Combretum micrantlllun
so
167
23
4/2
Loeserzeriella africana
so
184
77
4/3
Capparis tomentosa
so
291
189
4/4
Nauclea lati/oUa
so
313
62
4/3
Dichroslachys cinerea
so
527
155
5/4
Aplwllia senegalensis
so
674
200
5/4
Crataeva reUgiosa
so
885
55
5/3
Acacia alaxacantlza
so
1353
231
5/5
Maytenus selzegalensis
so
4549
177
5/4
Diospyros /errea
so gu
1
1
XII
Ficus congensis
so gu
l
1
X Il
Holarrhena floribunda
so gu
1
1
XI l
Malacantlza alnifolia
so gu
1
l
XII
Ficus sycomorus
sa gu
2
1
XI 1
Vitex doniana
so gu
2
2
X Il
, Daniellia oliveri
so gu
3
3
XI 1
Anacardiul1l occidentale
so gu
6
5
1 1 1
Ficus tlzonnigii
so gu
9
7
1/1
Carissa eduUs
so gu
11
8
2/1
Macrosphyra longistyla
so gu
31
14
21 1
Ziziphus mllcronata
so gu
60
48
3/2
Combretum paniculatum
so gu
79
37
3/2
Plzoenix reclinata
so gu
84
37
3/2
Phyllanthus reticulatus
so gu
153
45
4/2
Parinari macrophylla
so gu
223
103
4/4
wnlalza camara
so gu
368
57
4/3
Chrysobalanlls orbicularis
so gu
514
23
5/2
Tamarilldlls indica
so sa
9
7
l 1 1
Jatropha curcas
so sa
16
1
2/1
Acacia albida
so sa
56
35
3/2
Piliostigma reticulatwn
so sa
68
31
3/2
Boscia senegalensis
so sa
3034
256
515
L'occurence des espèces dans les différentes unités d'échantillonnage ayant été notée, il a ainsi
été possible de compléter l'analyse en affectant à chaque espèce une cote de fréquence. Cette cote
donne une idée de la dissémination de l'espèce dans l'ensemble de la "réserve". La cote d'abondance
adoptée est celle de Adam, J. G. (1957), à la différence qu'elle n'est pas ici une simple indication
estimée par impression visuelle. Elle résulte d'un comptage méthodique.

Exploitation de racines de Fagara xanthoxyloides
Exploitation de racines de Nauclea latifoUa

4 H- Acacia ataxacantha

Exploitation de racines de Fagara xanthoxyloides
Exploitation de racines de Nauclea latifoiia

,
11111111222222222222222222222222
1
11111
111111111112222221112222
111
122
11111121
i33555678888g04 6788g gOOll1122222 22 33444444455
o 14 H007H 1145788001246778gn122440251335 1344237152333g331223662237gg01
135 18gg0458g0254112 3512137801245 6g3g 12 34 6H034 64174115237557873370g02135g01445785885g645623616406823278g674271788g676806
,
-------------------- -----2--------,-----
_ 000
!====:===:=::::::~::::::::::::::~:::::::::::::
000
Î----------------------3----------------------
000
Î- 3--21-1-11-1-23-1--213- 2 3 32----- 2 212132 5-- 34 ---2------2-1------------4-1-------2-------2443--12-----4-12--------------
000
001000
1::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::: -----------------1-------
1------------1---
_
A
001000
001000
-------------------------------------------1-------1-2--2-----------------
001000
i=======================ï====ï===ïï=====ï====ï -------1------------------
1-----3-----------------
001001
l=ï3444~43443343~434ï434~3454~344~=5544ï~344ï4 1-11111-1--2234231-212-12--213-24)3133--1-1--11--1------------------------ 00101
------------5---------------2-----1---------------------------------------
00101
-1- ----
-- -1- --- -
----------2·:-1-------2---------------1--------------
0011
C=====================-=======-==--===2ï==ïï
010000
'---------------------------------------------
010000
,
l---------------------------------------------
010000
010000
i---------------------------------------------
1---------------------------------------------
010000
010000
010000
010000
010000
010001
1=============================================
010010
:========================;;=======;=====~=====
010010
010010
010010
I~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
010010
1------1-------------------------------------- 1------------------------------------------------------------------------- 010011
13----1-------2----123---1-----1----1----31--1 -------- ------------ --------------.---- --- -1- -- ------------------- -- -------
010011
.1----------------------------------------14--- ----------------------------------1--------------------------------------- 010100
1--1-1-----11---1-11-1--11-11-1111-1111-11--- -
----------------------------1-1-1-1-----1---------------------------------
010100
i---2---- - - ---452- ----- - - - - ---45-4- --------2-- --------------------------------"2------1-------------------------------- 010101
112-123111-1-212-21--2223---2112-3--2144--2---
-----1-1------11----1111--12----11----12---------------------------------
010101
i-----------------------113- - - - - --- 2 3-32------
-----------------------------2--------3----------------------------------
010101
'-- -------------112 2 - - - --111- - --1-- 2 2 211---2--
----1---1--------1------1---------1---1--2----1--------------------------
010101
-2-----11------------------------------------
-------- -----2 - -- -- ----- - -- - - -- - -. - -- - - --- -- ---- - -1--- -------------- --- ---
01011
--------------------------------------------------3---------------------- 01011
2 --4 - 3---- - - - 24 2 4 - ---2 2 2 555555-4 2 55 54 212 41134 4 --22-------1-3--------1-2----1-5-12---413232----5---2--2232-144121----22-
01011
_______ --- - - - - - - - - - --- - - - --- -- - _o. 2 2 -2 -121-- -
----2 ---- -- -- -- -----
-- ------ - - -- --- --1----1-12 --111-12 -11-111- 32-
011000
1--- --- ---1-- ------2 -4 3 ~4 553 3412- 35 - -4 554 4 314 4 2 --------------------------------335542554------3-------------------------
011000
____________ ------- ---------1-- _o.
- __ - __ - - __ - - - - __ ---1----------------
011000
,---------------2------------------2----------- ___________________ -----1----1---31------------------··--------.-- ---------
1----------------------------------------22-11-
011000
)2 2 --2 3 3-1- 2-2 - -1- --2 4 313--332 241 ~-----4'-3----2 ---------1-4-2-2-1------4---11-4~3---------3-----2----------------------
011000
---------1--------------2-----2221-----1---2----------1------------------
011000
1--------1----------------1-----------11--1------------------------------
011001
1==========:===:====ï~===::=======:====ï::=ï::-
B
!2 2-211122 --12 --11-12 2 32 - 3121212 2 32 2 32 2 2 3 333132 ---1-------11--1-21122-12222-2-434321212221--213---11-2-232-11--21--1211-
011001
21-------------------2--------------------1-1-1-112-----------1----------
011001
--------------------------------122-------------------------121-2--------
011001
I:ï=ïïï====ï==========================ï=;:=;=ïï= ----------122-2211·-11-2---1------1---------22--1--11--------------------- 011001
----1--- - - --- ------
.
1- - - -- -- -- -- - - - -------- - -- ---
011001
!i==~=:===:==~====:~==:~========:=====:::~:::==
i---2-222 222-1-223--1-113231--224-3314 32 2--- 3-1- 2222----32---2-1-~-_2---------211-·---13-2--------2------12--1------1----
----------------..-- -----------2
-
011001
co
-
011001
---------------1---
._ --------- ----- -2 -- -- ------------ -------
011001
'- - --- - - - -1- ------1--- - - -- 3- - - -2 --2 2-1- 21- 2 - 34 3 ---_------ - --- --- - - --- - - - -- - -1- 2 -4 5 - - --1-1- - - - - -- - -- -·---1- 2 -- -- ----------
011001
'222224211432332-135222224321332331- 334 34 2~52 2 2 2122222---2432 -1-2 3 -2-2 4 31-113 32 '1332 2 -53 2 - 3- -1-1--2 -2--2 2412 -3---1----2 2-
01101
- 253554 553554 554 4 2 32 2 2 425412225544535554555352 325324444425-4543-544-23434214344344415523332222-4112-5554512344423-2414-
01101
---~ --1
22-1232--- 3
_ 1- -
1----1---------2:/21-2----2------21------2-2--1--2--1---1-
01101
- --- -- - - 2 --11- - -1- -1-1- ---- -- -- --- --- - -------1 --12 ---2 -- - -- - - - - - - -1-1---1--11---12 -11-- -- -- - ----- - -1--- 2 - - -- - -1---------
011100
011100
--1----------------------------------------------------------------------
_____________________________1-2--2-----2-------------1--1---------------
011100
,--------- ------ - ----- -- - - - - - - - - - - - - - -- --1--111
\\------------ -
- ----- - -- -- 21----- ---------1----- - - -- - -- - -1- - - -- - -.- - - - --- - - -- - --
1----- - ----- --- -- - -- 21--
011100
___________________ ---- - - -- - - - - -·,1--- - - - - - - - - -- - - - -- --- - - ---1----12 -- ----
011100
i----------------------------------------------
;--------------------
1----- ___________________ --- - - - -- - - - - - .-- - - - - - - - - - - - - - - - - - --- - -1--- ---- -- -------
011100
__ 1-------11-22-1-2---2----2-22222-1------22-22-------1-1---1-313-1--231-
011100
1---2---1--1- --- --11-2 - - - - -- - - --1-- ----- 2 2--- 2-
1-_·--- ------ ------ -- --------------- -1---------- ----------1-
-.- ---- -------1-·· -,-- - - - - - - - - - - - - -- - - -- - - - --- - - - - -- -------
011100
f- ------ -- --1- ---- - - - - - -- -- - - - - -- --1- ----------- -------------2----3-------------·
3------------1--12-2--------------
011100
- ---- - --
- - - - - - -- -- --------- ------2- _________________________________11--------------------------------------
011100
______________________1-------------------------------------------------- 011100
011101
---------1-------------------------------------------------------------1-
11------1------------------------22-----3----------------1-2------1----2-
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---- - ---- - ---- - --- - - ---- - -- - - -- - - - - --- - - - - - - - - - - - -- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - --- - --- - ---- - -- - - - -1---- ----
10
---1----------1----------1--11---1-1- ------ --1--- -------------. -- -----1---11111---------------111----
110
- ------- --- --1- - --- ----- - --- -- - - - - - - - - - --- - -- - ---
- - - --- - - - - --- - -- -- - - - - ---- - ---- - - -- - -1- -- -----1-
110
--------
- ----- -- --- - -- -- - - -- - -- - - - - -- - - - - - -- - - -- - _- - - ..- - __ --- - - _- - - - - -- - --- - - - ---- - ---1-----
c
110
---1--1----------- 1111111111111111111111111111111111--1111-1111-111-1111111111111111-1-111111111111111-1-111-1--1-111-
110
----------
1
1
- -1--1---1-- - --- --- - - I l -- -- -1--- -- - - - -- - ---1-- - - -1- - -1- -111111-1- - ------11
110
------------1----- 1---1-11---------------1-1----11-111----------111111111-1---111111111----1--1----1--------11-11----- 110
________________ 11 -- ---1--- - -- ----11-- - -11-- ---- -- - - - ----- - -1--- -1- -- - --- --1- -- .. - -- - -- - - -1- - -- - - - - ------ - --1- - ----- -1-
110
------ - -----1-1- - ----1---1- -1-1- ---1--- - -- - -- --1- - -- - - -1-1- -1··1- - - -1-11-1-11-1-11-1- -1--1-111111-111
110
--1---1- __ 1 __ 1 __ 111 __ 1-1111-1111111111-1---111-11--1-111-1111-11----11111-1111-11----11--11-11111111
110
------- --1-------- 1111--11-11111111111111--111111-1111111111111-1-1 11---11-------------1-11111111-1-1---1--1---11-----
111
111111-111-1--11111-1111111---11111111111-11111111-11111--111-1----- -111111111111--111111-- --11-----
111
-1-------1111_11 __ 11 __ 11_1111_11_1
111_111_11_1 --1---1---11--------1111-11-11111--- - --------------
111
1---------11-1-1- -11-11---1------1------------ --- 1--1-1---11--1--------- - --- -----1------------------
111
1-- - ---1- - -- -- --- ------1--- - ----- - --- -- -- - - -- - - - - - - - - - - - - - -- - -1-- --1- - - - - - - --- -- - -- - - - - - -- - - - -------
111
---------1-11-1-1-1-1-111-1-1-1-1----------1----1 --1-1------11111--1--- ---------------------- -------
111
--1------11-11-11-1-1--111---1------1----- --- -- -- -- - --1----- -. - ------------------ --------- - - --------
111
11-111--111111111-11-1111111111111-11-11-1111111111111111111111111--1---------- ------------ - --------
111
-------- --11-----------1-- ---- ------- ------ -1- --- -- - - -------- - -11----- - -- - ---- ---- ----- ------ -------
111
1111111-111_111_1111111-111----1-11--- - --- ---- --- --- --------1-· ------ -- --- - ------------- ----- - -------
111
000000000000000000 1111111111111111111111111111111111111111111111111111111111111 11111111111111111111111111111111111111
111111111111111111 0000000000000000000000000000000000000000000000000 000000000000 00000001111111111111111111111111111111
111111111111111111 00000000000000000000000000000000000000000000 11111 111111111111 11111110000000000000000000011111111111
111111111111111111 00000000000000000000000001111111111111111111 00000 000000000001 111111100000000000001111111
000000000000111111 000000000111111111111111100000000000111111110000000000011111
III

CHAPITRE IV-EVOLUTION DE LA FLORE ET DE LA VEGETATION DE
LA RESERVE DE NOFLAYE DE 1957 A 1991
Les tendances évolutives de la flore et de la végétation de la "réserve" ont été étudiées par
comparaison des résultats de la présente étude avec ceux de Adam 1. G. (1957).
IV-1- Evolution de la flore
L'étude comparative a rendu nécessaire une correction préalable de la liste floristique de 1957.
Cette liste corrigée figure en annexe 3. La correction a été faite essentiellement en référence à la "Flora
of West Tropical AJrica " (Hutchinson, 1. et Dalziel, M. D., 1954;l958~ 1963~ 1968~ 1972) et à la
flore illustrée de Berhaut, 1. (1971 ~ 1974~ 1975a~ 1975b~ 1976~ 1979~ 1988). Ceci a révélé, entre
autres, que le nombre d'espèces recensées en 1957 est de 372 au lieu de 376. Quatre d'entre elles
sont en réalité des synonymes. Ce sont:
Abrus stictosperma Berth. = Abrus pulchellus Wall. ex Thw.
Brachiaria hagerupii Hutch. = Brachiaria xantholeuca (Hack. ex Schinz) Stapf
lpomoea kentrocarpa Hochst. =lpomoea ochracea (Lindl.) G. Don
Vigna caerulea Bak. = Vigna anguiculata (Linn.) Walp.
Cette comparaison révèle que 212 des 372 espèces signalées en 1957 n'ont pas été retrouvées
dans la "réserve" en 1991. En outre, 31 autres espèces recensées en 1991 n'ont pas été remarquées en
1957.
IV- 1.1- Analyse qualitative des espèces non retrouvées dans la
"réserve" en 1991
La liste des espèces non retrouvées est la suivante par ordre alphabétique des noms de familles
et espèces.
Acanthaceae Juss.
Asystasia gangetica (Linn.) T. Anders.
sa gu
Dicliptera villosior Berhaut
gu sa
Nelsonia canescens (Lam.) Spreng.
gu sa
Plzaulopsis falcisepala C. B. Cl.
gu
Agavaceae J. G. Agardh
Agave sisalana Linn.
sa
Amaranthaceae Juss.
Achyranthes aspera Linn.
sa
Alternanthera sessilis (Linn.) R. Br.
gu
Amaranthus graecizans Linn.
sa
Cyathula achyranthoides (H. B. et K.) Moq.
gu
Nothosaerva brachiata (Linn.) Wight
gu sa
Pandiaka heudelotii (Moq.) Hook. f.
sa
AmarylUdaceae Jaume St-Hil
Crinum zeylanicum (Linn.) Linn.
gu sa
Anacardiaceae
R. Br.
Lannea acida A. Rich.
sa
Pseudospondias microcarpa (A. Rich.) Engl.
gu sa
Annonaceae Juss.
Annona glauca Schum. et Thann.
sa
Annona senegalensis Pers.
sa
Uvaria chamae P. Beauv.
gu sa
Apocynaceae
J uss.
Voacanga ajricana Stapf
gu sa
Landolphia dulcis (R. Br. ex Sabine) Pichon
gu sa
Araceae Juss.

51
Pour l'abondance (indiquée par le premier chiffre), l'estimation est la suivante:
- espèce très peu commune X =nombre variant de 1 - 5;
- peu commune 1 =nombre variant de 6 - 10;
- assez commune 2 = nombre variant de Il - 50;
- commune 3 =nombre variant de 51 - 100;
- très commune 4 = nombre variant de 101 - 500;
- dominante 5 = nombre supérieur ou égal à 501.
L'échelle de fréquence adoptée est la suivante:
- plante très irrégulièrement disséminée 1 = présence dans 1 à 20 unités d'échantillonnage;
- plante irrégulièrement disséminée 2 =présence dans 21 à 50 unités d'échantillonnage;
- plante assez régulièrement disséminée 3 = présence dans 51 à 100 unités
d'échantillonnage;
- plante régulièrement disséminée 4 =présence dans 101 à 200 unités d'échantillonnage;
- plante très régulièrement disséminée 5 = présence dans au moins 201 unités
d'échantillonnage.
On peut ainsi observer que toutes les essences ligneuses à affini té guinéenne sont très peu
communes, souvent en échantillons isolés. Alclwrnea cordifolia (XIl), Pavetta oblongijolia (XIl) et
Ficus polita (XII) peuvent être ainsi considérées comme des espèces menacées de dispari tion dans la
"réserve". Aucun pied adulte de Elaeis guineensis n'a été observé. D'une manière générale, toute
espèce de cote XII ou 1/1 est ici considérée comme étant menacée de disparition à court terme. La
liste de ces espèces est la suivante (tableau 13), selon leur affinité phytogéographique.
Tableau 13 - Liste des espèces menaèées dans la Il réserve Il de Noflaye
Espèces
Affinités
Abond./ fréquence.
Alclwrnea cordifolia
gu
XII
Pavetta oblongifolia
gu
XII
Ficus polita
gu
XII
Casuarina equisetifolia
gu so
XII
Dialium guineense
gu so
XII
Securinega virosa
gu so
XII
, Ekebergia senegalensis
gu so
XII
Mangifera indica
gu so
XI 1
Saba senegalensis
gu so
XI 1
Secamone afzelii
gu so
XI 1
Ficus ovata
gu so
XII
Kigelia africana
gu so
XII
Detarium senegalense
gu so
XII
Mezoneurum benthamianum
gu so
1/1
Boscia angustifolia
sa so
XII
Balanites aegyptiaca
sa so
XI 1
Borassus aethiopum
so
XI 1
Grewia flavescens
so
XII
Riônus comrnunis
so
XII
Flacourtia flavescens
so
XII
Ficus dekdekena
so
XII
Acacia polyacantha subsp. campylacantlw
so
1 1 1
Acacia nwcrostachya
so
1/1

52
Espèces
Affinités
Abond./fréquence.
Diospyros ferrea
so gu
X / l
Ficus congensis
so gu
X / 1
Holarrhena floribunda
so gu
X / 1
Malacantlw alnifolia
so gu
X / 1
Ficus sycomorus
so gu
X / 1
Vilex doniGlw
so gu
X / 1
Daniellia oliveri
so gu
X / 1
Anacardium occidentale
so gu
1 / 1
Ficus tlwnningii
so gu
111
Tamarindus indica
so sa
1/1
Au total 33 espèces, soit 40 % des ligneux, sont menacées de disparition à court terme dans la
"réserve". Dans son ensemble, elle peut ainsi être considérée comme un écosystème menacé. Les
espèces les plus menacées (figure 14) sont celles à affinité guinéenne (100 %), guinéo-soudanienne
(55 %) et soudano-guinéenne (53 %). Les moins touchées (quoique les pourcentages demeurent
élévés) sont les espèces soudano-sahéliennes (20 %), sahélo-soudaniennes (25 %) et soudaniennes
(26 %).
Figure 14 - Pourcentage des espèces menacées selon leur affinité
phytogéographique
Nombre d'espèces en ra
100
100
90
60
70
60
50
40
30
20
10
Affi nilé
o
ph y log éog ra ph i que
gu
gu 50
50 gu
50
sa 50
50 sa
Par contre, on note un certain nombre d'espèces très communes ou abondantes. La liste de ces
espèces figure dans le tableau 14.

53
Tableau 14 - Liste des espèces très communes dans la "réserve"
Espèces
Affnités
Abond./
fréquence-
Fieus capensis
gu so
4/2
Ficus vogelii
gu so
4/3
Lonchocarpus sericeus
gu so
4/ 3
Cadaba farinosa
sa so
4/2
Grewia b icolor
sa so
4/4
Leptadenia hastata
so
4/3
Combretum micranthum
so
4/2
Fagara xanthoxvloides
so
4/3
Loeseneriella africana
so
4/3
Nauclea lat/folia
so
4/3
Cappar is tomentosa
so
4/4
Crataeva religiosa
so
5/3
Dichrostachvs c inerea
so
5/4
Aphania senegalensis
so
5/4
tlavtenus senega lens is
so
5/4
Acacia ataxacantha
so
5/5
Ph,;/llanthus ret ieulatus
so gu
4/2
1
Lantana camara
so gu
4/3
Parinan macrophvlla
so gu
4/4
Ch rvsoba lan us orb ieu lar is
so gu
5/2
Boscia senegalensis
so sa
5/5
Cette liste montre que peu d'espèces sont abondantes (21 espèces). Seule une sahélienne se
maintient relativement bien, 2 sahélo-soudaniennes, 3 guinéo-soudaniennes et 4
nes.
soudano-guinéen
Ce sont surtout les espèces soudaniennes (11) qui prolifèrent dans la "réserve", avec un nombre de
pieds quelquefois impressionnant. C'est le cas de Dichrostachys cinerea (537), Aphania senegalensis
(674), Crataeva religiosa
(885), Acacia ataxacantha (1353), Maytenus senegalensis (4549) et Boscia
senegalensis (3034) une espèce soudano-sahélienne.
Pour une grande part, ('étude de la régénération naturelle a permis d'expliquer l'aboYldance ou
la faible représentati vité des espèces ligneuses, contribuant ainsi à la connaissance de la dynamique de
la "réserve".
IV -1.3 - Etude de la régénération naturelle
Elle a été essentiellement réalisée par un comptage des jeunes pousses des différentes essences
ligneuses et par une estimation du stock de graines au sol.
IV-1.3.1- Estimation des jeunes pousses des différentes essences ligneuses
Le comptage des jeunes pousses a donné les résultats suivants.
Espèces
Affinités
Nombre
Fréquence
Abond./fréquence
Erythrococca africana
gu so
1
1
X / 1
Hoslundia opposita
gu so
1
1
X / 1
Cadaha farinosa
sa so
1
1
X / 1
Landolphia Izeude/otU
so
1
1
X / 1
Ficus sycomorus
so gu
1
1
X / 1

Espèces
Affinités
Nombre
Fréquence
Abond./fréquence
Ziziphus mucrOl/ata
so gu
1
1
X / 1
Acacia ni/otiea var. adansonii
sa so
2
')
X / 1
Adamonia digitata
so
')
...
2
X / 1
Khaya senegalensis
so
2
2
X / 1
Flacourtia flavescens
so
3
3
X / 1
Azadirac/ua indica
sa so
4
4
X / 1
Machrosphyra longistyla
so gu
5
2
X / 1
Phyllalllhus reticulallls
so gu
5
4
X / 1
Ekebergia senegalensis
gu so
7
1
1 / 1
Leptadenia lzastata
so
9
5
111
Ficus capensis
gu so
10
4
111
Moruslnesozygia
gu so
10
5
111
Loeseneriella ajricana
so
10
5
111
Daniellia oliveri
so gu
10
4
1/1
Antiaris ajricana
gu so
12
Il
2/11
Saba senegalensis
gu so
12
1
2/1
Opilia celtidifolia
so
12
5
2/1
Lannea adda
so
13
2
2/1
Cornbrel/.lln paniculatum
so gu
13
4
2/1
Combretum micranthum
so
15
2
2/1
Parinari macrophylla
so gu
15
10
2/1
Elaeis guineensis
gu
17
8
2/1
Fagara xanthoxyloides
so
18
13
2/1
Acacia albida
so sa
27
10
2/1
Ficus vogelii
gu so
28
17
2/1
Lonc/wcarpus sericeus
gu so
32
19
2/1
Acada ataxacantha
so
78
25
3/2
Plwenix reclinata
so gu
127
15
411
Capparis tomelltosa
so
201
85
4/3
Grewia bicolor
sa so
204
35
4/2
Aphania senegalensis
so
265
55
4/3
Crataeva religiosa
so
340
26
4/2
Dichrostachys cinerea
so
391
65
4/3
Maytenus senegalensis
so
848
96
5/3
Nauclea latifolia
so
885
41
5/2
Boscia senegalensis
so sa
1011
111
5/4
Ces résultats révèlent que 41 espèces ligneuses (soit 50 % seulement) présentent une
régénération naturelle. Parmi ces espèces, on compte une seule à affinité guinéenne et 17 à tendance
guinéenne. Il est cependant important de noter que parmi elles, seule Phoenix reclïnata figure panni
les espèces à régénération très commune, et là encore très irrégulièrement disséminée. Ces
observations confirment la difficulté des essences à tendance guinéenne à se maintenir dans la
"réserve". Ce sont les espèces soudaniennes et sahélo-soudaniennes qui montrent une régénération
très commune. Il s'agit de Acacia ataxacantha , Crataeva religiosa ,Aphania senegalensis , Capparis
tomentosa
, Dichrostachys CÎnerea , Nauclea latifolia , Maytenus senegalensis , ainsi que Grewia
bicolor
et Boscia senegalensis , deux espèces sahélo-soudaniennes. On constate qu'il s'agit
d'espèces qui se caractérisent déjà par un grand nombre de pieds adultes. Toutes du groupement

floristique caractéristique de la zone de raccordement des dunes aux bas-fonds, elles ont tendance à
coloniser la zone du ruisseau asséché et se propagent aisément sur les dunes.
Les observations sur le terrain ont permis de constater qu'il s'agit en fait d'essences qui ont
une capacité de reproduction végétative à partir des racines, et quelquefois également à partir des tiges
rampantes comme c'est le cas de Acacia ataxacantha et Nauclea latifolia. Cette multiplication
végétative s'observe aussi chez Phoenix reclinata , Ficus vogelii et Chrysobalanus orbicularis . Elle
joue ainsi un rôle important dans la survie de ces espèces et influence notablement la dynamique de la
"réserve". Les photos N°4A, 48 et 4C montrent respectivement la multiplication végétative chez
Dichrostachys cinerea, Acacia ataxacantha et Nauclea latifolia. Il est aussi probable que la quantité de
graines produites et disséminées par les essences ligneuses joue également un rôle appréciable dans
la dynamique de la flore et de la végétation de la "réserve".

57
1.3.2 - Estimation du stock de graines au sol
La répartition des unités d'échantillonnage suivant les différents groupements végétaux permet
un certain nombre d'observations, malgré la faible superficie que représente ce sondage. Le résultat
de cette estimation figure dans le tableau 15.
Tableau
15 - Estimation du nombre de graines des espèces ligneuses
Espèces
Dunes
Versants
Ut
Total
Moy.lm2
Aphania seneJ?alensis
2
20
1
23
4
Loeseneriella africana
4
11
5
20
4
Acacia ataxacantha
5
64
69
12
Grewia bicolor
123
590
29
742
130
Fagara zanthoxyloides
85
315
434
834
147
lLmtana camara
7
249
1119
1375
242
Crataeva religiosa
1
7
6
14
2
Maytenus seneJ?alensis
12
28
21
61
11
Phyllanthus reticulatus
1
1
2
0,4
CGliabaJarinosa
4
15
7
26
5
Parinari macrophylla
76
7
1
84
15
Elaeis guineensis
11
217
288
516
91
-
Dichrostaehys cinerea
24
3
27
5
Ziziphus mucronata
15
1
16
3
Boscil1 senegalensis
11
11
2,
Azadirachta indica
,"
5
2
7
1
Opilia celtidifolia
3
2
5
1
Ekeber/{ia sene/{alensis
61
156
217
38
--_.---
- - - "
Coccinia grandis
17
1
18
3
i
Ficus vo/{elii
38
38
7
Adansonia di/{itata
1
1
0,2
Prosopis ajricana
2
2
0,4
Capparis tomentosa
2
2
0,4
Lonchocarpus ,ericeus
17
17
3
Leptadenia /zastata
11
1 .1
.'. J
3
Clzrysobalanus orbicularis
12
12
2
Nauclea latifolia
4
4
1
D'après ces résultats, on note que les graines de 90 % des espèces très communes dans la
"réserve" ont été recensées, souvent avec un nombre moyen de graines dépassant 5 au m2. Il n'est
pas étonnant que ces mêmes espèces montrent une bonne régénération dans la "réserve", déjà que
plusieurs d'entre elles ont la capacité de se multiplier par voie végétative. Pour quelques unes de ces
espèces très communes et à importante régénération, le faible taux de semences recensées suggère une
prépondérance de la multiplication asexuée. Il s'agit notamment de Crataeva religiosa ,Boscia
senegalensis et, dans une moindre mesure, Diclzrostachys cinerea , Maytenus senegalensis et Acacia
ataxacantha .

Ce sondage révèle également que 4 espèces ont un nombre élevé de graines au sol, cependant
que leur régénération demeure faible voire nulle. Il s'agit de Lantana camara (242 graineslm2), Fagara
zanthoxyloides (147/m2), Elaeis guinee11Sis (911m2) etElœbergia senegale11Sis (381m2). Aucun test
de viabilité n'ayant été appliqué aux graines collectées, il est difficile de lier avec précision cette
mauvaise régénération à une incapacité de ces graines à germer ou à des mauvaises conditions du
milieu, ou encore à l'action de quelconques autres facteurs extrinsèques défavorables. Cet ensemble
de facteurs peut du reste jouer de façon concomitante.

L'observation de quelques jeunes pousses de Ekebergia senegalensis et Elaeis guineensis ne
permet pas l'élimination de facteurs intrinsèques liés aux graines. Elle suggère cependant une
prépondérance des facteurs extrinsèques dans la limitation de la régénération naturelle, notamment les
conditions du milieu. Cet argument semble d'autant plus plausible que le résultat du suivi
phénologique (annexe 4) permet de lier l'absence de régénération, chez certaines espèces, à un défaut
de production de graines et, chez d'autres, à un défaut de germination. Dans tous les cas, ce sont
surtout les espèces menacées à court terme dans la "réserve" qui sont le plus concernées, c'est à dire
les espèces à affinité guinéenne.
Les espèces menacées dont l'absence de graines au sol est imputable à un défaut de
fructification sont Daniellia oliveri , Vitex doniana , Malacantha alnijolia , Holarrhena floribunda ,
Diospyros ferrea , Ficus dekedekena , Mezoneurum benthamianum , Secamone aftelii , Securinega
virosa , Dialium guineense , Pavetta oblongijolia ainsi que Tamarindus indica , Balanites aegyptiaca
et Boscia angustifolia . Elles représentent 48 % des espèces menacées. Notons également que Morus
mesozygia et Antiaris africana , sans être menacées de disparition dans le court terme, connaissent un
avortement des neurs et de ce fait ne fructifient pas.
Pour beaucoup d'autres espèces menacées, on observe une fructification sans que cela ne soit
suivi d'une bonne régénération. Outre Fagara zanthoxyloides , Lantana camara, Elaeis guineensis, et
Ekebergia senegalensis dont il a déja été fait cas, on peut noter Ficus polita , Saba senegalensis ,
Kigelia africana
, Acacia polyacantha var. campylacantha , Acacia macrostachya , Ficus congensis ,
Ficus sycomorus
et Ficus thonningii . Cette observation semble ainsi confirmer l'importance des
facteurs extrinsèques dans la limitation de la régénération naturelles de certaines espèces ligneuses.
1.4- Les espèces recensées en 1991 et non signalées en 1957
Elles sont au nombre de 31 dont 16 herbacées et 15 arbres et arbustes. Elles se répartissent en
29 genres et 20 familles. La liste de ces espèces est la suivante par ordre alphabétique des noms de
familles et d'espèces.
Familles et espèces
Affinités
Amaranthaceae Juss.
Amaranthus spinosus Linn.
sa
Anacardiaceae
R. Br.
Anacardium occidentale Linn.
sa gu
Asclepiadaceae
R. Br.
Stapelia variegata linn.
sa
Asparagac'eae
J uss.
Asparagus jlagellaris (Kunth) Baker
sa
Caesalpiniaceae
R; Br.
Tamarindus indica Linn.
sa sa
Capparidaceae
Juss.
Boscia angustifolia A.Rich.
sa sa
Cadaba farinosa Forsk.
sa sa
Commelinaceae
R. Br.
Commelina capitata Benth.
sa gu
Datura metel Linn.
sa sa
Cyperaceae
Juss.
Bulbostylis hispidula subsp. senegalensis (Cherm.) Napper
sa sa
Euphorbiaceae
Juss.
Acalypha cilima Forsk
sa sa
Jatropha curcas Linn.
sa sa
Micrococca mercurialis (Linn.) Benth.
gu
Phyllanthus niruri Linn.
sa sa
Ricinus communis Linn.
sa

Familles et espèces
Affinités
Fabaceae Lind!.
Indigofera secundiflora Pair.
sa sa
Rhynchosia minima (Linn.) Oc.
sa
Tephrosia bracteolata Guill. et Perr.
sa
Ficoidaceae
Jus s.
Trianthema portulacastrwn Linn.
sa sa
Malvaceae
Juss.
Abutilon pannosum (Forst.) Schl.
sa
Sida alba Linn.
gu sa
Meliaceae Juss.
Azadirachta indica A. Juss.
sa sa
Mimosaceae
R. Br.
Acacia nilotica var adansonii Guill. et Perr.
sa sa
Moraceae Link
Ficus congensis Engl.
sa gu
Ficus polita Vahl
gu
Ficus sycomorus Linn.
sa gu
Poaceae Barnhart
Eragrostis ciliaris var. faxa Berh.
sa
Pennisetum violaceum (Lam.) L. Rich.
sa gu
Setaria megaphylla (Steud.) Dur. et Schinz.
sa gu
Solanaceae
J uss.
Diospyros ferrea (Willd.) Bak.
sa gu
Tiliaceae
Juss.
Grewiaflavescens Juss.
sa
Verbenaceae J aume St- Hil
Vite;,; doniana Sweet
sa gu
Une seule famille, celle des Ficoidaceae serait nouvelle dans la "réserve" qui se serait enrichie
de 14 genres. Ce sont Anacardium, Stapelia, Asparagus, Tamarindus, Cadaba, Acalypha, Jatropha,
Micrococca, Ricinus, Trianthema, Azadirachta, Setaria, Datura
et Vitex . Azadirachta indica, Ricinus
communis et Jatropha curcas ont été probablement introduites par l'homme.
La figure 15 montre que la flore postérieure à 1957 se caractérise par une prédominance des
espèces à affinité soudanienne qui en constituent 71 %. Les essences à affinité sahélienne représentent
19 % de ces espèces, et 10% pour celles à tendance guinéenne.

60
Figure 15 - Importance des espèces nouvelles selon leur affinité
phytogéographique
~ ..
80
70
60
50
Nombre d'espèces 40
en%
30
20
D
10
o
m
so
sa
gu
Affinité phytogéographique
IV -2 - Evolution de la végétation de la Il réserve Il
Bien que les méthodologies utilisées soient différentes, une comparaison, quoique limitée, est
possible entre la description faite de la végétation de la "réserve" en 1957 et celle dt 1991. Cette
végétation a subi une évolution notable aussi bien du point de vue de la composition f10ristique des
groupements végétaux que de leur répartition dans l'espace.
Sur les dunes, la prédominance d'une formation herbeuse à affinité soudanienne et soudano-
sahélienne est restée constante. Les espèces demeurées communes dans cette formation sont
Merremia tridentata subsp. angustifolia, Merremia pinnata,Tephrosia lilpinilolia, Tephrosia pllrpurea,
Cassia absus, Zomia glochidiata, Diheteropogon amplectens var. catangensis, Leptadenia hastata,
Maytenus senegalensis et Parinari macrophylla . Hyperthelia dissoluta, ainsi que Aristida sieberana,
Mollugo cerviana et Perotis indica, jadis très communes sur les dunes, n'ont cependant pas été
recensées. Par contre, Borreria stachydea, Indigofera pi/osa, Dactyloctenium aegyptium et Acacia
ataxacantha, très répandues sur les dunes, seraient des envahissantes de cette zone.
Le changement le plus remarquable dans la "réserve" de Noflaye est la disparition de la galerie
forestière à Elaeis guineensis . Les souches et les troncs de palmiers à huile qui recouvrent les
chenaux asséchés sont des vestiges de l'ancienne végétation guinéenne (photo nOS).

62
IV -3- Conclusion sur l'évolution de la "réserve"
De 1957 à 1991, une certaine dynamique s'est opérée dans la "réserve" aussi bien du point de
vue de la flore que de la végétation. Les principales caractéristiques de cette évolution sont les
suivantes.
212 des 372 espèces signalées en 1957 n'ont pas été retrouvées dans la "réserve" en 1991, et
31 espèces recensées en 1991 ne figurent pas sur la liste de 1957. En une trentaine d'années, la
"réserve" botanique s'est appauvrie de 30 % des familles, 42 % des genres, et sa diversité floristique
s'est amoindrie de près de 57 %.
Les plantes herbacées sont les plus touchées. Elles constituent
83 % des espèces non
retrouvées, tandis que les arbustes et les arbres en représentent respectivement 9 % et 7 %.
L'analyse de l'affinité phytogéographique des espèces disparues révèle que ce sont surtout
celles à tendance guinéenne qui sont le plus concernées (57 %) alors que les sahéliennes et les sahar~
sindiennes n'en représentent que 2,5 %, et les soudaniennes 40,5 %. On note par ailleurs que les
essences ligneuses les plus menacées de disparition dans la "réserve" sont celles à affinité guinéenne
(100 %), guinéo-soudanienne (55 %) et soudano-guinéenne (53 %). Elles se caractérisent par un
nombre d'individus peu élevé et une régénération naturelle faible voire nulle. Par contre, les espèces
soudaniennes connaissent un important développement avec une régénération naturelle, dans bien des
cas, impressionnante. Au regard de leur importance numérique, leur répartition spaciale et leur
abondante régénération, 6 d'entre elles tendent à envahir l'ensemble de la "réserve". Il s'agit de
Maytenus senegalensis, Boscia senegalensis, Acacia ataxacantha, Aphania senegalensis, Crataeva
religiosa et Dichrostachys cinerea. Dans son ensemble, la "réserve" de Noflaye connaît des
problèmes de régénération naturelle. 50 % des espèces ligneuses ne montrent aucune régénération et
48 % des espèces menacées le sont par défaut de fructification. On note par ailleurs que 7] % des
espèces nouvelles dans la "réserve" sont à affinité soudanienne.
.
On peut dire que du point de vue de sa composition floristique, l'évolution de la "réserve"
botanique s'est faite dans le sens d'une élimination des espèces à tendance guinéenne au profit des
soudaniennes. Cette tendance est également perçue dans l'évol ution de la végétation dent la
caractéristique majeure est la disparition de la galerie forestière à Elaeis guineensis et son cortège
tloristique.

CHAPITRE v- LES PRINCIPAUX FACTEURS QUI INFLUENCENT LA
DYNAMIQUE DE LA RESERVE DE NOFLA YE
L'une des caractéristiques majeures de la dynamique de la "réserve" est la régression des
essences à affinité guinéenne au profit des espèces à affinité soudanienne. L'eau semble alors être un
des principaux facteurs qui influencent l'évolution de cette "réserve". Cependant, 43 % des espèces
disparues étant à affinité soudanienne et sahélienne, cela suggère que d'autres facteurs, probablement
édaphiques et anthropiques, contribuent à la dégradation de cet écosystème et méritent une attention
particulière.
V-l - Le facteur hydrique
Il a été analysé à partir de l'évolution des précipitations dans la zone ainSI que des
observations sur la nappe phréatique.
V-l.l - Les pluies
Pour étudier l'évolution des pluies dans la région, les écarts par rapport à la normale
pluviométrique de 1931-1960 (GOUDIABY, A. 1984) ont été considérés pour les stations de Dakar-
Yoff, Rufisque et Thiès (tableau 16). Ces normales sont respectivement de 578,3 mm, 619,5 mm et
694,2 mm. Les normales 1931-1960 ont été choisies afin de pouvoir comparer les conditions
pluviométriques qui ont prévalu avant la création de la "réserve" à celles des années ultérieures. Les
données de Bambilor n'étant disponibles qu'à partir de 1979, elles ont été considérées en
comparaison avec la normale de Dakar-Yoff.
Tableau 16 - Ecarts par rapport à la normale 1931-1960 à Dakar-Yoff,
Rufisque, Thiès (1947 à 1989) et à
Bambilor de 1979 à 1991
Années
Dakar-Yoff
Rufisque
Thiès
Bam bi Jar
1947
-33,8
-33,2
-8,7
1948
-17,8
-25,4
-23,1
1949
- 21 ,1
-44,1
-33,7
1950
38,7
43,2
49,6
19~1
55,8
57,6
40,7
1952
5,9
-3,2
27,7
1953
-27,9
-21,5
-14,4
1954
31,5
34,8
23,1
1955
16,4
28
28,8
1956
-17,4
-41,1
- 14,1
1957
7,9
-8,9
42,4
1958
42,2
1 1, 1
1959
-52,7
-38,6
1960
0,7
10,5
1961
6,2
-9,9
-18,7
1962
22,7
-28,1
6,4
1963
-21,9
3,6
-15,5
1964
-1,4
-20,5
15,7
1965
-28,8
-36,5
-28,8
1966
2,8
-6,9
-26,4
1967
54,8
61,5
4,4
1968
-55,1
-71,7
-66
1969
29,9
38,7
18

u't
Années
Dakar - Yoff
Rufisque
Thiès
Bambilor
1970
-69,3
-64,3
-36,1
1971
-36,5
-26,9
-24,7
1972
-79,9
-79,8
-67,1
1973
-50,3
-37,1
-56,9
1974
-36,6
-43,2
-5,5
1975
-2,4
26,4
1976
-32,9
-38,1
-41,2
1977
-70,3
-75,5
-58,4
1978
-44,1
-52,5
-12,7
1979
-41
-42,9
-9,7
-49,9
1980
-34,6
-41,4
-41,1
-63,3
1981
-41,5
-44,7
-30,4
-34
1982
-46,4
-5,5
-33,4
-30,6
1983
-73,2
-71,1
-65,3
-62,9
1984
-59,4
-69,4
-53,9
-52,5
1985
-12,3
-44
-41,7
- 39,7
1986
-32,5
-27,7
-47
-29,9
1987
-23,3
-31,9
-41,4
-21,4
1988
-18,2
-29,9
-26,6
-13,4
1989
-4,9
-55,2
-12,5
-5,2
1990
-60,2
"
1991
-53,9
D'après les données de la Météorologie Nationale du Sénégal et celles du C.E.R. de
Bambilor
La figure 16 tracée à partir de ces données montre une évolution relativement similaire de la
pluviométrie dans les stations de Dakar-Yoff, Rufisque et Thiès. Cette évolution est marquée par une
importante irrégularité des pluies d'une année à l'autre, avec une tendance nette à la baisse. On
observe ainsi plusieurs années excédentaires jusqu'en 1967 où l'excédent d'eau par rapport à la
normale est proche de 60 %. De 1947 à 1%7, le déficit a rarement atteint 40 % sauf en 1959 où il
s'élève à 52,7 % à Dakar-Yoff. Par contre à partir de 1968, toutes les années sont déficitaires sauf en
1975 où un excédent de 26 % a été enregistré à Rufisque. La sécheresse de 1968 (GOUDIABY, A.
1984) sera suivie de celles de 1970, 1972, 1977 et 1983 où le déficit pluviométrique a en général
dépassé 60 %, atteignant même 79 % à Dakar-Yoff et Rufisque en 1972.

65
Figure 16 -
Courbes des écarts par rapport il la normale 1931-1960
il Dakar-Yoff. Rufisque et Thiès pour la période 1947 -
1989
Ecarls par rapporl
à la normale en r.
-
yoff
60
1967
1951
rufi sque
60
Thiès
40
20
Normale
o ++-fi+~iI-t-* l.,hf......-hftIl-i>t\\+*-IIt-I·...Hf-+-++-++li++-+-+-H-+-1I-+-I-+-++-~
1931-1960
-20
\\
-40
-60
-60
1966
1977
1963
1972
A Bambilor (station pluviométrique la plus proche de Noflaye), l'analyse de la pluviométrie de
1979 à 1991, en rapport avec la normale 1931-1960 enregistrée à Dakar-Yoff, révèle un déficit
moyen de 39 % pour toute la période (figure 17). En 1980, 1983 et 1990 le déficit pluviométrique a
dépassé 60 % dans la zone.
Figure 17 -
Courbe des écarts par rapport il la normale 1931-1960
de Dakar-Yoff à 8ambilor de 1979 à 1991
Ecarls par rapporl
à la normale en r.
o 1
1
1
1
1
1
1
1
l,·
1
1 ~
Normale
1931-1960
1979 1960196119621963 196419651966 1967196619691990 1991
-10 +---+--_._-%-
-20
-30
Déficil moyen
-60 +-~+I---.
- 70 ..:I:;-_-L-_-'---

66
On note ainsi qu'à partir de 1970 la pluviométrie est restée généralement déficitaire dans la
zone si on la compare avec les normales des années 1931-1960. Une des principales conséquences de
ce déficit pluviométrique permanent serait une baisse sensible de la nappe phréatique.
V-1.2 - La nappe phréatique
Tirant les conséquences de la sécheresse sur l'évolution de la nappe, le Bureau de Recherches
Géologiques et Minières (RR.G.M.) affirme, dans son rapport annuel de 1984, que les fluctuations
de la piézométrie montrent une baisse continue depuis 1952. Cette baisse se serait stabilisée durant les
années 1960 à 1968, et aurait repris de manière rapide à partir de 1972.
La Direction des Etudes Hydrauliques (D.E.H., 1989) trouve de surcroît, qu'en comparaison
avec le niveau piézométrique de 1972, les données de 1984 révèlent que la nappe des sables
quaternaires a connu une baisse générale. Cette baisse serait en moyenne de 2,5 m à Berr Tialane, de
3 à 4 m en bordure de la mer, de 3 m dans la zone du Lac Retba et de 0,4 m dans le bassin de
Thiaroye. A Sangalkam, soit à 1 km seulement de Noflaye, la baisse de la nappe phréatique aurait
atteint 5 mètres. De même source, seul le secteur de Thiaroye aurait amorcé une légère remontée (0,12
m en moyenne) en octobre 1988 par rapport à l'année 1987.
Dans la "réserve" de Noflaye où cette nappe affleurait, avec par endroits des marres
temporaires (ADAM, J. G. 1957), une estimation du niveau de la nappe à l'aide d'une tarière a
permis de la si tuer à 6,35 m de profondeur en juillet 1990. Cette mesure quoique ponctuelle, semble
confirmer la baisse de la nappe phréatique d'environ 5 m dans la zone.
Du point de vue de sa qualité, la salinité de la nappe des sables quaternaires se serait
caractérisée par une hausse atteignant quelquefois 110 mg / 1 entre 1983 et 1984. Par contre, une
diminution de la salure aurait été observée sur la quasi totalité de la nappe des sables quaternaires en
1988 (D.E.H., 1989). Dans la "réserve", l'analyse des eaux de la nappe en juillet 1991 révèle qu'en
dehors de son acidité (pH de 4,80 mesuré à 27°C), il n'existe pas de problème de salinité vue la
valeur insignifiante de la conductivité électrique (3150 }tS).
Ainsi, la qualité des eaux de la nappe demeure relativement bonne et ne peut, dans la présente
étude, être incriminée dans la dégradation de la flore et de la végétation de la "réserve" de Noflaye.
C'est plus probablementie déficit pluviométrique et la baisse concomitante de la nappe phréatique qui
ont le plus influencé négativement l'évolution de la "réserve". Ceci explique que les hydrophytes, les
hygrophytes et les espèces à affinité guinéenne constituent la majeure partie des espèces disparues
dans la "réserve". Dans le cas particulier de Elaeis guineensis Jacq. le stress hydrique serait survenu
brutalement, décimant les palmiers de tout stade de développement. Des informations concordantes
recueillies dans le village de Noflaye révèlent que les derniers palmiers à huile adultes ont été
observés dans la "réserve" en 1976. L'important déficit pluviométrique des années 1968, 1970 et
1972 aurait provoqué une baisse importante et relativement brutale de la nappe phréatique, la situant
nettement hors de portée de cette plante au système racinaire très superficiel. En effet, 50 % des
racines du palmier à huile se localisent dans les 50 premiers centimètres du sol. Les plus profondes,
qui dépassent rarement 2 m de profondeur, ont surtout un rôle fixateur et sont dépourvues de poils
absorbants (SURRE, C. et ZILLER, R. 1963). En réalité, c'était la présence de la nappe superficielle
qui permettait au palmier à huile et au cortège floristique de la galerie forestière de pousser et de
survivre exceptionnellement dans cette zone.
V-2 - Le facteur édaphique
Une analyse pédologique réalisée en 1991 par le laboratoire de l'ISRA de St- Louis ont
permis de constater que les sols de la "réserve" sont en général de bonne qualité physique et
chimique. Un certain nombre d'observations en rapport avec la baisse de la nappe phréatique méritent
cependant d'être soulignées.
Au niveau des sols hydromorphes minéraux à pseudo-gley sur colluvions sableuses des
abords du lit mineur, les horizons de surface sont enclins à une prise en masse du matériau lourd
sablo-argileux qui subit une dessiccation en rapport avec la péjoration des conditions hydriques. De
même, dans le lit mineur asséché, la présence d'un horizon induré entre 40 et 50 cm de profondeur
est en rapport avec le manque d'eau. Ceci pourrait expliquer la difficile recolonisation de la vallée
morte et l'importante mortalité de Lantana camara et de Acacia polyacantha var. campylacantha. Par

67
ailleurs, la richesse chimique de ces sols est rendue difficilement exploitable à cause de l'acidité des
sols dont le pH est généralement inférieur à 4. Selon BARRETO, P. S. (1962), l'acidité très forte est
un des caractères les plus constants des sols de niayes.
L'importante acidité des sols serait due à deux processus majeurs s'exerçant à la fois. D'une
part, le manque d'eau aurait favorisé une forte concentration de la solution du sol en ions acides
(H30+, AI3+), et d'autre part il y aurait une libération massive dans le milieu, d'acides organiques
lors du processus de biodégradation des débris végétaux importants, dans des conditions
d'hydromorphie très marquée.
Cette acidité peut entraîner des problèmes de toxicité aluminique et manganique et le blocage
d'éléments nutritifs dans le processus de nutrition minérale des végétaux. Dans la recherche des
facteurs de mortalité des essences forestières introduites, SADIO, S. (1986) a montré que la mortalité
des arbres peut être attribuée à l'acidité dès que le pH atteint une valeur inférieure à 4,0. Cette
mortalité atteindrait 100 % à partir d'un pH inférieur à 3,0. C'est dans ce sens que ce facteur mérite
une attention toute particulière. Par contre, la salinité, variable la plus discriminante dans la mortalité
des essences forestières selon le même auteur, ne constitue pas un problème à Noflaye. En effet, dans
les sondages effectués, il n'a pas été enregistré de traces de salinité ni au niveau de la nappe
phréatique ni au niveau des sols où les valeurs de la conductivité électrique sont insignifiantes.
V.3 • Le facteur anthropique
Ce facteur entre en ligne de compte aussi bien à travers des problèmes généraux liés à
l'occupation de l'espace dans la zone des niayes, que par des actions spécifiques subies par la
"réserve" botanique de la part des populations environnantes.
V.3.! • Quelques problèmes liés à l'occupation de l'espace dans
les niayes
La concurrence habitat-agriculture dans l'occupation de l'espace dans les niayes en général,
dans la communauté rurale de Sangalkam en particulier, entraîne une pression de plus en plus grande
sur les espaces verts naturels. Cette pression résulte de la croissance de l'agglomération dakaroise
ainsi que de la main-mise des citadins sur les terres agricoles des villages.
V.3.1.1 - La progression du front d'urbanisation
Depuis la création de Pikine en 1952, on assiste à une imposante urbanisation de la presqu'île.
Cette urbanisation s'articule autour de Dakar et Pikine, en croissance l'un vers l'autre, et Pikine
croissant également vers Rufisque. Les déguerpissements successifs de certains quartiers de Dakar et
la croissance rapide de Pikine, seraient les principaux moteurs de la "banlieurisation" de l'Est de la
Presqu'île (NDOUR, 1. 1986). Des terres qui jusque là abritaient une végétation naturelle ou des
activités agricoles (maraîchage, arboriculture et élevage essentiellement), sont progressivement
transformées en zone d'habitation. Il en est ainsi des sites actuels du stade Amadou Barry, de la
préfecture et de la poste de Guédiawaye, de l'extension du dispensaire Dominique et du quartier
Gouye Fatou Maïga à Pikine, de la Cité Faycal, du dépôt de la SOTRAC, et des nouveaux
lotissements à l'entrée de Thiaroye-sur-mer, Thiaroye Kao, Yeumbeul, Malika, etc. Pikine apparaît
de ce fait comme un nouveau point de départ de l'urbanisation qui déferle vers Rufisque, zone la plus
agricole du Cap- Vert. C'est ce que ARNAUD, J. C. (1970) appelle le "paradoxe de la ville, ayant
besoin de sa proche banlieue agricole, mais la grignotant peu à peu et la repoussant toujours plus loin
au fur et à mesure de son extension".
V.3.1.2 - L'emprise des citadins sur les terres agricoles des niayes
En rapport avec la progression du front d'urbanisation, l'importance des investissements des
citadins dans le maraîchage, l'horticulture et l'élevage a développé dans les niayes une intense
spéculation foncière. Cette spéculation aura pour conséquence, entre autres, une emprise grandissante
de riches citadins sur les terres.
Ainsi, les superficies occupées par les non résidants sont passées de 68,25 % de la superficie
totale de la zone en 1970 à 84,86 % en 1985, tandis que celles occupées par les résidants sont passées
de 29,76 % à 13,52 % dans la même période (NDOUR, 1. 1986).

Dans la communauté rurale de Sangalkam, 60 % des terres sont détenues par des non
résidants alors que les résidants n'en occupent qu'environ 30 % dont 1,13 % pour l'habitat (C. E. R.
Bambilor, publication de 1989). Il en résulte un phénomène d'étouffement de villages entièrement
ceinturés par de grandes propriétés. C'est le cas notamment des villages situés le long de la
Départementale 103 (dite route des niayes) que sont Ndiakhirate, Sangalkarn, Noflaye et Bambilor.
Le village de Noflaye se trouve confiné entre la Départementale 103 au Sud et à l'Ouest, la
"réserve" botanique et la ferme expérimentale de Sangalkam au Nord, et à l'Est par des vergers. En
1989, les notables du village ont recensé 95 résidants postulant à une parcelle. De nouvelles parcelles
ont pu être attribuées en 1991 seulement après désaffectation d'un verger plus ou moins abandonné.
Une des conséquences du problème d'espace dans le village de Noflaye est la transformation de la
"réserve" botanique en une véritable dépendance. On observe ainsi de nets empiétements sur le
domaine du service d'élevage tandis que le cimetière du village ainsi que plusieurs constructions font
limite commune avec la "réserve" sans oublier l'importante activité qui y est menée.
V.3.2 - Les rapports entre la "réserve" botanique et les populations
environnantes
V.3.2.1 - La "réserve" de Noflaye est un réceptacle d'ordures
Précédemment établi en face du village, le long de la Départementale 103, le dépotoir public a
été transféré pour une bonne part dans le domaine du service d'élevage de Sangalkam et dans la
"réserve". En réalité, aucune différence n'est faite entre ces deux endroits, de sorte que le flanc sud et
sud-est de la "réserve" est devenu le réceptacle d'ordures ménagères de toutes sortes. Il reçoit
également les gravats et les déchets en provenance des fermes avicoles. La désignation de cet endroit
aurait été faite par les autorités coutumières sous la pression du service d'hygiène et les exigences de
l'opération "set setal". La "réserve" est donc la poubelle désignée du village et cela apparaît
généralement normal pour les populations locales qui l'expliquent par l'exiguité du village. Ainsi, si
19 % des ménages se débarrassent de leurs ordures ailleurs (dans la cours ou à proximité des vergers
voisins), le facteur déterminant est l'éloignement de la forêt par rapport au lieu d'habitation et non par
souci de maintenir l'intégrité de cet espace.
Outre le problème de pollution que cela pose, il comporte un risque important de feu dans la
mesure où ces ordures ont été brûlées en mai 1991 in situ. C'est également là que les noix
d'Anacardium occidentale sont habituellement grillées par les enfants et les femmes du village.
V.3.2.2 - La "réserve" de Noflaye est un paisible et discret lieu d'aisance
_
D'après les résultats de l'enquête menée dans le village, 80 % des ménages ne disposent pas
de toilettes. Ceci explique que la "réserve" soit le lieu tout indiqué pour ces besoins. Dans certains
cas, ce n'est pas l'absence de toilettes qui justifie que la "réserve" soit utilisée à cette fin. Mais c'est la
proximité de cette "brousse", lieu traditionnel paisible et discret pour de telles intimités, qui justifie
l'absence de toilettes dans les cours. On observe ainsi un va et vient permanent entre le village et la
"réserve", avec des moments d'afflux au petit matin et au coucher du soleil. Ce besoin est aussi
l'occasion de promenades en groupe dans la "réserve", surtout de la part des jeunes filles, ce qui
confère à cette activité une dimension sociale fort intéressante.
V.3.2.3 - La "réserve" de Noflaye est une source de produits alimentaires végétaux
Ce sont surtout les fruits de Aphania senegalensis, Chrysobalanus orbicularis, Parinari
macrophylla, Adansonia digitata, Saba senegalensis et Landolphia heudelotii qui font l'objet d'une
exploitation. Le plus souvent, ces fruits sont exploités par les enfants pour leur propre
consommation. Cependant, Landolphia heudelotii est exploité par les femmes à des fins
commerciales. Source de revenus non négligeables, son exploitation est une véritable compétition qui
conduit à la cueillette des fruits avant la maturation, quelquefois même très précocement. Cela
explique qu'un grand nombre de ces fruits ne puissent pas mûrir et se retrouvent dans les tas
d'ordures. En juin 1990, 6.208 fruits immatures de cette plante ont été comptés dans 42 tas différents
aux alentours du village.

69
L'exploitation de feuilles à des fins alimentaires se limite à celles de Adansonia digitata et de
Leptadenia ftaslala pour la préparation du couscous.
V.3.2.4 - La "réserve" de Nonaye est une source de protéines animales
La chasse est une activité
très peu importante dans
la
"réserve".
Elle
n'est
qu'occasionnellement pratiquée par les villageois et concerne Je singe rouge, le singe vert et le varant.
Le lièvre et le francolin sont cependant chassés par des européens venus de Rufisque et de Dakar. Il
semble que la forêt abritait la hyène, le porc-épic, le chacal, le crocodile et que le poisson abondait
dans cette forêt où l'on rencontrait également le boa et d'autres serpents dangereux.
V.3.2.5 - La "réserve" de Noflaye est une source de produits combustibles
Dans le village de Noflaye, la totalité des ménages utilise le bois de feu pour la cuisson des
aliments et le chauffage. Ce bois est quelquefois utilisé en association avec de la paille et rarement
avec le charbon. Le gaz entre très peu dans les habitudes. La "réserve" est la principale source
d'approvisionnement de 85 % des ménages. Pour le reste, le bois proviendrait du domaine de la
ferme expérimentale de Sangalkam et, dans une moindre mesure, des champs relativement éloignés.
L'approvisionnement en bois de feu est une corvée essentiellement réservée aux femmes. Il
consiste au ramassage du bois mort mais également à la coupe sur pied. L'imensité du ramassage de
bois explique la disparition rapide des troncs de palmier à huile qui jonchaient partout l'ancien lit et les
versants, ainsi que la rareté du bois mort sur pied.
La coupe de bois dans la "réserve" spéciale a pris une telle ampleur que sa dégradation est
devenue très manifeste à vue d'oeil. Cette activité est très intense sur les dunes et dans les bas-fonds.
On assiste ainsi à une décimation de Parinari macrophylla, Dichroslachys cinerea, MaYI.enus
senegalensis, Piliûsligma reliculatwn, Grewia bicolor, Aphania senegalensis ainsi que de Laiilana
camara
et LoncflOcarpus sericeus. De plus en plus, cette activité brave le~ épines et s'attaque au
fourré à Acacia ailixacanlha et Nat!.l.lea lalifolia très déchiqueté et grandemellt ouvert surtout éals la
partie nord et est de la "réserve". La destruction de la végétation des dunes aInsi que celle de l'écran
protecteur des versants facili te la reprise du sable et des particules fines terreuses par le vent etl 'eau et
leur dépôt progressif dans les zones bassc~. C'e~i ce qui explique la structure du profil n05 localisé
dans le lit mineur du ruisseau asséché. Il se caractérise par une accumulation de matériaux
hétérogènes sablo-arganiques qui tend au comblement de la vallée morte.
V.3.2.6 - La "réserve" botanique est une source de produits pour la construction
Penniselum violac(;.um, Diheleropogon ampleclans var. calangensïs et Andro,"Jogon gayanus
sont les herbacées exploitées dans la "réserve" pour la confection des clôtures ainsi que la toiture des
maisons. Très souvent, comme c'est le cas dans J'habitat peulh, la paille constitue la matière première
pour l'essentiel des constructions. L'herbe est fauchée à ras dès la fin de la saison pluvieuse. Les
tiges volubiles de Lepladenia haslala et Combrelum paniculmum servent à attacher les bottes de
pailles qui sont ensuite portées sur la tête ou amenées par des charettes à traction équine ou asine.
La charpente des maisons et des clôtures est principalement constituée de coupes fraîches de
Ficus vogelii, Lonchocarpus sericeus, Aphania senegalensis, Dichrostachys cinerea, Morus
mesozygia, Grewia bicolor
et Cralaeva religiosa. Les stipes de Phoenix reclinala et Elaeis guineensis
sont également exploités à cette fin. Il a été observé des exploitants en provenance de Sangalkam,
Diakhirate et Rufisque. Notons également l'exploitation d'essences telles Acacia alaxacanlha et
Acacia albida dont les branches épineuses sont simplement disposées en guise de clôture.
V.3.2.7 - La "réserve" botanique est une source de produits médicinaux
L'objectif visé n'est pas de dresser une liste exhaustive des plantes médicinales de la
"réserve". Seules ont retenu l'attention les essences dont l'exploitation porte préjudice à leur survie.
C'est essentiellement le prélèvement d'écorces et de racines qui confère à cette activité une influence
négative sur la dynamique de la "réserve".
Les racines et/ou l'écorce de tiges d'une vingtaine d'espèces sont très exploitées à des fins
médicinales dans la "réserve" botanique. La liste de ces plantes figure dans le tableau 17.

70
Tableau 17 - Plantes exploitées dans la "réserve" de Noflaye pour leurs
propriétés médicinales
Espèces
Racines
Ecorces
Indications
Fagara zanthoxyloides
*
vers - drépanocytose
Aphania senegalensis
*
*
Fatigue - maux de ventre
Ziziphus mucronata
*
*
Incontinence vésicale
Nauclea !alijolia
*
*
Troubles stomacaux
Opilia celtidifolÙl
*
*
DaniellÙl oliveri
*
Troubles neurologiques
Lonc/wcarpus sericeus
*
Maux de ventre
Detariwn senegalense
*
*
Maux de ventre et de dents
Prosopis africana
*
*
Vers intestinaux
Parinari macrophylla
*
*
Maux de dents
Ficus thonningii
*
Plaies-Lactation - diarrhée
AdallSonÙl digitata
*
*
Maux de pieds - appétit - cordage
Khaya senegalensis
*
*
Maux de ventre - ascaris
Kigelia africana
*
*
Irruptions - maux de ventre
Grewia bicolor
*
Fatigue - dyssentérie
EkebergÙl senegalensis
*
*
Maux de tête
AcacÙl albida
*
*
Vomissement - plaies - fièvre
Dichrostachys cinerea
*
*
Ulcères - athme - irruptions
Ficus vogelii
*
Maux de ventre
Ficus capensis
*
Enfants souvent malades
Combretum paniculatum
*
Anti - diarrhéique
Maytenus senegalensis
*
Maux de dents
, .
. ,
L'astensque (*) IOdIque la partIe explOltee de la plante
Dans le cas de l'exploitation de l'écorce de tige de Khaya senegalensis, Ficus thonningii et
Prosopis africana, cette activité est particulièrement intense et féroce. La totalité des individus
observés ont l'écorce entièrement éraflée au niveau du tronc et quelquefois aussi au niveau des
branches. Ceci pourrait expliquer l'importante mortalité de ces espèces surtout Khaya senegalensis et
Prosopis africana en voie de disparition dans la "réserve".
Parmi les plantes victimes d'une exploitation Je leurs racines, le cas de Fagara zanthoxyloides
et Nauclea latijolia est très préoccupant.ç~sont de v~ütabJes "galeries de mines" qui sont creusées
sans aucune précaution sous leurs pieds.(CL photos ci-contre)
L'exploitation des plantes médicinales dans la "réserve" n'est pas seulement pratiquée par les
populations de Noflaye. Des exploitants venus de Sangalkam, Bambilor et surtout de Rufisque ont
souvent été observés à l'oeuvre en saison sèche, le vendredi de bonne heure et quelquefois aussi le
mardi. Sur les arbres exploités on observe, attachés aux branches, des morceaux d'étoffe ou de la
paille enveloppant des crottes d'animaux. Bien malheureusement la signification de telles pratiques
n'a pu être obtenue par l'enquête. Pour les exploitants venus de Rufisque, il s'agit de fournisseurs
qui en font une activité commerciale. On comprend alors l'ampleur inquiétante d'une telle activité
dans la "réserve" qui serait le seul endroit où l'on trouve encore certaines espèces très utiles dans la
zone. La "réserve" de Noflaye est ainsi le lieu d'un impitoyable braconnage dont l'arbre est la victime
sans défense.
V.3.2.8 - La "réserve" de Noflaye est un pâturage fort fréquenté
Des troupeaux de boeufs et de chèvres parcourent quotidiennement la "réserve". Les chèvres,
en provenance du village, y séjournent. Quant aux boeufs, il s'agit du troupeau de Noflaye mais
également de ceux en provenance de Sangalkam, Ndiakhirate et Wayambame. La présence de
moutons, chevaux et ânes a été rarement observée.

71
En plus des herbes, un certain nombre d'espèces ligneuses sont appréciées des boeufs et des
chèvres (tableau 18).
Tableau 18 - Espèces ligneuses appêtées par les chèvres et les boeufs dans
la Il réserve Il de Nonaye
Espèces
Chèvres
Boeufs
Feuilles
fruits
Feuilles
Fruits
Ficus capensis
***
***
Opilia celtidifolia
***
***
Dichrostachys cinerea
***
***
Lonchocarpus sericeus
***
Capparis tomentosa
***
***
***
***
Maytenus senegalensis
***
***
Piliostigma reticulatum
***
***
Aplzania senegalensis
**
***
***
Combretum aculeatum
***
Ziziphus mucronata
***
Acacia albida
***
***
***
Boscia senegalensis
***
***
***
***
Adansonia digitata
***
***
Balanites aegyptiaca
***
Grewia bicolor
***
***
Prosopis ajricana
***
***
***
Parinari macrophylla
*
*
*
*
Ficus vogelii
**
Acacia nilotica var. adansonii
***
***
***
Acacia ataxaeantlza
***
Lt.mtana camora
***
Fagara zanthoxyloides
***
Morus mésozygia
***
Chrysobalanus orbicularis
***
**
(*) Leptadenia hastata
Ficus scott-elliotii

***
Nauclea latifolia
***
***
Mesoneurum benthamianum
***
Landolphia heudoletii
**
***
Loeseneriella africana
**
Tapinanthus bangwensis
**
Crataeva religiosa
***
***
Elaeis guineensis
***
Cadaba farinosa
**
***
Vitex doniana
***
Cassytha filiformis
***
***
Alchornea cordifolia
***
* - peu appêté
** = moyennement appêté
*** = très appêté
(*) les feuilles de Leptadenia hastata sont appréciées par les chevaux

72
Quelques unes de ces espèces étant inaccessibles au bétail, elles sont ébranchées par les
bergers et offerts en pâture. On assiste alors à une véritable mutilation d'espèces telles Adansonia
digitata, Acacia albida, Prosopis africana, Crataeva religiosa, Morus mesozygia, Ficus vogelii et
Ficus capensis.
En plus de ces effets néfastes sur la végétation, le pâturage est un des principaux facteurs
limitant la régénération naturelle dans la "réserve". Pendant la saison pluvieuse, on observe chez
certaines espèces un grand nombre de jeunes pousses qui disparaissent rapidement sous l'effet du
broutage et du piétinement. C'est le cas notamment de Lonchocarpus sericeus, Parinari macrophylla
et Acacia ataxacantha.
La "réserve" de Noflaye est ainsi le domaine d'une intense activité humaine. Ces activités
contribuent pour une grande part à la dégradation de cette "réserve". Les enquêtes menées auprès des
populations locales révèlent que si le manque d'eau est unanimement considéré comme le principal
facteur de dégradation de la forêt, ces populations demeurent conscientes des méfaits des activités
qu'elles y mènent. Cependant, elles estiment que c'est la seule façon de tirer profit d'un milieu
abandonné, laissé à la ruine sans aucune utilité. Certains proposent même la suppression de cette
"brousse interdite" pour résoudre le problème d'espace pour l'habitation et le maraîchage. Aussi, les
activités qui y sont menées et l'opinion qui les soutend semblent constituer non seulement une remise
en cause du statut même de la "réserve", mais aussi laissent croire que ce statut et le mode de gestion
de cet espace, s'il y en a, expliquent à bien des égards la dégradation de cette forêt.
V.4 - Statut et mode de eestion actuels de la "réserve" botanique
La "réserve" spéciale botanique de Noflaye a été créée suivant les définitions de la
"Convention relative à la conservation de la faune et de la flore à l'état naturel" adoptée par la
conférence internationale de Londres le 8 Novembre 1933. Cette convention a été approuvée pour le
Sénégal par la loi du 10 décembre 1937. Elle vise à établir un régime spécial pour la "conservation de
ia faune et de la flore au mieux en constituant des parcs nationaux, des réserves naturelles intégrales et
d'autres réserves dans lesquels la: chasse, l'abattage ou la capture de la faune et la récolte ou
destruction de la flore seront limitées ou interdites".
9ans le cas de Noflaye, l'article 2 du décret de classement (annexe 5) interdit la pénétration
dans cette "réserve" sauf à des fins scientifiques. A cet effet, des autorisations peuvent être accordées
seulement aux organismes ou missions scientifiques par le Directeur des Eaux, Forêts, Chasse et de
la Conservation des Sols. Ce service, chargé de la gestion administrative, de la surveillance et de la
protection de la "réserve", fixera les modalités de pénétration et éventuellement de récolte des
échantillons botaniques, sous le contrôle de l'Institut Fondamental d'Afrique Noire (IFAN / CH. A.
DIOP). L'étude et le suivi scientifiques sont en effet placés sous le contrôle de cette Institution.
Ce statut supprime donc théoriquement tous les droits d'usages des populations ri veraines et
Adam, 1. G. rapporte que dans les faits, seule la saignée des palmiers à huile y était tolérée.
Mais en réalité, la "réserve" de Noflaye n'a bénéficié d'aucune forme de suivi scientifique. Sa
gestion administrative et sa protection se sont limitées à la mise en place d'une clôture en fil de fer et à
des actions sporadiques de surveillance sur le terrain, réalisée par un agent de la brigade forestière de
Bambilor. Mais cette clôture, tout comme ce qu'elle était censée protéger, n'a guère échappée au
pillage. Les activités humaines menées dans la "réserve" s'effectuent dans un contexte d'illégalité. La
crainte d'être pris, aussi minime soit-elle vue l'irrégularité de la surveillance, explique donc que les
utilisateurs de la forêt agissent souvent dans la hâte et n'apportent aucun soin dans l'exploitation des
éléments utiles à leurs besoins. C'est surtout le cas du prélèvement d'écorces de tiges, de racines et de
bois.
Aussi, si le statut de "réserve" spéciale botanique a contribué à sauvegarder cet espace,
l'inefficacité des services compétents à respecter et faire respecter ce statut a eu des revers sur la
conservation de sa biodiversité.
V.s - Conclusion sur les principaux facteurs qui influencent la
dynamique de la "réserve" de Noflaye
Deux principales catégories de facteurs peuvent être retenues dans la dégradation de la
"réserve" botanique de Noflaye. Il s'agit de facteurs naturels d'une part, et de facteurs anthropiques
d'autre part .

Le déficit pluviométrique de ces dernières années ainsi que la baisse concomitante de la nappe
phréatique ont été déterminants dans la disparition des hydrophytes et hygrophytes et dans la
régression des essences à affinité guinéenne qui constituaient l'essentiel du cortège floristique de la
galerie à Elaeis guineensis. La qualité de la nappe phréatique et des sols demeure généralement bonne
sans traces significatives de salinité. Le problème d'acidité mis en évidence par l'analyse qualitative
mérite cependant une attention particulière.
L'absence d'une procédure de conservation et de gestion ainsi que le caractère dérisoire des
moyens mis en oeuvre pour la protection de la "réserve", sont à bien des égards responsables de la
dégradation de cet espace, surtout dans un contexte où la compétition d'intérêts économiques
divergeants de plus en plus ouverte et farouche s'effectue au détriment des espaces naturels. La
"réserve" de Noflaye s'est ainsi trouvée ouverte à d'intenses activités humaines. Parmi ces activités,
c'est surtout la recherche de produits combustibles, de produits de construction, de produits
médicinaux ainsi que le pâturage des boeufs et des chèvres qui ont le plus contribué à la régression du
couvert végétal. Le manque d'égard pour la "réserve" botanique explique que ce trésor soit ainsi
délaissé, déchiré, mutilé, éventré, pâturé, pillé et réduit à un vulgaire lieu d'aisance, à un réceptacle
d'ordures où corbeaux, milans, chats et chiens errants trouvent quotidiennement une pitance fétide.

CHAPITRE VI - CONCLUSION GENERALE ET PROPOSITIONS
L'étude de l'état de la flore et de la végétation de la "réserve" botanique de Noflaye se situe
dans le contexte général de la dégradation des ressources naturelles, en particulier des ressources
forestières.
Les objectifs spécifiques visés par cette étude sont la connaissance de l'état actuel de la flore et
de la végétation de la "réserve", leur dynamique ainsi que les facteurs déterminants qui influencent
cette dynamique en vue de formuler des propositions pour un aménagement de cet espace.
Cette recherche a été effectuée à partir d'une revue de la littérature, un inventaire floristique,
une étude de la régénération naturelle des essences ligneuses, une analyse des sols et de la nappe
phréatique, ainsi que des observations et des enquêtes menées sur le terrain.
Au terme de cette étude, les principales conclusions suivantes peuvent être retenues.
1 - La flore actuelle de la "réserve" de Noflaye présente un fond dominant
soudanien avec une affinité 2uinéenne marquée.
Elle est composée de 56 familles réparties en 144 genres et 192 espèces dont 131 ont une
affinité soudanienne et 43 une affinité guinéenne. Les espèces sahéliennes sont peu représentées.
2 - La
vé2étation
de
la
"réserve"
présente trois types
de
2roupements
vé2étaux caractéristiques de milieux différents.
Les levées sableuses sont le domaine d'une formation herbeuse ouverte à herbacées non
graminéennes dominantes, avec comme espèces caractéristiques Borreria stachydea, Tephrosia
purpurea, Cenchrus biflorus, Aristida stipoides, ainsi que Parinari macrophylla comme espèce
ligneuse indicatrice. Dans les chenaux asséchés, on observe une formation herbeuse boisée
caractérisée par une strate herbacée haute à Diheteropogon amplectens var. catangensis, Pennisetum
violaceum et Pennisetum pedicellatum dominant une strate inférieure essentiellement composée de
Digitaria horizontalis et Echinochloa colona. La strate ligneuse y est ouverte, princi paIement
composée de Lantana caJnara, Phoenix reclinata et Lonchocarpus sericeus.
Dans les zones de raccordement des dunes arasées aux bas-fonds asséchés se développe un
fourré à Acacia ataxacantha, Dichrostachys cinerea, Aphania senegalensis, Grewia bicolor et Boscia
senegalensis.
C'est dans cette formation qu'on rencontre le cortège floristique guinéen relictuel.
Une formation herbeuse boisée domine les chenaux asséchés. Dans cette formation, une strate
graminéenne supérieure composée de Pennisetum pedicellatum, Pennisetum violaceum et
Diheteropogon amplectens var catangensis influence une strate inférieure essentiellement constituée
de Digitaria horizontalis et Echinochloa colona.
3 - La dynamique de la flore et de la vé2étation de la "réserve" est caractérisée
par la disparition d'espèces exi2eantes en eau et de la 2alerie forestière à Elaeis
gllineensis
avec son cortè2e floristigue.
Seules 160 espèces parmi les 372 signalées en 1957 ont été recensées en 1991. La diversité
floristique de la "réserve" s'est ainsi appauvrie de 57 %. Les espèces non retrouvées sont en grande
partie constituées de plantes herbacées (83 %). Les arbustes et les arbres en représentent
respectivement 9 % et 7 %. Du point de vue de l'affinité phytogéographique des espèces disparues, la
dynamique de la flore se caractérise par une élimination des espèces à tendance guinéenne au profit
des espèces soudaniennes. Cette évolution semble se poursuivre dans la mesure où la majeure partie
des espèces les plus menacées de la "réserve" est constituée de plantes à tendance guinéenne. Cette
menace de disparition est caractérisée par un nombre généralement peu élevé d'individus, une
régénération naturelle faible, voire nulle dans certains cas. Par contre, les espèces soudaniennes
connaissent un important développement et régénèrent bien.

75
4 - Les facteurs hydrique et anthropique semblent être les plus déterminants
dans la dynamique de la "réserve".
Le déficit pluviométrique chronique observé depuis 1963 s'est aggravé notamment au cours
des années 1967, 1968, 1972, 1973, 1977, 1978, 1983 et 1984. Il en a résulté une baisse importante
de la nappe phréatique qui, depuis 1972, n'a pas connu de remontée significative. Le facteur eau a été
déterminant dans l'élimination des espèces hydrophiles et hygrophiles et explique en grande partie la
disparition de la galerie forestière à Elaeis guineensis, ainsi que la régression notable des espèces à
affinité guinéenne.
Quant au facteur anthropique, la croissance rapide de l'agglomération dakaroise et des villages
environnants, ainsi que l'emprise des citadins sur les terres agricoles des niayes, ont créé les
conditions d'une pression de plus en plus grande sur les ressources naturelles de la zone. Ceci,
conjugué à l'absence d'une politique conséquente de gestion et de conservation de la "réserve"
botanique, a fait de cet espace le siège d'une intense activité humaine. Parmi ces activités, les plus
préjudiciables au couvert végétal sont le prélèvement de produits combustibles, de produits
médicinaux, de bois de service ainsi que le pâturage des boeufs et des chèvres. Notons que la
"réserve" spéciale botanique de Noflaye est un réceptacle d'ordures et un lieu privilégié d'aisance.
5 - Les objectifs visés par la mise en réserve de la niaye de Noflaye ne sont
pas atteints.
En effet, ni la flore ni la faune n'ont pu y être conservées à l'état naturel. En plus des facteurs
naturels défavorables, la "réserve" n'a bénéficié d'aucune forme de suivi scientifique. Sa gestion
administrative et sa protection se sont limitées à la mise en place d'une clôture en fil de fer et à d~s
actions sporadiques de surveillance assurées par un agent de la brigade de Bambilor. Ainsi, la
"réserve" est-elle dev,enue un milieu presqu'abandonné, faisant l'objet d'une exploitation à la fois
intense et anarchique; L'aménagement de la "réserve" semble ainsi indispensable à sa conservation.
Tenant compte des principaux résultats de cette étude, un certain nombre de mesures
paraissent urgentes non seulement pour freiner la rapide dégradation de la "réserve", mais aussi et
surtout pour assurer un enrichissement progressif de sa biodiversité tout en tenant compte des
contraintes du milieu physique et humain. Comme mesures pouvant aider à l'aménagement de cette
réserve on peut noter les suivantes.
1 - La limitation de l'accès
à
la
"réserve"
et
le
renforcement
de
sa
surveillance.
Cette mesure permettrait de mettre fin à certains types d'exploitation qui contribuent à la
destruction de la "réserve". C'est le cas de la coupe de bois, du pâturage et du dépôt d'ordures. Pour
ce faire, la remise en place de la clôture s'impose comme une mesure immédiate. Par ailleurs,
l'affectation d'un agent du service des Eaux, Forêts, chasses et Conservation des sols basé à Noflaye
serait un pas important vers une réelle prise en charge de la gestion administrative de la "réserve". Cet
agent qui jouera le rôle de conservateur devra travailler en étroite collaboration avec les populations du
village de Noflaye organisées en comité villageois de protection de la "réserve".
2 - La ré2lementation de l'exploitation de certains produits de la "réserve" au
profit des populations du villa2e de Nonaye.
Il s'agit des produits jugés importants par les villageois et dont une exploitation rationnelle ne
porte pas atteinte à la "réserve". Une telle mesure permettrait non seulement de mieux contrôler le
prélèvement de ces produits pour les besoins des villageois mais aussi de les impliquer et de les
intéresser à la protection de la "réserve".

76
3 - La limitation de la pression des villaeeois sur la "réserve" par la création
d'un bois villaeeois et la vulearisation de foyers
améliorés
dans
les
villaees
environnants.
Le bois de village et les foyers améliorés permettraient de résoudre en partie les importants
besoins des villageois en énergie et en bois de services.
4 - La mise en place de latrines ou de fosses septiques et d'un système de
compostaee pour le recyclaee des déchets et ordures du villaee.
De telles infrastructures permettaient d'assainir le village et la "réserve" et de produire du
fumier pour les villageois.
5 - L'enrichissement de la flore de la "réserve" en espèces véeétales.
La "réserve" de Noflaye pourrait accueillir diverses espèces végétales du Sénégal et d'ailleurs,
notamment les espèces en voie de disparition. Pour ce faire, il faudrait remplir les conditions
nécessaires au bon développement de ces espèces en créant différents biotopes correspondant aux
différents milieux identifiés. L'alimentation en eau de la "réserve" peut dans cet optique s'avérer
indispensable.
6 - La définition d'une nouvelle vocation pour la "réserve" de Noflaye.
La "réserve" spéciale botanique de Noflaye pourrait être transformée en un complexe
botanique national comportant un jardin botanique, un herbier et une banque de semences. Ce
complexe dont les grandes lignes figurent en annexe 7 aura pour objectifs principaux la préservation
des espèces végétales menacées ou rares dans la Région de Dakar, la conservation du patrimoine
génétique végétal, la formation et l'éducation des élèves et étudiants. Il pourrait donc servir de cadre-
pour la recherche et l'éducation relative à l'environnement. Cette nouvelle vocation nécessite une
extension de sa superficie sur les 475 hectares de la ferme expérimentale de Sangalkam (titre foncier
n0849) dont fait partie l'actuelle "réserve" de Noflaye.

77
BIBLIOGRAPHIE
[1]
ADAM, J. O. (1953) - Note sur la végétation des niayes de la presqu'île du Cap-Vert
(Dakar - A.O.F.). Bull. Soc. Bol. Fr. 100: pp. 153-158.
[2]
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Noflaye
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1975b - Tome IV- RCOIDEES à LEGUMINEUSES
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10 novembre 1976,658 p..
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Hors texte:
- carte hydrogéologique de la presqu'île du Cap- Vert 1/50 OOOè
une feuille Ouest (presqu'île de Dakar)
deux feuilles Est (horst de Ndiass)
- carte hydrochimique de la presqu'île de Dakar 11100 OOOè.

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polycopié. Bull. 56, déc. 1955, In - 4° (26,2 x 22)
A _ Texte: 38 p. 10 fig. bibliogr.
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82
ANNEXES
Annexe 1 - Exemplaire du questionnaire appliqué à Noflaye
Feuille d'enquête nO:
.
Date
:
.
Communauté
rurale
..
Village
.
Prénom
et
nom
.
Age:
Sexe:
masculin 0
féminin 0
Ethnie: Wolof 0
Peulh 0
Diola 0
Sérer 0
Toucouleur 0
Autre
..
Religion:
Musulmane 0
Chrétienne 0
Animiste 0
Autre
.
Date d'installation dans le \\'ilIagc :
D' où êtes-vous venue:
..
Motifs de
l'installation
.
Nombre de ramilles dans b cor;ccssiol1
Nombre total de personnes
..
Avcz-vous un titre foncier: oui 0 non 0
Nombre d'enfants 0 garçons 0 filles 0
(::Luc font les cnfJ.nts : éco!e 0
3. 1:.1 111J.ison 0
au ChtU11P n
autre
~
.
Avez- vous un emploi rémunéré: oui 0
non 0
Quelles sont vas activités
1- RAPPORTS AVEC LA FORET
Que représente pour vous la forêt?
Rien 0
1- Source de produits alimentaires végétaux 0
2- Source de proteines animales 0
3- Source de produits combustibles 0
4- Pn)duits pour la construction: bois 0
paille 0
autres..·,
.
5- Source de produits médicinaux 0
6- Lieu de cultes ou de rites 0
7- Pâturage 0
8- Lieu d'aisance (toilettes) 0
9- Réceptacle d'ordures 0
10-
Autres
.
1.1- produits alimentaires végétaux exploités dans la forêt pour l'homme
Espèces
Fruits
Feuilles
Autres
- ToI (Landolphia)
0
0
.
- Héver (Aphania)
0
0
..
- Rad (Chrysobalanus)
0
0
..
- Gui/Buy (Adansonia)
0
0
.
- Tahat (Leptadenia)
0
0
.
- Mad (Saba)
0
0
.
-
Autres
.

83
1.2- Sources de proteines animales
• Quels animaux chasse t-on dans la forêt?
Lièvres
D
Perdrix D Singes D
Varants D
Autres
..
• y a t-il des animaux sauvages qui ont disparu de la forêt? Oui D Non D
·Si
oui,
lesquels?
.
1.3- Sources de produits combustibles
• Qu'utilisez-vous comme combustible pour la cuisine?
Bois D Herbe D
Charbon de bois D
Gaz D
• D'où provient ce produit? De la forêt D
Acheté D
Autre
.
1.4- Source de produits pour la construction
• Utilisez-vous des produits de la forêt pour la construction? Oui D Non 0
• Si oui lesquels : perches
D
herbes D
autres
..
1.5- l ct forêt de Noflavc: une source de produits médicinaux
Espèces
Racines Ecorces Feuilles Autres
Indications
• n dèn/ndenguidek (Fagara)
D
0
D
..............
........................
-lzéver (Aplzania)
D
D
D
............. ........................
e sédèm i buki (Ziziphus)
D
D
.=J
........................
• • • • • • • • • c • • •
- lzandok (Nallclea)
D
D
D
.............. ............ ..........
- santml (Dmlillia)
D
D
D
............... .......................
• tot/mutélégèt (Opilia)
D
D
D
..............
........................
• solay/fekerley (Lonchocarpus)
D
D
D
.............. .......................
• dank (Deic.-rium)
D
D
D
.............. ........................
- ir (Prosopis)
D
D
0
.............. ........................
• név (Parinari)
D
D
[]
..........................
• • • • • • • • • • • • • w
• dibalé (Ficus thonningii)
D
D
[J
.............. •••••••• ww •••••••••••••
• gui/bui (Adansonia)
D
D
[J
............... .... w........................
• hay ( Khaya)
D
D
[J
• • • • • • • • • w • • • •
. . . . . w.w • • w • • • • • • w . . . . . w • •
• ndambal (Kigelia)
D
0
D
.................... .... ww .............................
• kèl (Grewia)
D
D
D
. . . w . . . . . . . . . . . . . . . .
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ww • • • • w
• hastoy (Ekebergia)
D
D
[J
• w • • • • w • • • • • • •
w . . . . . . . . . . . . . . . . . . . w • • w • •
• kad (Acacia albida)
D
D
[J
................ .w.w •• ww ••••••••••••••••
• sanlan (Daniellia)
D
D
[J
• • • w . . . . . . . . . . .
.. • • • • • • • w • • • • • w • • • • • • • • •
• sint (Dichrostachys)
D
D
D
.................
w . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
• dob diné (Ficus ovata)
D
D
D
• • www • • w • • • • • •
• • • • w . . . . . . . . . . . . . . . w • • • • • •
• soto ardana (Ficus capensis)
D
D
D
.w . . . . . . . . . . . . .
• • • w • • • • • • • • • • w . . . . . . . . . . .
• Autres
1.6- La forêt: un lieu de cultes, de rythes et de sacrifices
• La forêt entre t-elle dans votre système de croyance? oui D non D
• Si oui, comment?

84 - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
1.7- Pâturage dans la forêt de Noflaye
• Quels animaux domestiques
• D'où viennent
entrent dans la forêt?
les boeufs et les chèvres
- Boeufs
D
- Noflaye
D
D
- Chèvres
D
- Sangalkam
D
D
- Moutons
D
- Bambilor
D
D
- Chevaux
D
- Autres
- Anes
D
- Chiens
D
- Chats
D
- Vollaile
D
- Autres
• Que pensez-vous du pâturage des animaux dans la forêt?
C'est une bonne chose 0
C'est une mauvaise ch8se 0
• Quelles sont les espèces les plus appêtées ?
1.8- La forêt de Noflaye : un lieu d'aisance
• y a t-il des toilettes dans la cours? Oui D
Non D
• Allez- vous dan.s la forêt pour vos besoins?
Non D
Oui D rarement D souvent D toujours D
• Pourquoi?
Par absence de toilettes à domicile D par préférence D par habitude D
1.9- La forêt de Noflaye : réceptacle d'ordures
• Où jettez-vous vos ordures ménagères?
- Dans la cours
0
- A proximité de la forêt D
- Dans la forêt
D
-
Ailleurs
.
• Pourquoi? Par habitude D C'est la poubelle du village D
Nous n'avons pas d'autre choix D
Autre
.
11- ETAT DE LA FORET
2.1- Quelles sont les tendances évolutives de la forêt?
• Amélioration 0
• Dégradation D des ressources animales D végétales D hydriques 0
2.2- Qu'est-ce qui explique cette tendance ?
- Manque d'eau
D
- Mauvais sols
D
- Le sel
D
- Manque de clôture
D
- Manque de surveillance
D

85
- Manque d'entretien
0
- L'exploitation:
de bois 0 de fruits 0 de racines 0 d'écorces 0
- Les boeufs 0 les chèvres 0
- La non responsabilisation ( ou implication) des populations de Nofaye 0
- Autres
• Quelles sont les espèces végétales qui ont disparu ?
- Palmier à huile (tir) 0
-
Autres
.
• Quand les avez- \\'OUS vues dans la forêt pour la dernière fois (date) ?
- Palmier à huile (tir)
.
-
Autres
,
.
• Qu'est-ce qei explique selon vous la mort de ces arbres?
- Le manque d'eau
0
- Le sel
0
- L'exploitatiüI1 de vin de pédme
0
- Autres
111- GESTION ET AMENAGEMENT DE LA FORET DE NOFLAYE
3.1- A qui appartient la forêt de Noflaye ?
- A tout le monde (aux sénégalais)
0
- Au gouvernement (au Sénégal)
0
- Au service des eaux et forêts
0
- Au service d'élevage de Sangalkam
0
- A la population de Noflaye
0
-
Autres
.
3.2- Vous sentez-vous responsable de cette forêt? Oui [J Non 0

Pourquoi
?
.
3.3- Oue proposez- vous pour cette forêt?
- La supprimer et attribuer les parcelles aux populations 0
- L'aménager 0
- Lever l'interdiction d'y pénétrer 0
- Responsabiliser les populations de Noflaye 0
- Confier la gestion de la forêt aux populations de Noflaye seules
0
- y interdire les boeufs et les chèvres
0
- Recruter des gardiens pennanents 0

86
- La clôturer 0
-
Autres
.

87
Annexe 2 - Description des profils FP3, FP4 et FP7
Profil FP3
Horizons
o-10 cm
10 - 45/55 cm
45/55 - 95 cm
95 - 175 cm
Humidité
sec
sec
un peu frais
frais
5YR5/4
5YR6I4
7,5YR6/2
7,5 YR8/2
couleur
(brun rougeâtre)
(brun rougeâtre (gris blanchâtre)
(rose blanchâtre)
clair)
Matière
très humifère
humifère
faiblement
non percepti ble
organique
humifère
Taches
pas de taches
pas de taches
idem
idem
Texture
sableuse (sables idem
idem
idem
fins)
Structure
particulaire
à
polyhédrique
polyhédrique
particulaire
tendance
moyenne
moyenne
polyhédrique
Consistance
fragile
fragile
fragile
friable
Cohésion
meuble
un peu compacte
compacte
meuble
Racines
chevel u racinaire nombreuses
nombreuses
quelques racines
dense d'herbacées racmes fines et racines mortes de mortes de palmier
(Arislida,
quelques racines palmier à huile, à huile et peu de
Andropogon,
moyennes vivantes quelques racines racines fines
lCenchrus)
de Dichrostachys moyennes vi vantes
cïnerea - racines de Dichroslachys
1
mortes de palmier cïnerea, quelquès
à
huile
à
racmes
fin es
orientation
d'orientation
oblique, verticale latérale
et horizontale
Porosité
bonne - fine
bonne
porosité racinaire
porosité texturale
Activité
non perceptible
petite souris et iule
non perceptible
non perceptible
biologique
Transition
nette et régulière nette et ondulée abrupte, régulière
entre le 1er et le entre le 2ème et le entre le 3ème et le
2ème horizon
3ème
4ème horizon
Inclusions
néant
néant
néant
néant
Environnement
Versant (mi-glacis). Roche apparante: sable. Microtopographie: pente un peu forte. Microrelief plan.
Végétation arbustive relativement dense de Dichroslachys cïnerea, CommipllOra africana, Aphania
senegalensis, Lannea humilis. Végétation herbacée dense en saison pluvieuse et dominée par Borreria
staehydea, Tephrosia purpurea, Polycarpea erianlha
etc.
Synthèse
Profil dans l'ensemble sableux (sables fins), caractérisé par un horizon superficiel humifère, par la
présence d'un horizon humifère grisâtre à tendance compacte (présence des racines de palmier à
huile), sol reposant sur sable blanchâtre fin.
Proposition - Sol peu évolué, humifère hydromorphe à drainage assez bon.

88
Profil FP 4
Horizon
0- 20 cm
20-78cm
78 - 150 cm
Humidité
sec
un peu frais
frais
Matière organique
humifère
humifère
un peu humifère
larges taches blanches
(sable blanc)- taches
rouilles
d 'oxydo-
Taches
pas de taches
fines taches blanches réduction liées à la
(sable blanc)
présence de racines
mortes de palmier à
huile
Texture
sablo-limoneux
sablo-argileux
sablo-argileux
Structure
polyhédrique à tendance polyhédrique
grumeleuse
grossière
Consistance
fragile
friable
friable
C'h' .
.,'0 eSlOn
meuble
un peu compacte
un peu compacte
Racines
chevel u racinaire dense réseau
dense
de réseau
dense
de
plus quelques raCInes raCInes mortes
de raCInes
mortes
de
mortes de palmier à huile palmier à huile
palmier à huile
en décomposition
Porosité
bonne
moyenne (racinaire) moyenne (racinaire)
vésiculaire
vésiculaire
Racines
non perceptible
non pe:rceptible
non perceptible
-
'transition
nette et régulière entre le graduelle
en t re
1er et le 2ème horizon
deuxième
et
1 e
troisième horizon
Inclusions
1 néant
néant
néant
Environnement
Profil situé sur rupture de pente (bas glacis) - Microtopographie mamelonné - La roche apparante est
constituée de sables - Hydrographie: aux abords du lit mineur du ruisseau de Diack Sao tari (vallée
morte). Végétation herbacée dense et haute en hivernage, dominée par Pennisetum violaceum,
Pennisetum pedicellatum et Diheteropogon amplectalls. En période de bonne pluviométrie, cette zone
était probablement submergée d'eau. Végétation arbustive peu dense à Aphania senegalensis, Fagara
zanthoxyloides
et des Ficus .
Synthèse
Profil apparemment uniforme par sa couleur gris-sombre - Un enchevêtrement dense de racines
mortes de palmier à huile- Compacité des horizons sous-jacents- Matériaux lourds dans l'ensemble du
profil- Drainage faible.

89
Profil FP7
Horizons
0- 22 cm
22 - 60/73 cm
60/73 - 150 cm
Humidité
sec
sec
sec
Couleur
7,5 YR 5/2 (brun)
7,5 YR 6/2 (gri s 7,5 YR 8/2 (blanc
rosâtre)
rosâtre)
Matière organique
humifère
peu humifère
non perceptible
Taches
pas de taches
pas de taches
pas de taches
Texture
sableuse (sables fins)
sableuse (sables fins)
sableuse (sables fins)
Structure
particulaire à tendance particulaire
particulaire
polyhédrique
Consistance
fragile
fragile
fragile
Cohésion
meuble
un peu compacte
compacte
chevelu raCInaIre très nombreuses racines peu
nom breuses
dense
fines et moyennes- racines
fines
e t
Racines
quelques racines très moyennes
grosses de Crataeva
reli!?wsa

Porosité
bonne
bonne
texturale
Activités biologiques
non perceptibles
non perceptibles
non perceptibles
nette et régulière entre le nette,
graduelle
Transition
1er et le 2ème horizon
ondulée entre le 2ème
et le 3ème horizon
Inclusions
néant
néant
néant
-
Environnement
Profil situé sur une terrasse basse - Microtopographie 1?lane - Roche apparante: sables - Végétation
arbustive très dense de Crataeva religiosa, Maytenus senegalensis, Fagara zanthoxyloides, Cadaba
Jarinosa, Commiphora africana - Végétation herbacée peu représentée de Pennisetum violaceum et
Fimbristylis exilis.
Synthèse
Profil identique au FPl sauf que l'horizon humifère est ici plus épais et l'humidité peu importante.
Proposition - Sol peu évolué humifère.

90
Annexe 3 - Liste corri2ée des espèces recensées dans la
"réserve" botanique de Noflaye par ADAM• .J. G. (1957)
Espèces
Affinité
Abrus precatorius Linn. ( Fabae. )
sa gu
Abrus pulchellus Wall. ex Thw. (Fabae.)
gu sa
Abutilon angulatum (Guill.et Perr.) Mast. (Malvac.)
sa
Acacia albida Del. (Mimas.)
sa sa
Acacia alaxacanl/za OC. (Mimas.)
sa
Acacia macrostaclzya Reiehenb. ex Benth. (Mimas.)
sa gu
Acacia polyacantha Willd. subsp. campylacanlha (Hochst. ex Rich.) Brenan
sa
(Mimas.)
Acantlzospermum hispidum Oc. (Aster.)
sa
Aclzyranllzes argenlea Lam. (Amarant.)
sa sa
Achyrantlzes aJpera Linn. (Amarant.)
sa
Acroceras zizanioides (Kunth) Dandy (Poae.)
gu
Adansonia digilata Linn. (Bambae.)
sa
Adenia lobata (Jacq.) Engl. (Passiflar.)
gu
Adenopus breviflorus Benth. (Cueurb.)
gu
Aesclzynomene sensitiva Sw. ( ):~bae.)
sa gu
Alzelia africana Sm. (Caesal.)
sa gu
Agave sisalana. Linn. (Agavac.)
sa
Ageratum conyzoides Linn. (A&t'er.)
gu sa
Albizzia zygia (OC.) J. F. Maebr. (Mimas.)
gu sa
Alchornea cordifolia (Sehum. et Thann.) Müll. Arg. (Eupharb.)
gu
Allophyllus africanus P. Beauv. (Sapind.)
gu sa
Alternantlzera sessilis (Linn.) R. Br. ex Rath (Amarant.)
gu
Alysicarpus oval~folius (Sehum. et Thann.) J. Léan ( Fabae.)
sa
Amaranthus graecizans Linn. (Amarant)
sa
Ammannia baccifera Linn. (Lythrac.)
gu sa
Ammannia senegalensü Lam. (Lythrac.)
sa gu
Amorplzophallus jlavofirens N. E. Br. (Arne.)
sa
AmpeÙJcissus multistriata (Bak.) Planeh. (Ampelid.)
sa gu
Andropogon auriculatus Stapf (Poae.)
sa gu
Andropogon gayanus var. bisquamulatus (Hochst.) Haek. ( Poae.)
sa
Andropogon pinguipes Stapf (Paae.)
sa
Aniseia martinicensis Uaeq.) Chaisy (Convalvul.)
gu sa
Annona glauca Sehum. et Thann. (Annanae.)
sa
Annona senegalensis Pers. (Annanae.)
sa
Antiaris africana Engl. (Marac.)
gu sa
Aplzania senegalensis (Juss. ex Pair.) Radlk. (Sapind.)
sa
Aristida adscensionis Linn. (Paae.)
sa sa
Aristida sieberana Trin. (Poae.)
sa sa
Aristida stipoides Lam. (Poac.)
sa sa
Aspilia kotschyi (Seh. Bip.) ûliv. (Aster.)
sa gu
Asystasia gangetica (Linn.) T. Anders. (Acanth.)
sa gu
Bacopa crenata (P.Beauv.) Hepper (Serophul.)
gu sa
Balanites aegyptiaca (Linn.) Del. (Simar.)
sa sa
Beckeropsis uniseta (Nees) K. Sehum. (Poae.)
gu
Blainvillea gayana Cass. (Aster.)
sa
Blephflris linariifolia Pers. (Acanth.)
sa sa

91
Blepharis maderaspatensis (Linn.) Hyene ex Roth (Aeanth.)
sa gu
Blumea aurita (Linn. f.) De. (Aster.)
sa
Blumea guineensis De. (Aster.)
sa
Boerhaavia diffusa Linn. (Nyetag.)
sa
Boerhaavia graminicola Berhaut (Nyetag.)
sa
Boerhaavia repens Linn. (Nyetag.)
sa sa
Borassus aethiopum Mart. (Arec.)
sa
Borreria stachydea (De.) Hutch. et Dalz. (Rubiac.)
sa
Borreria radiata De. (Rubiac.)
sa
Borreria verticillata (Linn.) G.F. W. Mey. (Rubiae.)
sa
Boscia senegalellSis (Pers.) Lam. ex Pair. (Cappar.)
sa sa
Bothriochloa bladhii (Retz.) S.T.Blake (Poae.)
sa sa
Brachiaria deflexa (Sehumaeh.) e.E. Hubbard ex Robyns (Poae.)
sa
Brachiaria disticophylla (Trin.) Stapf (Poae.)
sa
Brachiaria lata (Sehumaeh.) e.E.Hubbard. (Poae.)
sa
Brachiaria mutica (Forsk.) Stapf (Poae.)
gu sa
Brachiaria xanûw!euca (Haek. ex Sehinz) Stapf (Poae.)
sa
Bridelia micrantha (Hochst.) Baill. (Euphorb.)
gu sa
Bulbostylis barbata (Roub.) e.B.Cl. (Cyper.)
sa
Calamus deerratus Mann et Wendl. (Arec.)
gu
Canavalia ensiformis (Linn.) De. (Fabae.)
sa gu
Capparis polymorpha Guill. et Perr. (Cappar.)
sa
Capparisromentosa Lam. (Cappar.)
sa
Cardiospermum halicacabum Linn. (Sapind.)
sa gu
Carica papaya Linn. (Carie.)
gu sa
Carissa edulis Vahl (Apocyn.)
sa gu
Cassia absus l.inn. (Caesalp.)
sa
Cassia mimosoides Linn. (Caesalp.)
sa
Cassia occidentalis Linn. (Caesalp.)
sa
Cassia tora Linn. (Caesalp.)
sa
Cassythafiliformis Linn. (Laur.)
sa
Casuarina equisetifolia Forst. (Casuar.)
gu sa
Ceiba pentandra (Linn.) Gaertn. (Bombae.)
sa gu
Celosa trigyna Linn. (Amaranth.)
sa gu
Celtis brownii Rendle (Ulmae.)
gu sa
Celtis integrifolia Lam. (Ulmac.)
sa
Cenchrus biflorus Roxb. (Poae.)
sa sa
Centaurea perrottetii De. (Aster.)
sa sa
Centella asiatica (Linn.) Urb. (Umbel.)
sa gu
Cephaelis peduncularis Salisb. (Rubiac.)
gu
Cephalostigma perrottetii A. De. (Campan.)
gu sa
Ceratopteris cornuta (Beauv.) Lepr. (Parker.)
gu
Ceratotheca sesamoides Endl. (Pedal.)
sa sa
Chloris pilosa Sehumaeh. (Poac.)
sa
Chrozophora brocchiana Vis. (Euphorb.)
sa sa
Chrozophora senegalensis (Lam.) A. Juss. ex Spreng. (Euphorb.)
sa sa
Chrysobalanus orbicularis Sehum. (Rosae.)
sogu
Cissampelos mucronata A.Rieh. (Menisp.)
sa
Cissus aralioides (Welw. ex Bak.) Planeh. (Vitae.)
sa
Cistallche Phelypaea (Linn.) Cout. (Orobane.)
sa sa
C/erodendrum capitatum (Willd.) Sehum. et Thann. (Verben.)
gu sa
Coccinia grandis (Linn.) J. O. Voigt. (Cueurb.)
sa gu
Combretum acu/eatum Vent. (Combret.)
sa sa

92
Combretum micranthum G.Dan. (Cambret.)
sa
Combretum paniculatum Vent. (Cambret.)
sa gu
Commelina aspera Benth. (Commel.)
sa gu
Commelina benghalensis Linn. (Cammel.)
sa
Commelina diffusa Burm. f. (CammeI.)
sa gu
Commelina erecta subsp.livingstonii (e. B. CI.) 1. K. Martan (CammeI.)
sa
Commelina jorskalaei Vahl (Commel.)
sa sa
Commiphora africana (A.Rieh.) EngI. (Burser.)
sa
Corc1wrus aestuans Linn. (filiae.)
sa
Corc1zorus olitorius Linn. (CammeI.)
gu sa
Corc1wrus tridens Linn. (CammeI.)
sa
Crataeva religiosa Forsk. (Cappar.)
sa
Crinum zeylanicum (Linn.) Linn. (AmmaryI.)
gu sa
Crotalaria atrorubens Hochst. ex Benth. (Fabae.)
sa sa
Crotalaria goreensis GuilI. et Perr. (Fabae.)
sa
Crotalaria lathyroides Guill. et Perr. (Fabae.)
sa
Crotalaria perrottetii De. (Fabae.)
sa sa
Crotalaria podocarpa DC. (Fabac.)
sa sa
Crotalaria retusa Linn. (Fabae.)
sa gu
Croton lobatus Linn. (Eupharb.)
sa
Cryptolepis sanguinolenta (LindI.) Sehltr. (Asclepiad.)
sa gu
Ctenium elegans Kunth (Poae.)
sa sa
Cucumis melo Linn. var. agrestis Naud. (Cueur.)
sa sa
Curculigo pilosa (Sehum. et Thann.) Engl. -(Hypoxyd.)
sa gu
Cyathula achyranthoides (RB. et K.) Moq. (Amarant.)
gu
Cyclosurus goggiloidus (Sehk.) Link. (Palypod.)
gu
Cynodon dactylon (Linn.) Pers. (Poae.)
sa
Cyperus amabilis Valhl (Cyper.)
sa
Cyperus articulatus Linn. (Cyper.)
sa
Cyperus difformis Linn. (Cyper.)
gu sa
Cyperus digitatus subsp.auricomus (Spreng.) Kük var. auricomus (Cyper.)
gu sa
Cyperus distans Linn. f. (Cyper.)
gu sa
Cyperus dives Del. (Cyper.)
gu sa
Cyperus esculentus Linn. (Cyper.)
sa
Cyperus haspan Linn. (Cyper.)
gu sa
Cyperus nudicaulis Pair. (Cyper.)
gu sa
Cyperus rotundus Linn. (Cyper.)
sa
Cyperus tenuiculmis Boeck. var. tenuieulmis (Cyper.)
gu sa
Dactyloctenium aegyptium (Linn.) P. Beauv. (Poae.)
sa
Daniellia oliveri (Ralfe) Huteh. et Dalz. (Caesalp.)
sa gu
Desmodium adscendens (Sw.) DC. (Fabae.)
sa gu
Desmodium gangeticlOn (Linn.) De. (Fabae.)
gu sa
Desmodium tortuosum (Sw.) DC. (Fabae.)
sa gu
Desmodium velutinum (Willd.) DC. (Fabae.)
gu sa
Detarium senegalense J.F. GmeI. (Caesalp.)
gu sa
Dialium guineense Willd. (Caesalp.)
gu sa
Dichrostachys cinerea (Linn.) Wight et Am. (Mimas.)
sa
Dicliptera villosior Berhaut (Acanth.)
gu sa
Digitaria gayana (Kunth) Stapf ex A. Chev (Poac.)
sa
digitaria horizontalis Willd. (Paae.)
sa
Digitaria longiflora (Retz.) Pers. (Poae.)
sa sa
Digitaria perrottetii (Kunth) Stapf (Poac.)
sa
Diheteropogon amplectens var. catangensis (Chiav.) W. D. Clayton (Paae.)
sa

93
Diodia scandens Sw. (Rubiac.)
gu so
Diospyros heudelotii Hiem (Eben.)
gu
Dipcadi longifolium (LindI.) Back. (Liliac.)
so sa
Dissotis senegambiensis (Ouill. et Perr.) Tri. (Melastom.)
gu so
Echinochloa colona (Linn.) Link (Poac.)
gu so
Echinochloa pyramidalis (Lam.) Hitchc. (Poac.)
gu so
Eclipta prostrata (Linn.) Linn. (Aster.)
gu so
Elœbergia senegalensis A.Juss. (Meliac.)
gu so
Elaeis guineensis Jacq. (Arec.)
gu
EleocJwris decorigltonis Berhaut (Cyper.)
so gu
Eleusine indica (Linn.) Oaertn. (Poac.)
so gu
EllSete gilletii (De Willd.) E. E. Cheesman (Musac.)
gu
Entada africana OuiI. et Perr. (Mimos.)
so
Eragrostis ciliaris (Linn.) R. Br. (Poac.)
so
Eragrostis squamata (Lam.) Steud. (Poac.)
so
Eragrostis tenella (Linn.) P. Beauv. ex Roem. et Schult. (Poac.)
so
Eragrostis tremula Hochst. ex Steud. (Poac.)
so
Erythrina senegalensis oc. (Fabac.)
so
Erythrococca africana (Baill.) Pmin. (Euphorb.)
gu so
Ethulia conyzoides Linn. f. (Aster.)
gu so
Eup/wrbia balsamifera Ait. (Euphorb.)
sa
Euphorbia convolvuloides Hochst. ex Benth. (Euphorb.)
so
Euplwrbia hirta Linn. (Euphorb.)
so
Evolvulus alsinoides (Linn.) Linn. (Convoi.)
so
Fagara xant/wxyloides Lam. (Rutac.)
so
Ficus capensis Thunb. (Morac.)
gu so
Ficus dekdekena (Miq.) A. Rich. (Morac.)
so
Ficus ovata Vahl (Morac.)
gu so
Ficus scott-elliotii Mildbr. et Burret (Morac.)
gu so
Ficus vogelii (Miq.) Miq. (Morac.)
gu so
Fimbristylis dic/wtoma (Linn.) Vahl (Cyper.)
so gu
Fimbristylis hispidula subsp. senegalensis (Cherm.) Napper (Cyper.)
so sa
Flacourtiaflavescens Willd. (Hacourt.)
so
Fleurya aestuans (Linn.) Gaud. ex Miq. (Urtic.)
gu so
Fuirena ciliaris (Linn.) Roxb. (Cyper.)
gu so
Fuirena umbellata Rottb. (Cyper.)
gu so
Gardenia terni/oUa Schum. et Thonn. (Rubiac.)
so
Gisekia pharnacioides Linn. (Mollug.)
so sa
Gloriosa simplex Linn. (Liliac.)
so
Gossypium barbadense Linn. (Malvac.)
so gu
Grangea maderaspatana (Linn.) Poir. (Aster.)
so
Grewia bicolor Juss. (Tiliac.)
sa sa
Gymnema sylvestre (Retz.) Schultes (Asclep.)
gu sa
Gynandropsis gynandra (Linn.) Briq. (Cappar.)
so sa
Heliotropium bacciferum Forsk. (Boragin.)
saslO
Heliotropium indicum Linn. (Boragin.)
gu so
Heliotropium ovalifolium Forsk. (Boragin.)
so
Hewittia sublobata (Linn. f.) o. Ktze (ConvoI.)
gu
Hibiscus asper Hook. (Malvac.)
so
Hibiscusfurcatus Roxb. (Malvac.)
gu so
Hibiscus physaloides Ouill. et perr. (Malvac.)
so
Hibiscus surattensis Linn. (Malvac.)
gu so
Holarrhenafloribunda (O.Don.) Dur. et Sehinz (Apocyn.)
so gu

94
Hoslundia opposita Valh (Labiat.)
gu so
Hyperthelia dissoluta (Nees ex Steud.) W.D. Clayton
so
Hyptis suaveolens Poit. (Labial.)
so
Imperata cylindrica (Linn.) P.Beauv. (Poae.)
so gu
Indigojera astragalina oc. (Fabae.)
so
Indigojera berhautiana Gillett. (Fabac.)
so sa
Indigojera diphylla Vent. (Fabae.)
so sa
Indigojera macrophylla Sehum. (Fabae.)
gu so
Indigojera pilosa Poir. (Fabae.)
so sa
Indigojera pu/dIra Willd. (Fabae.)
so
Indigojera sellegalensis Lam. (Fabae.)
sa sa
lpomoea asarifolia (Desr.) Roem. et Sehult. (ConvoI.)
so gu
Ipomoea batatas (Linn.) lam. (ConvoI.)
gu so
Ipomoea cairica (Linn.) Sweet (ConvoI,)
gu
lpomoea involucrata P.Beauv. (ConvoI.)
gu so
Ipomoea kotschyalla Hochst. ex Choisy (ConvoI.)
so
lpomoea muricata (Linn.) Jacq. (ConvoI.)
gu sa
Ipomoea ochracea (LindI.) G.Don. (ConvoI.)
gu so
Ipomoea vagans Bak. (ConvoI.)
so sa
Jacquemolllia tamnifolia (Linn.) Griseb. (ConvoI.)
so sa
Jussiaea erecta Linn. (Onagrae.)
gu so
>
Jussiaea repens var. diffusa (Forsk.) Brenan (Onagke.)
gu so
Justicia kotschyi (Hochst.) Dandy (Aeanth.)
so
Kedrostisjoetidissima (Jaeq.) Cogn. (Cueurbit.)
so
Khaya senegalensis (Desv.) A.Juss. (Meliae.)
so
Kigelia africana (Lam.) Benth. (Bigon.)
gu so
Kohautia grandiflora oc. (Rubiac.)
so
Kylltnga erecta Sehum. (Cyper.)
gu so
Landolphia dulcis (R.Br. ex Sabine) Pichon (Apocyn.)
gu so
Landolphia heudelotii A. De. (Apocyn.)
so
Lannea acida A. Rich. (Anacard.)
so
Lannea humilis (Oliv.) Engl. (Anaeard.)
so
Lannea nigritana (Se.-Elliot) Keay (Anacard.)
so
Lantana camara Linn. (Verben.)
so gu
Launaea taraxacifolia (Willd.) Amin (Aster.)
so gu
Leersia hexandra Sw. (Poac.)
gu so
Leonotis nepetaejolia var. africana (P.Beauv.) J.K Morton (Labial.)
so gu
Lepistemon owariense (P.Beauv.) Hallier. f. (ConvoI.)
gu
Leptadenia hastata (Pers.) Decne. (Asclep.)
so
Limeum diffusum (Gay) Sehinz (Mollug.)
so sa
Limeum viscosum (Gay) Fenzl (Mollug.)
so sa
Lindernia senegalensis (Benth.) Skan (Scrophul.)
gu so
Lipocarpha chinensis (Osb.) Kem (Cyper.)
gu so
Lippia chevalieri Mold. (Verben.)
so
Loeseneriella africana (Willd.) R. Wilczeck (Celastrae.)
so
Lonchocarpus sericeus (Poir.) H.B. et K. (Fabae.)
gu so
Macrosphyra longistyla (De.) Hiem. (Rubiae.)
so gu
Malacantha alnifolia (Bale.) Pierre (Sapot..)
so gu
Mangifera indica Linn. (Anacard.)
gu so
Mariscus alternijolius Vahl (Cyper.)
gu so
Mariscus ligularis (Linn.) Urban (Cyper.)
so gu
Marsilea diffusa Lepr. (Marsileae.)
gu so
Maytenus senegalensis (Lam.) Exeell (Celastrac.)
so

95
Melochia corchorifolia Linn. (StereuI.)
gu so
Merremia aegyptiaca (Linn.) Urban (ConvoI.)
so
Merremia pinnata (Hochst. ex Choisy) Hallier. (ConvoI.)
gu so
Merremia tridentata subsp.anguslijolia (Jacq.) Ooststr (ConvoI.)
so sa
Mezoneurum benthamianum Baiii. (Caesalp.)
gu so
Mimosa pigra Linn. (Mimos.)
so
Mitracarpus scaber Zucc. (Rubiae.)
so sa
Mollugo cerviana (Linn.) Seringe (Mollug.)
so sa
Mollugo lludicaulis Lam. (Moll ug.)
so sa
Momordica balsamilla Linn. (Cueurb.)
so sa
Monec/una ciliatum (Jaeq.) Milne-Redhead (Aeanth.)
so
Morinda geminata De. (Rubiae.)
gu so
Morus mesozygia Stapf (Morae.)
gu so
Nauclea latifolia Sm. (Rubiae.)
so
Nelsonia callescens (Lam.) Spreng. (Aeanth.)
gu so
Neptunia oleracea Lour. (Mimos.)
gu so
Nesaea radicans Ouill. et PelT. (Lythrac.)
gu so
Nothosaerva brachiata (Linn.) Wight (Amarant.)
gu so
Nymphaea lotus Linn. (Nymphaeae.)
gu so
Oldenlandia goreensis (De.) Summerh. (Rubiae.)
gu so
Opilia celtidifolia (Ouill. et Perr.) Endi. ex Walp. (Opiliae.)
so
Oplismenus burmandi (Retz.) P.Beauv. (Poae.)
gu
Ory~a saliva Linn. (Poae.)
gu so
Pandiaka heudelotii (Moq.) Hook. f. (Amaranth.)
sb
Panicum subalbidum 'Kunth (Poae.)
-~.
gu so
Parinari macrophylla Sabine (Rosae.)
so gu
Paspalum scrobiculatum Linn. (Poae.)
gu so
Passiflora joetida Linn. (Passiflor.)
gu so
Paullinia pinnata Linn. (Sapind.)
gu so
Pavetta oblongifolia (Hiem) Bremek. (Rubiae.)
gu
Pennisetum pedicellatum Trin. (Poae.)
so
Pennisetum polystachion (Linn.) Sehult. (Poae.)
so gu
Pentodon pentandrus (Sehum. etThonn.) Vatke (Rubiac.)
gu so
Pergularia daemia (Forsk.) Chiov. (Asclep.)
so
Perolis indica (Linn.) O. Ktze. (Poae.)
so sa
Phaulopsis jalcisepala C. B. Cl. (Acanth.)
gu
Phoenix reclinata Jaeq. (Arec.)
so gu
Phragmites australis (Cav.) Trin. ex Steud. (Poac.)
so
Phyllanthus pentandrus Sehum. et Thonn. (Euphorb.)
so sa
Phyllanthus reticulatus Poir. (Euphorb.)
so gu
Physalis angulata Linn. (Solanac.)
gu so
Piliostigma reticulatum (De.) Hochst. (Caesalp.)
so sa
Pislia stratiotes Linn. (Arne.)
gu so
Plumbago zeylanica Linn. (Plumbag.)
so
Polycarpaea linearifolia De. (CaryophyI.)
so sa
Pouchetia africana A.Rieh. ex DC (Rubiae.)
gu
Prosopis africana (Ouill. et Perr.) Taub. (Mimos.)
so
Pseudospondias microcarpa (A.Rieh.) Engi. (Anacard.)
gu so
Psidium guajava Linn. (Myrt)
gu so
Psophocarpus palustris Desv. (Fabae.)
gu
Pycreus mundtii Nees (Cyper.)
gu so
Pycreus polystachyos (Rottb.) P.Beauv. (Cyper.)
so
Pycreus polystachyos var. laxiflorus (Benth.) e.B.Cl. (Cyper.)
so

~~~~-
~---
-
-
96
Reissantia indica (Willd.) N. Hallé var. loeseneriana (Huteh. et Moss) N. Hallé
so
(Celastrac.)
Rhynchosia picoostachya (DC.) Meikle (Fabac.)
gu
Rhynclwspora corymbosa (Linn.) Britt. (Cyper.)
gu so
Ritchiea capparoides (Andr.) Britten (Capparid.)
gu
Rothia hirsuta (Guill.et Perr.) Bak. (Fabac.)
so
Rytigynia gracilipetiolata (De Willd.) Robyns (Rubiac.)
gu
Saba senegalensis (A.De.) Pichon (Apocyn.)
gu so
Sansevieria senegambica Bak. (Agavac.)
gu so
Scadoxlls rnultiflorlls (Martyn) Rafin. (Amaryl.)
so
Sehwenkia americana Linn. (Solan.)
gu so
Scleria achtenii De Willd. (Cyper.)
gu so
Scleriafoliosa Hochst. ex A. Rich. (Cyper.)
gu so
Seleria globonux e.B.Cl. (Cyper.)
gu so
Scleria racemosa Poir et subsp. depressa (C.B. Clarke) J. Raynal (Cyper.)
gu
Scoparia dulcis Linn. (Scrophul.)
so
Secamone aftelii (Schultes) K. Schum. (Asclep)
gu so
Securinega virosa (Roxb. ex Willd.) Baill. (Euphorb.)
gu so
Sesamum alatum Thonning (Pedaliac.)
so sa
Sesbania pachycarpa De. (Fabac.)
so
Sesbania sericea (Willd.) Link (Fabac.)
so
Sida rhombifolia Linn. (Malvac.)
so
Sida urens (Linn.) (Mr.t.lvac.)
gu so
Sphaeranthus senegalensis DC. (Aster.)
so
SpJzenocl.~azeylanica Gaertn. (Campanul.)
so gu
Spirodeia polyrrhiza (Linn.) Schleid. (Labiat)
so
Sporobolus robustus Kunth (Poac.)
so
Strophanthus sarmentosus DC. (Apocyn.)
so
Struchium sparganoplwra (Linn.) O. Ktze (AsteL)
gu so
Stylochiton hypogaeus Lepr. (Arac.)
so
Stylosanthes erecta P.Beauv. (Fabac.)
so
Tacca involucrata (Linn.) Schum. et Thonn. (Taccac.)
so gu
Tapinanthus bangwensis (Engl. et Krause) Danzer (Loranth.)
so
Tephrosia linearis (Willd.) Pers. (Fabac.)
gu so
Tephrosia lupinifolia DC. (Fabac.)
so sa
Tephrosia obcordata (Lam. ex Poir.) Bak. (Fabac.)
so sa
Tephrosia purpurea (Linn.) Pers. (Fabac.)
sa sm
Terminalia catappa Linn. (Combret)
gu so
Tetracera alnifolia Willd (Dilleniac.)
gu so
Trema orientalis (Linn.) ~lume (Ulmac.)
gu
Tribulus terrestris Linn. (Zygophyllac.)
sa so
Tridax procumbens Linn. (Aster.)
so
Triumfetta cordifolia A.Rich. (Tiliac.)
gu
Triumfetta pentandra A.Rich. (Tiliac.)
so sa
Triumfetta rhomboidea Jacq. (Tiliac.)
so
Typha australis Schum. et Thonn. (Typhac.)
so
Urena lobata Linn. (Malvac.)
gu so
Uvaria chamae P.Beauv. (Annonac.)
gu so
Vernonia bambilorensis Berhaut (AsteL)
so
Verooma cinerea (Linn.) Less. (Aster.)
gu so
Veroonia colorata (Willd.) Drake (Aster.)
so gu
Veroonia pauciflora (Willd.) Less. (Aster.)
so sa
Vetiveria nigritana (Benth.) Stapf (Poac.)
so

97
Vigna anguiculata (Linn.) Walp. var. dekintiana (Harms) Verde. (Fabae.)
so
Vigna graciUs (Guill.et Perr.) Hook. f. (Fabae.)
so gu
Voacanga ajricana Stapf (Apocyn.)
gu so
Walhenbergia riparia A. DC. (Campanul.)
gu so
Waltheria indica Linn. (Stereul.)
so sa
Wonnskioldia pi/osa (Willd.) Sehweinf. ex Vrb. (Tumerae.)
so sa
Ziziplzus mauritialla Lam. (Rhamnae.)
so
Ziziphus mucronata Willd. (Rhamnae.)
so gu
Zomia gloclùdiata Reiehb. (Fabae.)
so

98
Annexe 4 . Phénologie de quelques espèces ligneuses de la
"réserve" de Noflaye
Espèces
Feuillaison
Floraison
Fructification
Acacia adansonü
04105 - 25/10
20105 - 19/10
08110
26/01
Acacia albida
08110 - 01106
03/11
10105
04103
27/07
Acacia ataxacaJltha
26103 - 26/01
25/06 - 19/11
24109
26/01
Acacia campylacantha
11105 - 17/12
25/06
27/08
08110
26/01
Adansonia digitata
27/04 - 19/11
27/04 - 09107
27/08
26/01
AlcJwrnea cordifolia
04103 - 26/01
17/12 - 04103
05/04 - 02/07
Antimis ajricana
04103 - 27/12
26/03 - 18/04
..................
Aphania senegalensis
Toute l'année
09/01 _26_07
04103
15/07
Azadirachta indica
11104- - 26/01
11105 - 27/08
15/07 - 30/12
Balanites aegyptiaca
01/06 - 04/03
..................
..................
Boscia angustifolia
04103 - 26/01
................
.....................
Bosda senegalensis
04103 - 27/08
09/07 - 30/07
27/04 - 27/08
25/10 - 26/01
25/10 - 26/01
04/11
27/12
CadahaJarinosa
04103 - 26/01
04/03 - 15/07
04105 - 16/09
19/10 - 26/01
17/12 - 26/01
Capparis tomentosa
Toute l'année
03/04 - 07/06
18103 - 07/09
Carissa edulis
IfJ04 - 17/12
27/05 - 30/07
11/04 - 24/01
Chrysobalanus orbicularis
Totite l'année
17/02 _15/07
04103 _ 26101
Cocdnia grandif.
20/05 - 26/01
01106 _24109
09/07 - 04/11
Combretum acculeatum
047'J3 - 04111
04/03
02/07
11105
27/08-
Combretum paniculatum
04103 - 26/01
17/02 - 07/06
04103 _08/07
04/11
17/12
04111
27/12
Commiphora ajricana
27/04 - 19/01
04/03 - 07/06
11105
07/09
19/11 - 26/01
05/12 - 04103
Crataeva religiosa
27/04_ 26/01
27/04 - 15/07
07/06
04111
Daniellia oliveri
Toute l'année
................
................
Detarium senegalense
03/04 - 26101
03/04
..
- 25/06
01106 - 26/01
Dialium guineense
.~:
Toute l'année
18103
15/07
11/04
15/07
-
-
25/10
26/01
27/10
04103
Dichrostachys dnerea
2613 _26/01
18103 - 27/08
27/04 - 09/01
Ekebergia senegalensis
21105 - 26/01
07/06
02/07
02107
19/11
Erythrococca ajricana
lI/OS _ 05/12
09/07 - 15/09
12108 - 19/10
Fagara zanthoxyloides
04103 - 26/01
04/03 - 15/07
04103 - 26/01
Ficus capensis
Toute l'année
.................
11.04 - 26/01
Ficus congensis
03/04 - 27/12
................
11105 - 15/07
Ficus polUa
27/04 - 26/01
................
27/04
25/06
Ficus scott-elliotii
04103_ 26/01
................
04105 _ 07/09
Ficus sycomorus
04105
09/01
................
04105
15/07
Ficus thonningii
11/04_ 26/01
................
04105 - 26/01
Ficus vogelii
Toute l'année
..............................
11/04
30/07
Flacourtia jlavescens
04101 - 26/01
07/06 - 15/07
26103 - 09/01
Grewia bicolor
11105 _ 26/01
20/05 - 27/08
09/07 _19/11
Grewia flavescens
04106 - 26/01
24108
14/10
03/11
27112
Hoslundia opposita
09/07 _ 19/11
30/07 - 24109
12108 _ 19/10
Jatropha curcas
01/06 - 19/10
01/06
15/07
11/07
19/11
Khaya senegalensis
18103 - 26/01
09/07 - 27/08
...............................

99
Espèces
Feuillaison
Floraison
Fructification
Kigelia ajricana
04/03 - 26/01
27/04 - 15/06
21/05 - 27/08
24/09 - 26/01
04/11 - 19/02
Landolphia heudelotii
Toute l'année
04/03 - 04/11
26/03 - 17/12
Lanneaadda
27/04 - 15/07
11/04 - 07/06
27/04 - 09/07
Innnea nigritana
02/07 - 25/10
03/05 - 02/07
03/05 - 15/07
Lantana camma
11/06 - 26/01
05/04 - 19/11
30/07 - 19/11
Leptadenia hastata
Toute l'année
Toute l'année
Toute l'année
Loeseneriella africana
Toute l'année
04103 - 09/07
04/05 - 15/07
04111 - 26/01
04/11 - 30/01
Lonc/wcarpus sericeus
11/05 - 26/01
20/05 - 24/09
02/07 - 26/01
Macrosphyra longistyla
27/04 - 09/02
04105 - 15/07
19/10 - 04/03
Malacantha alniifolia
09/07 - 26/01
05/12 - 04/03
................
Maytenus senegalensis
04/03 - 06/01
26/03 - 09/07
04/03 - 09/07
Mesoneurum
04/03 - 26/01
07/06 - 02/07
09/07 - 15/07
benthamianum
24/09 - 04/11
25/10 - 17/12
Morus mesozygia
27/04 - 09/01
07/06 - 09/07
...................
Nauclea latifolia
18/03 - 26/01
27/04 - 24/09
20/05 - 19/11
Opilia celtidifolia
Toute l'année
04103
11/05
18/03 - 19/11
Parinari macrophylla
Toute l'année
Toutll'année
Toute l'année
~
Pavetta oblongijolia
1
16/01
20/05
03/05
26/01
-
..................
-
1
P/wenix reclinata
Toute l'année
18/03 - 02/07
03/04 _ 30/07
Phyllanthus reticulatus
Toute l'année
07/03- 17/12
27/04 _04/11
Piliostigma reticulatum
04/03 - 26/01
09/07 - 17/12
07/09 - 26/01
Prosopis africana
27/04 - 26/01
20/03 - 08/10
07/09 - 04/03
Saba senegalensis
Toute l'année
18/03 - 27/12
11/04 - 04/11
Secamone ajzelii
25/06 - 26/01
08/10 - 04/11
................
Securinega virosa
09/05 - 27/01
18/06 - 20/09
13/07 - 25/10
Strophantus sannentosus
11/05 - 04/03
18/03 - 04/11
04/03 - 11/05
Tamarindus indica
20/05 - 04/03
15/07 - 04/11
................
Ziziphus mucronata
17/04 - 26/01
25/06 - 19/11
08/10 - 04/03

100
Annexe 5 - Décret de création de la réserve spéciale botanique de Noflaye
LE PRESIDENT DU CONSEIL DES MINISTRES
Sur le rapport du ministre de la France d'Outre-Mer,
Vu la loi du 10 décembre 1937 portant approbation de la convention internationale pour la
protection de la faune et de la flore en Afrique, adoptée par la conférence internationale de Londres le
8 novembre 1933;
Vu le décret n° 54-89 du 22 janvier 1954 portant réorganisation du Service des Eaux et
Forêts dans les territoires relevant du ministère de la France d'Outre-Mer, modifié par le décret du 2
septembre 1954;
Vu le décret n° 54-471 du 27 avril 1954 relatif à la protection de la nature dans les territoires
africains relevant du Ministère de la France d'Outre-Mer;
Vu la délibération n° 562 G. C.-56 du 19 juin 1956 du Grand Conseil de l'Afrique
occidentale française;
Vu le décret du 24 février 1957 relatif à l'exercice des attributions du Président du Conseil
des Ministres pendant l'absenœ de M. Guy Mollet,
DECREfE:
Article premier. _ Est constitué en réserve spéciale botanique dite de Noflaye, suivant
définition de la convention internationale de Londres du 8 novembre 1933, le terrain d'une superficie
d(~ 15 hectares 90 ares faisant partie du titre foncier n° 649 (de Rufisque, propriété du Gouvernement
général de l'Afrique occidentale française), situé dans la commune de Rufisque Cerritoire du
Sénégal), et dont les limites ~0i1t définies comme suit:
Soient les points ;
A. _ Situé au point kilométrique 10,579 de l'e.mute de Rufisque à Bambilor par Sangalkam
(extrémité Est du ponceau en avant de Noflaye en venant de Sangalkam).
Al. _ Situé à 7 mètres de A (ou 10 mètres de la route) sur une droite partant de A et faisant
avec le Nord géographique un angle de 54,6 grades vers l'Ouest.
B. _ Situé à 16 mètres de A sur la même droite A Al que précédemment.
C. _ Situé à 22 mètres de B sur une droite partant de B et faisant avec le Nord géographique
un angle de 83,6 grades vers l'Ouest.
D. _ Situé à 24,90 mètres .de C sur une droite partant de C et faisant avec le Nord
géographique un angle de F;7,6 grades vers l'Ouest.
E. _ Situé à 50 mètres de D sur une droite partant de D et faisant avec le Nord géographique
un angle de 37,6 grades vers l'Ouest.
F. _ Situé à 43,50 mètres de E sur une droite partant de E et faisant avec le Nord
géographique un angle de 101,60 grades vers l'Ouest.
G. _ Situé à 60 mètres de F sur une droite partant de F et faisant avec le Nord géographique
un angle de 32,10 grades vers l'Ouest.
(NOTA. _ Les points A, B, C, D,E, F, G matérialisent la limite du titre foncier contigu
n0 597.)
H. _ Situé à 429,50 mètres de G sur une droite partant de G et faisant avec le Nord
géographique un angle de 48,10 grades vers l'Ouest.
1. _ Situé à 184 mètres de H sur une droite partant de H et faisant avec le Nord géographique
un angle de 25,9 grades vers l'Ouest.
J. _ Situé à 34,50 mètres de 1 sur une droite partant de 1 et faisant avec le Nord géographique
un angle de 105,9 grades vers l'Ouest.
K. _ Situé à 97 mètres de J sur une droite partant de J et faisant avec le Nord géographique un
angle de 169,2 grades vers l'Ouest.
L. _ Situé à 80,50 mètres de K sur une droite partant de K et faisant avec le Nord'
géographique un angle de 194,6 grades vers l'Est.

101
M. _ Situé à 297,50 mètres de L sur une droite partant de L et faisant avec le Nord
géographique un angle de 185,3 grades vers l'Est.
N. _ Situé à 159 mètres de M sur une droite partant de M et faisant avec le Nord géographique
un angle de 156,9 grades vers l'Est.
O. _ Situé à 228 mètres de N sur une droite partant de N et faisant avec le Nord géographique
un angle de 126,6 grades vers l'Est.
P. _ Situé à 98,60 mètres de 0 sur une droite partant de 0 et faisant avec le Nord
géographique un angle de 97,6 grades vers l'Est.
Q. _ Situé à 51,60 mètres de 0 sur une droite partant de P et faisant avec le Nord
géographique un angle de 76,1 grades vers l'Est.
AL _ Situé à 49,60 mètres de R sur une droite partant de R et faisant avec le Nord
géographique un angle de 42,8 grades vers l'Est.
Les limites de la réserve sont matérialisées:
Du côté Est: par la ligne brisée Al, B, C, D, E, F, G, H, 1.
Du côté Nord: par la ligne brisée l, J, K.
Du côté Ouest: par la ligne brisée K, L, M, N.
Du côté Sud: pal' {a ligne brisée N, 0, P, Q, R, AL
Art. 2. _ La pénétration dans la réserve est interdite, sauf à des fins scientifiques.
A cet effet, des autorisations de pénétrer pourront être accordées aux organismes ou missions
scientifiques sur avis du conservateur des réserves naturelles et des parcs nationaux de l'Afrique
occidentale française et du directeur de l'Institut Français d'Afrique noire représentant en Afrique
occidentale française le Muséum national d'histoire naturelle. Ces autorisations, délivrées par le
Gouverneur général de l'Afrique occidentale française, fixeront les modalités de pénétration et
éventuellement de récolte des échantillons botaniques.
Art. 3. _ Le Ministre de la France d'outre-Mer est chargé de l'exécution du présent décret, qui
sera inséré au Journal officiel de la République française, au Bulletin officiel de la France d'Outre-
Mer et au Journal officiel de l'Afrique occidentale frn.nçai8e.
Fait à Paris, le 1er mars 1957.
François MITTERAND.
Par le Ministre d'E~t, Garde des Sceaux, chargé de la Justice, pour le Présidtnt du
Conseil des Ministres et par délégation:
Le Ministre de la France d'Outre-Mer
Gaston DEFFERRE
Tiré du JOURNAL OFFIOEL DE L'AfRIQUE OCCIDENfALE FRANCAISE du 20 avril 1957 pp. 747-748

102
Annexe 6 - Arrêté promul2ant le décret du l~ars 1957
3406 S.ET. - Arrêté promulgant en Afrique occidentale française le décret du 1 er mars 1957
portant création d'une réserve spéciale botanique à Noflaye (territoire du Sénégal).
Le HAUT COMMISSAIRE DE LA REPUBLIQUE EN AFRIQUE OCCIDENTALE
FRANCAISE, OFFICIER DE LA LEGION D'HONNEUR,
Vu le décret du 18 octobre 1904, réorganisant le Gouvernement général de l'Afrique
occidentale française, modifié par les décrets des 4 décembre 1920 et 30 mars 1925;
Vu le décret du 2 janvier 1920 fixant le mode de promulgation, de publication des textes
réglementaires en Afrique occidentale française.
ARREfE:
Article premier. _ Est promulgué en Afrique occidentale française le décret du 1 er mars 1957
portant création d'une réserve spéciale botanique à Noflaye (territoire du Sénégal).
Art. 2. _ Le présent arrêté sera enregistré et publié au Journal officiel de l'Afrique occidentale
française.
Dakar, le 5 avril 1957.
Pour le Haut Commissaire et par délégation:
Le Gouvemeuï Secrétaire général.
TORRE.
Tiré du JOURNAL OFflOEL DE L'AFRIQUE OCCIDENTALE FRANCAISE du 20 avril 1957 page 747

103
Annexe 7
- Les grandes lignes d'un projet de création d'un complexe
botanique national à Noflaye (Sénégal).
Justification du projet
Le Sénégal, à l'instar de la communauté internationale, admet la nécessité de conserver des
exemples de son patrimoine naturel, conscient que son développement durable passe par une gestion
rationnelle des ressources vivantes, en particulier des ressources forestières. Force est cependant de
constater que beaucoup d'espèces végétales disparaissent ou sont en voie de disparition au Sénégal
sous l'effet de la sécheresse persistante et ses conséquences sur la flore et la végétation. Dans la
Région de Dakar en particulier, la disparition de biotopes appropriés pour l'information du public et
l'éducation des élèves et étudiants sur la flore et la végétation du pays prend une allure inquiétante. La
"réserve" spéciale botanique dite de Noflaye, seul espace dont la création avait pour but la
conservation de la flore et de la végétation de cette Région, n'a pas atteint ses objectifs. Sa diversité
spécifique s'est réduite de 57 % depuis sa création. On constate ainsi que si le classement constitue
une mesure importante dans la problématique de la conservation des ressources naturelles forestières,
cette mesure n'est ni suffisante ni une fin. Le cas de la "réserve" de Noflaye est certes très limité pour
permettre une généralisation à l'ensemble des forêts naturelles du Sénégal. Cependant, cet exemple
très significatif suggère que si ces forêts classées sont censées réaliser la conservation de l'essentiel
des richesses végétales, elles connaissent, probablement toutes, une dégradation à des degrés divers.
Dans ce contexte, l'inexistence au Sénégal d'un jardin botanique approprié constitue un défit
impérieux.
Les objectifs de la création du complexe botanique national
La nouvelle orientation qui est ici proposée pour la "réserve" botanique de Noflayevise une
"
meiUeure connaissance, une conservation durable et une implication plus grande des ressources
végétales dans le système éducatif, dans la recherche et le développement économique et social du
pays. Le statut de complexe botanique national qui jouera le rôle de jardin botanique, de banque de
semences .et d'herhier semble mieux répondre à cette préoccupation.
Le jardin botanique national. Sa création aiderait à combler un vide dans la conservation
efficace du patrimoine génétique. Déjà, ADAM, J. G. (1968) notait qu' "Il faut reconnaître que
presque rien n'a été fait au Sénégal pour tenter de protéger des types de végétation pour un but
scientifique". Cet espace aura pour ambition d'accueillir toutes les espèces végétales du Sénégal.
Dans un premier temps, l'enrichissement pourra se f"ire à partir des essences qui poussent dans la
Région de Dakar pour s'étendre ensuite à toutes les espèces végétales du pays, surtout celles en voie
de disparition. Cet objectif n'exclut nullement toute espèce végétale d'un intérêt particulier poussant
en dehors de nos frontières. Bien au contraire, son ambition à long terme sera de renfermer l'essentiel
des plantes d'Afrique et d'ailleurs. Cela suppose la création d'un certain nombre de biotopes non
représentés à Noflaye, notamment certaines conditions hydriques et édaphiques. L'installation en son
sein d'une pépinière destinée aux essences locales pourrait assister la régénération des forêts
naturelles.
La banque de semences. Elle a pour objectif principal de contribuer à la conservation du
patrimoine génétique en réalisant les conditions de conservation des semences des différentes espèces
végétales.
L'herbier national. Son objectif principal est la réalisation d'un répertoire de la flore complète
du Sénégal. Sa création contribuerait de façon décisive à la finition de la flore illustrée du Sénégal
restée à nos jours inachevée. Il permettrait également une révision de toute la flore du pays. Il est en
effet illusoire de prétendre gérer de façon rationnelle des ressources que l'on ignore. Le nombre
d'échantillons de chaque espèce sera le plus grand possible pour permettre des dons et des échanges
avec tous les herbiers du monde, et d'Afrique en particulier dont il se propose d'être le plus grand, le
plus complet et le plus moderne.

104
L'intérêt d'un tel ouvrage qu'on pourrait appeler "Complexe Botanique J. BERHAUT" est
immense. L'enrichissement de ses différents éléments (jardin, banque de semences et herbier)
suppose qu'un pas décisif soit esquissé vers une profonde connaissance des ressources végétales du
pays. Pour ce faire, l'inventaire de la flore et de la végétation ainsi que des différents problèmes qui
se posent aux formations naturelles, notamment celles relevant du domaine classé, seront inscrits
parmi les principaux axes de recherche et d'action du complexe. C'est pour cette raison que le
domaine protégé figurera parmi les tâches urgentes de l'équipe qui l'animera.
La responsabilité administrative. financière et scientifique
du
Complexe
Botanique J. BERHAUT
La gestion de ce complexe botanique sera confiée à un Réseau Universitaire de Recherches,
d'Enseignement et d'Education (R.u.R.E.E.). La réalisation de si vastes ambitions exige en effet la
mobilisation d'une importante ressource humaine et une somme d'expériences appréciables dans une
dynamique unique pluridisciplinaire. De ce point de vue, l'Institut des Sciences de l'Environnement
semble tout indiqué pour dirigée un tel réseau. Cette institution a su créer les conditions d'une
collaboration avec plusieurs départements de l'Université Cheikh Anta DIOP de Dakar, des services,
institutions nationales de recherches et de développement, ainsi qu'avec des universités étrangères
dans une approche globale àes problèmes du développement. Il ne reste plus qu'à approfondir et
structurer une telle collaboration pour définir le cadre institutionnel du réseau qui sera dirigé par un
conservateur du complexe botanique J. BERHAUT. Une telle initiative permettra d'impliquer
davantage l'Université au développement et de coordonner les différentes activités de recherche dans
le domaine. Il offrira à l'I.S.E un cadre d'exercice pratique pour l'éducation relative à
l'environnement. C'est pourquoi ce complexe botanique sera aménagé de sorte à acueillir les élèves
du primaire, ceux des lycé~s et collèges, les étudiants et chercheurs ainsi que les touristes. Par
ailleurs, certains droits d'usage des populations riveraines tels la recherche de ressourcesoalimentaires
et de produits médicinaux seront reconnus. C~s activités seront cependant sous la strictc"surveillance
des autorités du jardin botanique qui en fixeront les modalités d'exploitation. Le plus grand intérêt
pour les populations locales sera de profiter des infrastructures telles une plus large adduction d'eau et
une alimentation du village en énergie électrique. Ce dernieLverra également le personnel non qualifié
recruté en son sein.
Par le truchement de ce réseau, c'est la responsabilité administrative de l'Etat Sénégalais qui se
verrait engagée dans la gestion de cet espace. Et comme l'indique MONOD, Th. (1968), il serait
également essentiel qu'une telle réalisation jouisse de la reconnaissance officielle au plus haut niveau
de l'activité internationale, dans le domaine de la conservation des ressources naturelles. Ceci
obligerait l'Etat à garantir son caractère permanent et intangible en tant que patrimoine commun de
l'humanité. L'inscription du complexe botanique
dans un fichier central et sur une liste
périodiquement publiée devant relever d'un organisme international, elle pourrait être assumée par
l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature et de ses ressources (U.I.C.N.). Le choix
de cette organisation s'explique par sa grande expérience en matière de stratégie de conservation
(BRAMWELL, D.; HAMANN, O.; HEYWOOD, V. et SYNGE, H. 1987), sa volonté exprimée
d'intervenir au Sénégal à travers une stratégie globale de conservation de la biodiversité et enfin, en
raison des bonnes relations qui existent entre cet organisme et l'Institut des Sciences de
l'Environnement.
Le complexe fonctionnera sur un fond autonome alimenté par les dotations de l'Etat, les
subventions et dons de la coopération internationale, des organismes et institutions de recherche et de
développement, ainsi que par l'activité individuelle et collective des chercheurs du complexe dont les
programmes s'exécuteront sur la base de projets qui seront soumis à des bailleurs de fonds. Ce
complexe devra également pouvoir fonctionner comme un bureau d'étude et générer ainsi une bonne
partie de ses ressources financières. L'organisation de diverses activités lucratives et la gestion
rationnelle des infrastructures seront par ailleurs une source ênvisageable de revenus.

105
La nécessité d'espace et d'infrastructures
Il est important que le complexe botanique puisse disposer d'un espace suffisamment étendu
non seulement pour acueillir les espèces végétales, mais encore pour abriter un certain nombre
d'infrastructures indispensables à son fonctionnement. Il serait alors intéressant que la totalité, ou à
défaut une bonne partie, des 475 ha dont dispose la ferme expérimentale de Sangalkam puisse être
affectée au réseau. Cette affectation peut être faite par simple transfert du titre foncier n0849 que porte
le terrain de la ferme expérimentale et dont fait partie l'actuelle "réserve" botanique de Noflaye. La
majeure partie de cet espace est soumise au même processus de spoliation que la "réserve" botanique.
Sans que la liste ne soit exhaustive, un certain nombre d'infrastructures seront indispensables
au fonctionnement du complexe botanique. Une des priorités sera de pourvoir cet espace d'eau et
d'électricité. L'alimentation en énergie électrique ne devrait poser aucun problème majeur dans la
mesure où Sangalkam, situé à environ un kilomètre de Noflaye, est desservi par la SENELEC.
L'alimentation en eau pourrait être réalisée dans un premier temps par la SONEES qui approvisionne
le village de Noflaye et dont une canalisation de 7 cm de diamètre côtier l'actuelle "réserve" dans sa
partie sud-ouest. Des mesures ultérieures pourraient être prises pour doter le complexe d'un système
autonome d'approvisionnement en eau, notamment à partir de forages. Malgré les réels problèmes
que pose l'exploitation de la nappe des sables quaternaires, un ouvrage d'une telle envergure mérite
que des dispositions particulières puissent être envisagées dans ce sens. Notons que la réalisation du
Canal de Cayor constitue aussi une source d'espoir dans la réponse à apporter à cette question.
Il sera envisagé la construction d'un grand bâtiment qui abritera entre autres une salle de
conférence, un laboratoire équipé, un niveau souterrain, si possible, pour l'herbier et la banque de
semenses, ainsi que des bureaux. Au titre des constructions, il sera également prévu le logement du
conservateur, des appartements et studios de passage. en nombre suffisant pour l'hébergement
d'équipes entières de chercheurs.
Le volet transpolt n'est pas à négliger pour une pareille institution constamment appelée il des
travaux de terrain dans toutes les régions du territoire national. Aussi devra t-elle disposer d'un rarc
automobile tout tenain bien fourni, en plus de véhicules de liaison. Il serait également bon d'équiper
le complexe botanique de cars pour le transport des équipes de chercheurs, des élèves et des
étadiants. En effet, la majeure partie des structures d'enseignement n~ disposant pas de cars, il serait
très dommage qu'un tel bijou ne puisse profiter au système d'éducation et d'enseignement du pays
par défaut de moyen de transport.

106
Annexe 8 - Liste des titres des figures
Pages
Figure 1- Localisation de la zone d'étude
'"
5
Figure 2- Stratigraphie de la presqu'île du Cap-Vert.
6
Figure 3- Géomorphologie et pédologie de la presqu'île du Cap-Vert
, '" ..9
Figure 4- Géomorphologie et microtopographie de la "réserve" de Noflaye
11
Figure 5- Hydrologie de la presqu'île du Cap-Vert
13
Figure 6- Epaisseur des sables aquifères de la presqu'île du Cap-Vert
,
14
Figure 7- Carte piézométrique de la nappe des sables quaternaires
16
Figure 8- Carte des courbes d'égales teneurs en chlore
18
Figure 9- Evolution de la pluviométrie à Bambilor de 1982 à 1991..
20
Figure 10- Courbes des températures et des humidités relatives moyennes
mensuelles à Dakar-Yoff pour la période 1980-1989
,
20
Figure 11- Evolution du cheptel dans la communauté rurale de Sangalkam
de 1976 à 1987
22
Figure 12- Comparaison du nombre d'espèces par affinité
phytogéagraphique
'"
48
Figure 13- Pourcentage des espèces menacées selon leur affinité
phytogéographique
'"
52
Figure 14- Importance des espèces nouvelles suivant leur affinité
phytogéographique
'"
'"
60
Figure 15- Courbes des écarts par rapport à la nonnale 1931-1960 à
Dakar-Yoff, Rufisque et Thiès pour la période 1947-1989
'"
65
Figure 16- Courbes des écarts par rapport à la nonnale.1931-1960 de
Dakar-Yoff à Bambilor de 1979 à 1991
;~
'
65

107
Annexe 9 - Liste des titres des tableaux
Pages
Tableau 1- Tableau synoptique de l'évolution du quaternaire récent dans la
zone des niayes d'après PUTALLAZ, J. (1962)
8
Tableau 2- Résultats de l'analyse des sols de la "réserve" de Noflaye
12
Tableau 3- Pluviométrie à Bambilor de 1982 à 1991
19
Tableau 4- Evolution du cheptel dans la communauté rurale de Sangalkam
de 1976 à 1987
22
Tableau 5- Liste des familles avec le nombre de genres et d'espèces
qu'elles renferment.
29
Tableau 6- Proportion des arbres, arbustes et herbacées dans la "réserve"
.31
Tableau 7- Analyse de la végétation ligneuse de la "réserve" de Noflaye
.33
Tableau 8- Analyse qualitative de la végétation herbacée de la "réserve" de Noflaye
.35
Tableau 9- Analyse quantitative de la végétation herbacée de la "réserve de Noflaye
.37
Tableau 10- Comparaison du nombre de familles, genres et espèces
présentes dans la "réserve" en 1957 et en 1991.
.47
Tableau 11- Caractéristiques des espèces disparues
48
Tableau 12- Résultat de l'analyse quantitative des espèces ligneuses
.49
Tableau 13- Liste des espèces menacées dans la "réserve" de Noflaye
51
Tableau 14- Liste des espèces très communes dans la "réserve"
'
53
Tableau 15- Estimation du nombre de graines des espèces ligneuses
57
Tableau 16- Ecarts par rapport à la normale 1931-1960 à Dakar-Yoff,
Rufisque, Thiès (1947 à 1989)et à Bambilor de 1979 à 1991
63
Tableau 17- Plantes exploitées dans la "réserve" de NoDaye pour leurs
propriétés
médicinales
:
70
Tableau 18- Espèces ligneuses appêtées par les chèvres et les boeufs dans
la "réserve" de Noflaye
,
71